(Photo et extraits du journal du Bataillon et provenant des archives de mes Parents)

La section des pionniers : Une belle équipe ardente , rayonnante...
- Spoiler:
- "1300 heures . Violente explosion à quelques mètres . Poussière et fumée envahissent mon P.C. D'autres explosions , à gauche , à droite , partout. Du 155 , du 81 et du sans recul. Cette fois , c'est pour nous. Les hommes ont bondi dans leurs abris, ajustent leurs casques , leurs vestes blindées , et se terrent. Le bombardement est d'une violence inouie : dans mon bunker , il faut hurler pour se faire entendre. Pas question de lever la tête . Bientôt , la crête disparait dans un brouillard de poussière de fumées et de flammes.Les hommes paraissent nerveux , écrasés. Vers 5 heures de l'après-midi , je décide d'aller faire un tour chez GUERASSIMOFF qui ne répond plus. Le chef de groupe de gauche , TETIARAHI , m'y a précédé. Le bunker de l'observateur se fait maintenant sérieusement allumer , il faut ramper pour l'atteindre.A peine arrivé , un 75 sans recul nous touche de plein fouet . TETIARAHI est blessé au bras gauche et choqué.Il fera par la suite , preuve d'un très beau courage en regagnant son poste après un pansement sommaire , en se battant , isolé de son groupe , pendant toute la nuit.Nous évacuons les lieux en rampant par un vieux boyau Chinois , accompagnés d'explosions.L'artillerie semble de nouveau se reporter sur 281, mais nous restons soumis à un feu dense de canons sans recul , de chars et de mortiers très précis.Pendant que TETIERAHI peut se faire panser , je réorganise son groupe , fait mettre en place les armes automatiques et je souffle un peu, épuisé par tous ces mouvements , la tension nerveuse et plusieurs nuits sans sommeil.Jusqu'ici , aucune perte par bombardement. Je pense à la mission qui est nette , incisive; tenir , sans esprit de recul. Si je lâche , 281 sera pris et la contre-attaque qui suivra pour reprendre ce piton nous coutera de un à deux bataillons.Le processus est connu , garanti.
Avec mes cinquante pionniers , je me sens un peu responsable de ces centaines de vies humaines qui , à cette heure encore , goutent aux joies simples de la vie...."
(Lieutenant PERRON chef des pionniers)
A SUIVRE....
Bill










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