par ROUX Michel le Jeu 8 Déc 2011 - 23:34
Embarqué en avril ou mai 69 alors qu'il était partiellement désarmé ce brave Tarn attendait sa condamnation; à sont bord restait un noyau d'équipage de maintenance plus les équipages des deux caboteurs sister ship amarrés à son babord -Saintonge et Guyenne- eux aussi en équipage réduit.
Puis un jour décision fut prise de réarmer en prévision de.....; l'équipe machine qui jusque là entretenait sa propulsion fut mise à contribution pour réveiller ses vieilles bielles, ce qui a entraîné la mise en pression des deux chaudières -24 heures pour atteindre les 16 barres de pression-; l'affaire s'est compliquée au moment de la mise sous vide du condenseur: toute la science des mécanos du bord alliée à celle de l'ingénieur le l'UM Papeete n'a pas suffit à obtenir un vide nécessaire pour envisager un appareillage en toute sécurité.
La mort dans l'âme nous avons du renoncer à redonner vie au vieux Tarn , dès lors son arrêt de mort fut signé et l'équipage dispersé dans les zones d'essais du Pacifique, pour ma part j'atterris su le Médoc où j'y terminais ma campagne.
Mais de ma vie de marin je n'ai jamais connu un tel confort dans ma cabine -tribord arrière du chateau- aux meubles de bois vernis, aérée par un sabord et hublot qui me permettait de bénéficier des fraîcheurs de la nuit tahitienne sans avoir recourt à l'abominable Airwell qui était sensée me rafraîchir, les nonos dérangés par mes spirales d'herbes répulsives vendues chez le chinois n'osaient même pas me déranger dans ma belle banette en bois rouge.
Plus tard, alors que j'étais de retour en métropole, un ami encore là bas ma signalé que ce vieux Tarn avait quitté Faré Uté pour son ultime voyage .