par PINGOUIN NOSTALGIQUE le Dim 12 Oct 2008 - 21:37
J'ai deux anecdotes plutôt sympathiques sur les Gendarmes Maritimes de la base de Nîmes Garons, dans les années 1968/71.
La première, un QM de la 56S qui avait décidé de se faire réformer, ce qui n'était pas facile à cette époque, a simulé un évanouissement à l'appel un lundi matin.
Infirmerie, il affirme avoir avalé des cachets le week-end.
Or le week-end en question, il était avec nous et sa copine dans l'appartement que nous occupions à l'extérieur avec mon grand copain alsacien, et nos copines respectives, en tout bien tout honneur selon l'expression consacrée.
Il a donc fait part de ça à ceux qui l'interrogeaient, bien sûr dans la foulée nous avons été convoqués pour raconter le week-end, les gendarmes soupçonnant une discorde avec la copine qui aurait mal tourné, ce qui n'était pas le cas, mais nous ne pouvions pas dire les vrais motifs de la mise en scène, qui lui auraient causé bien des problèmes.
Les gendarmes nous ont fait part de leur désir de rencontrer la jeune fille, ce qui craignait un peu car elle était logée dans un foyer plutôt "sévère".
Nous avons donc "timidement" (on était QM...) s'ils pouvaient plutôt l'attendre à la sortie de son travail, et en civil pour ne pas la compromettre, et merci Messieurs les Gendarmes Maritimes, c'est ce qu'ils ont fait.
Comme quoi, même dans ces années réputées plutôt "sévères", il y avait déjà des gens humains et compréhensifs.
La seconde anecdote concerne deux copains, un QM et un SM, qui étaient tous deux fanas de voitures, l'un avec sa R8 transformée Gordini, et l'autre avec sa NSU 1000TT.
En montant de Nîmes à la base, ils avaient convenu d'un code de signes qui consistait à permettre au "suiveur" de dépasser, même sans visibilité, si la voie était désignée "libre" par le premier. Seulement un jour, ils ont fait cette manœuvre avec le car Marine, dans lequel il y avait un Gendarme Maritime, qui a bien sûr pris le n° du "contrevenant", et voyant qu'il était inscrit sur la base, s'est empressé de le convoquer.
C'est donc le Qm qui s'y est collé, accompagné du SM pour assurer le coup, a expliqué leur stratégie, que bien sûr le Gendarme a réfutée.
Devant l'insistance pour se défendre du QM, il a fini par ajouter :
- "Je sais ce que je dis, je suis assermenté".
Ce à quoi le QM a répondu du tac au tac.
- "Assermenté, assermenté, mais n'importe quel c.n peut être assermenté"...
Résultat "mitigé", 1 mois d'interdiction d'accès avec son véhicule sur la base.
Comme quoi, ce cri du coeur n'a pas été trop sanctionné par notre bon Gendarme...