Il me semble qu'en 1961 ces hublots donnaient sur le poste 4 qui allait d'un bord à l'autre. Nous avions les mêms hublots sur babord. Ce poste était celui des trans et des pontus avec hamacs, gamelles, bidons, tables crochées au plafond. La joie quoi ! surtout à la mer à l'école de canonnage. J'ai encore dans les reins le souvenir de l'embarquement des munitions au quai de l'artillerie. Pour un jeune matelot radio pesant 62 kilos une douille de 127 sur l'épaule c'était quand même assez lourd. D'autant plus que le Bouvet, à l'époque, était plutôt un bateau disciplinaire. Un commandant en second assez porté sur la bouteille avec le bidel en plus, un pacha ne se préocupant pas d'autre chose que la peinture. Vérifiant lui-même la hauteur réglementaire des soubassements. Incapable de mettre le bateau à quai sans les remorqueurs. A l'époque la DP prévoyait d'office les remorqueurs pour nous aider. Nous n'avions même pas besoin de les demander. Si nous devions rentrer tard, c'était tant pis pour nous. Direction le mouillage extérieur ! Nous avions, au PC radio, un QM qui retournait régulièrement en maritime car il y était mieux qu'à bord ! Cela a été très certainement l'embarquement dont j'ai le plus mauvais souvenir. En particulier, lors de la visite du Général en Corse, une journée de patrouille devant Bastia, j'ai été demandé à la passerelle, le second m'a demandé où j'habitais et comme ma maison était en vue, il m'a tendu une paire de jumelles pour pouvoir bien la voir. Mon officier trans, LV Provencal, n'avait pas du tout apprécié et fait un vrai scandale chez le commandant.
Autre époque !!








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