Le Frimaire (Q 62)
© éditions atlas Avec le Brumaire, le Nivôse, le Newton, le Faraday et d’ autres bâtiments du même type, le Frimaire (Q 62) faisait partie d’ une série de sous-marins conçus selon des plans établis par le célèbre ingénieur Laubeuf.
L’ AVÈNEMENT DU SOUS-MARIN.Pendant la décennie qui précéda la Première Guerre mondiale, la plupart des grandes puissances maritimes s’ intéressèrent au développement des sous-marins.
Et de fait, à la veille de ce conflit, près de 400 bâtiments de cette catégorie servaient dans les marines du monde entier.
Quant à leur doctrine d’ emploi, elle restait encore à définir, les missions offensives telles que les attaques à la torpille contre les navires n’ étant pas encore envisagées.
En fait, les sous-marins étaient simplement appelés à assurer la défense des côtes en accomplissant des missions d’ observation et de reconnaissance
LES SOUS-MARINS DE LAUBEUF.En 1 914, la France possédait trente-trois sous-marins conçus selon les plans de l’ ingénieur du Génie maritime Laubeuf, une personnalité remarquable.
Ces bâtiments se répartissaient en plusieurs séries, dont une de seize unités du type Brumaire commandée en 1905-1906.
Cette classe comptait notamment, outre le bâtiment qui lui avait donné son nom, le Nivôse, l’ Euler, le Faraday, le Volta et le Frimaire.
Le Frimaire, mis en chantier le 26août 1911, fut lancé peu avant la Grande Guerre et retiré du service au début des années vingt.
Il disposait d’ un périscope et d’ un gyrocompas, mais il se révélait bien inférieur aux sous-marins allemands de son époque, en raison de la lenteur avec laquelle il plongeait et de la mauvaise qualité de ses diesels.
CARACIERISTIOIJES.Type : sous-marin
Propulsion : 2 moteurs Diesel de 420 ch et 2 moteurs électriques de 330 ch
Dimensions : longueur, 52,15 m ; largeur, 5,42 m
Tirant d’eau : 3,13 m
Vitesse: 13 nœuds en surface