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Orgueil de la marine française à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le Dunkerque prit part à la tragique affaire de Mers-el-Kébir.
CONTRER LES CUIRASSÉS DE POCHE ALLEMANDS
Le Dunkerque, tout comme son sistership le Strasbourg, fut conçu en vue de contrer la menace représentée par les cuirassés de poche réalisés par l’Allemagne au cours des années trente mais s’inspirait d’un programme plus ancien, en date du milieu des années vingt. Mis sur cale en décembre 1932, le Dunkerque fut lancé en octobre 1935 et entra en service en mai 1937. Caractérisé par une artillerie principale faite de deux tourelles quadruples de 330 mm placées à la poupe, à la manière des Nelson britanniques, le cuirassé français comportait seize pièces de 130 mm à capacité antiaérienne et huit pièces de 37 mm.
DE MERS EL-KÉBIR A TOULON
Engagé dans la lutte contre les corsaires allemands au début des hostilités, le Dunkerque passa de l’Atlantique à la Méditerranée en avril 1940 et se retrouva à Mers el-Kébir, dans la force de raid de l’amiral Gensoul, au moment de l’armistice du mois de juin. Là, il subit les attaques de la Royal Navy, encaissant des obus de 380 mm. Puis, le 6 du même mois, il fut attaqué par l’aviation britannique et gravement endommagé. Réparé, il parvint à gagner la base de Toulon en février 1942. Mis sur cale, il fut sabordé en novembre, lorsque les Allemands tentèrent de s’emparer de la flotte française, et ferraillé en 1958.
CARACTERISTIQUES
Type : croiseur de bataille
Moteurs : turbines de 130 000 ch.
Dimensions : longueur, 214 m largeur, 31 m
Tirant d’eau : 8,50 m
Distance franchissable : 7 500 milles ou 13 900 km
LE SABORDAGE DE TOULON
Les Alliés ayant débarqués en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, l’armée allemande franchit, quelques jours plus tard, la ligue de démarcation et s’empara de la partie non occupée de la France, Encerclant la base de Toulon, où se trouvait l’essentiel de la flotte de combat française, les Allemands restèrent quelque temps l’arme au pied. Malgré tes appels de ralliement lancés par l’amiral Darlan, alors en Afrique du Nord, les bâtiments français ne quittèrent pas la métropole. Ils se trouvaient encore à Toulon lorsque, le 27 novembre, Hitler donna l’ordre de les capturer. L’amiral de Laborde donna alors l’ordre de sabordage.






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