par Peio LACAZE dit BICHINCHO le Mar 31 Mar 2009 - 22:52
L'Adroit (le P 644) ?
Je dirais plutôt le maladroit en ce qui me concerne !!!
Imaginez, en 1968 je réussis à grand peine à permuter en provenance du "BEAUTEMPS-BEAUPRE" basé à Brest et dont ses missions entre Belle-Ile et Groix n'étaient pas des plus passionnantes pour un jeune de 19 ans qui aspire de voir autre chose que la...Penfeld dès qu'il y avait force...4, comme le panaché !
Bref une fois à Toulon, (enfin au soleil !) je rate un appareillage pour la Grêce en raisons des évènements de Mai...
La hiérarchie m'a trouvé du boulot en me faisant faire le docker à bord des B.D.C. qui assuraient le ravitaillement de la Corse (salut mes amis corses et excusez-moi pour les kilos de coppa du continent qui ne sont jamais parvenus jusqu'à votre île de beauté !!!), qui était paralysée par la grève des ferries et cargo.
Au bout de quelques mois, la rumeur devient réalité, "l'Adroit" est affecté...à Brest ! Retour à la case départ !
Dans l'attente de ma désignation au cours de sous-marinier pour lequel je m'étais porté volontaire et reconnu apte, l'Officier en Second (un EV) de l'époque qui ne me portait pas particulièrement sur son cœur, m 'annonce avec un certain sourire jubilatoire: "Votre affectation est arrivée, mais vous savez, il est un peu gros votre sous-marin !" Et il serrait contre lui en le cachant le télex pour faire durer sa jubilation... Enfin, au bout d'un moment, comme un gosse qui a assez joué, il m'annonce: "C'est le Clémenceau !".
Mon rêve de sous-marinier s'arrêtait là en même temps que commençait le début de la fin de mon passage dans la royale...
Que dire sinon de ce type de "bateau" ? Pas grand-chose, si ce n'est que je ne regrette surtout pas les chiottes équipage, idéalement situés tout à l'avant, près des écubiers et descentes puits à chaîne, et dont il fallait pomper sa m.... quand les clapets en cuir étaient en bon état !