
Après le CFM HOURTIN du 24/08/70 au 15/10/70, me voilà arrivé en gare de Lorient avec mes camarades. Nous avons tous été mis dans le "bain", des notre arrivée dans le hall de la gare.
Là se trouvaient quelques SM instructeurs en tenue de combat, qui nous hurlaient des ordres, devant les civils qui attendaient leur train où des voyageurs.
Je dois dire que nous étions déboussolés, la fatigue du voyage en plus.
On nous a fait mettre en rang, et sortir au pas de cette gare.
Dehors nous attendaient les bus "bleu chausson", et les camions "S F".
Dans ces camions, nous devions y jeter nos sacs et valises marine en vrac.
Ensuite on "embarquait" "déjà" dans les bus qui nous ont conduit à l' arsenal de Lorient que nous avons traversé, et sommes arrivés à l' école des fusiliers marins.
Je peux déjà vous dire que nous étions dans l' ambiance, et que les quatre mois de BE n' allaient pas être de tout repos.(du 16/10/70 au 21/02/71)
Vous voulez savoir la suite ?
Bien dans un prochain numéro, car il y a de quoi à dire.
Comme je l' écrivais, nous sommes arrivés dans le hall de l' école, qui était flambant neuve.
Elle avait été construite quelques années avant notre arrivée.
Les instructeurs nous ont ordonné de nous mettre en rang.
Ensuite après nous avoir mis au garde à vous et au repos plusieurs fois, ils nous ont demandé de vider nos sacs marins et valises.
Malheur à celui qui se trouvait en possession d' illustrés comme on les appelés à l' époque, ou qui détenaient de grenades à plâtre empruntées au CFM HOURTIN.
(J’ en faisais partie) pas pour les grenades, mais pour les bouquins.
Pas de problème, pour tout le monde même punition, cinquante pompes, histoire de nous muscler.
Moi 17 ans et demi, sortant des jupons de ma mère, épais comme un rayon de vélo, je peux vous dire que je les ai faites les 50 pompes, à coup de pieds dans le train.
Ensuite à suivi l' installation dan les "piaules"
Mais cela est une autre histoire.
Donc il a fallu avant d' aller s' installer dans nos chambrées, ranger nos affaires dans les sacs et valises, puisque les instructeurs, nous avaient fait tout vider.
Le problème est que lorsque nous avions fait notre sac au CFM HOURTIN, tout était entré dans ce dernier grâce à notre planche de salut si je puis dire qui mesurait 25X25.
Très utile, mais dans l' état actuel des choses, nous ne pouvions pas nous en servir, car il fallait faire fissa, pour rejoindre en bon ordre je précise, notre chambrée.
Donc notre sac a été fait en vrac.
Les ennuis ont continué à arriver dans nos chambres.
Ah elles étaient chouettes, neuves éclairées avec vue sur les"Cocoyes" comprenez les Commandos Marines (dont nous devrions faire partie après l' obtention de notre BE.).
Là où cela c' est gâté pour notre chambrée et je pense également pour les autres (nous étions quatre par chambre, sympa non ?), eh bien, c' est que nous sommes entrés dans nos chambres, comme nous l' ont ordonné les instructeurs.
Mais voilà, nous n' avions pas utilisé les patins.
Eh Oui messieurs et peut être mesdames qui me lisaient, le gerflex était ciré.
Donc re-belotte, cinquante pompes histoire de continuer à nous mettre en forme.
Dois-je préciser qu' en quelques minutes, à peine arrivés à l' école, nous avions déjà fait 100 pompes.
Après avoir fini ces 50 pompes, les instructeurs très gentils et très humains (on s' en est rendu compte plus tard, nous ont laissé "quartier libre".
Oui on peut dire cela, quelques minutes, car il fallait qu' à leur retour, nous ayons représenté sur notre lit, (j' avais pris celui du dessus), le marin.
Je m' explique, le but était de disposer tous nos effets militaires sur le lit en représentant un marin.
Cela débutait donc du "BACHI", aux chaussures, en passant par les tricots rayés, vareuses, pantalons, slips (de premier maître comme on le disait à l' époque, à cause de leur forme et grandeur), short de sport en nylon bleu, "tennis", ( elles en avaient que le nom ), brosse à chaussures, ainsi qu' à habit, sans oublier la plaque matricule (pochoir), (je me rappelle de mon N0 05/70/13213), ça marque hein ?, la plaque d' identité ovale etc... etc ...
Les quelques minutes de répit passées, nos instructeurs reviennent.
Là après leur passage, on pouvait dire que nous étions bien à l' école des fusiliers marins et que nos instructeurs étaient là pour fabriquer des hommes.
J' arrive pour la suite.
Jean-Paul BANFI
Deux instructeurs arrivent, je ne me souviens plus de leur nom et de leur visage, mais je me souviens très bien de ce qu' il s'est passé.
A leur comportement, nous savions déjà mes camarades et moi même, que quoi qu' il se passe en bien ou en mal, de toutes manières nous étions bons pour 50 pompes de plus.
Nous étions loin du compte.
Jugez plus tôt.
L' un d' eux je parle des instructeurs bien sûr, c' est approché de nos lits, pendant que l' autre inspectait la chambrée, et a vérifié notre "étalage" de linge militaire sur les lits.
Tout le monde y a eu droit.
J' explique comment il a procédé.
De ses petits doigts futés, il prenait au hasard, soit un pantalon ou un tricot rayé, le tirait vers l' extérieur du lit, le faisait tomber au sol, marchait dessus (avec ses ranjos), et nous disait en nous regardant droit dans les yeux, "c' est dégueulasse", vous allez me relaver tout votre sac, vous n' êtes que des" je ne dirais pas le mot, nous sommes sur un site sérieux).
Inutile de vous dire qu' à 17 ans et demi, sortant des jupons de ma mère, je me suis demandais ce que je faisais là.
Bien sûr vous vous en doutez, nous avons eu droit à nos 50 pompes, (on en était au total à 150), bonne performance pour des jeunes de 17 ans et demi, dans un laps de temps réduit, (et certains jeunes d' aujourd'hui qui se plaignent ... ), mais là ou le bât blessait c' est qu' il fallait laver tous nos effets salis par l' instructeur, et les représenter de la même façon sur notre lit et cela avant le souper, qui si je me souviens était pour 19h00.
Il me semble qu' au moment des faits nous devions nous trouver au milieu de l' après- midi et comment faire, pour laver, (nous étions quatre dans la même situation), sécher et repasser ces effets ?
Là c' est installé le système dézut comme on dit, ( nous Français nous sommes champions pour cela, quant il y a péril en la demeure ).
Hé bien, après nous être concertés, nous avons décidé de laver, que ce qui avait été sali par l' instructeur, (quand il a marché sur l' effet), et de remettre le reste des effets en place, sur le lit comme cela doit être, et en croisant les doigts que tout se passe bien lors de la deuxième inspection.
C' est ce que nous avons fait, et lors de l' inspection, il n' y a pas eu de problème particulier, sauf que nous avons eu droit à nos 50 pompes de plus, pour le motif, "vous auriez pu faire bien à la première inspection".
Vous devez vous demander comment nous avons fait pour faire sécher le linge aussi rapidement.
Eh bien c' est simple comme je l' ai écrit plus haut système D, nous avons essoré au maximum l' effet concerné, et ensuite nous avons pris patience en le repassant.
Voilà comment c' est passé notre première journée à l' école des fusiliers Marins de Lorient, dont je dois dire, j' ai été très fier d' appartenir.
Après avoir passé une bonne nuit, je peux le dire, le clairon a sonné à 06h00.
Dans la chambrée on c' est demandé ce qu' il se passait, car nous étions dans le ''cirage'' comme on dit.
Nous ne sommes pas restés dans le cirage longtemps, car les instructeurs étaient déjà sur le pied de guerre, (à l' époque on se demandait s' ils dormaient la nuit).
Histoire de nous mettre en forme avant le petit déj ..., on nous virait du lit.
Ensuite, on allait faire notre toilette, (normal, car on est très propre dans la Royale), tenue de travail (encore la tenue nouveau jean bleu d' Hourtin), pas pour longtemps, car après tenue de combat pour tous.
Pour 07h00, il fallait que nous soyons dans le hall, alignés et devions attendre les ordres des instructeurs qui étaient au nombre de deux ou trois, je ne me souviens plus très bien.
(J' ai des excuses ... vous avez vu le nombre d' années qui nous séparent de ces événements ?), enfin, nos instructeurs, nous donnent l' ordre de nous mettre au garde à vous, (une foi de plus, et il y en aura d' autre), et en ordre serré en marchant au pas (enfin en essayant car malgré Hourtin, c' était pas encore le Top), direction le réfectoire pour le petit déj... et en chantant s' il vous plaît.
Nous chantions si bien que je crois qu' il a du pleuvoir le lendemain, normal nous étions en BRETAGNE.
(Je plaisante).
Après le petit déj, direction l' habillement.
En ressortant de l' habillement, les bras pleins de fringues, godillots, guêtres, (vertes pour l' exercice et blanches pour monter la garde), le casque léger, le lourd aussi, le sac à dos, la gourde, la gamelle (le tout en alu), le ceinturon etc ..., nous nous sommes tous dits que nous étions dans le vif du sujet.
Et c' est peu de le dire.
Vous aller lire la suite, et vous dire : ils sont complètement cinglés à l' école des fus.
Oui peut être, mais nous avons appris ce qu' était la vie, et il faut le reconnaître les instructeurs ont réussi à faire de nous des Hommes avec un grand H, et je les en remercie, malgré avoir une dent contre l' un d' eux en particulier dont je me souviens encore de son nom, et je sais qu' il a fait une belle carrière dans la Marine, il à fini officier, en démarrant de la base, cela prouve que notre école était à la hauteur pour former des personnels compétents et professionnels, même si se SM de 2éme à l' époque était un instructeur très sévère qui ne nous laissé jamais en paix, nous a mené la vie dure.
Je terrai pour l' instant son nom, mais si quelques camarades de l' époque de mon BE me lisent, ils reconnaîtront le SM 2eme dont je parle.
Je m' excuse déjà auprès d' eux car je ne me rappelle plus du nom qui a été donné à notre cours BE du 16/10/70 au21/10/71.
Juste une parenthèse avant de continuer mon récit, qui j' en suis sûr passionne tous les lecteurs de ce forum, j' aimerai que l' on me donne le nom de mon BE, (ma mémoire flanche, pensez, cela date d' il y a 34 ans et des brouettes).
Dernière édition par le Dim 13 Nov 2005 - 9:58, édité 1 fois





par Invité le Sam 12 Nov 2005 - 18:36






