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Message par TUR2 le Mer 1 Avr 2009 - 8:13

Cette histoire est tirée de l'ouvrage suivant :
HISTOIRES DE LA FLOTTE FRANCAISE DE COMBAT
de Jacques MORDAL
éditée chez PUBLEDIT - 71, Avenue d'Aumade - CASABLANCA
En 1959


Les voiliers de DJIBOUTI
1)
Spoiler:
"Qui croirait que les temps de la voile sont révolus ? Vous avez vu la petite Jacqueline faire à la voile l'aller et retour de Douvres à Dunkerque, sous les bombes, pour arracher à la captivité une trentaine de soldats français. Et voici l'histoire des voiliers qui aidèrent, en une période critique, les habitants de Djibouti à ne pas mourir de faim.
Tout le monde connait Djibouti. Au moins de nom. C'est un coin de terre grillé par le soleil sur la rive sud du golfe de Tadjourah, à l'entrée de la mer Rouge. Il y fait 50° à l'ombre en été...quand il y a de l'ombre, car le seul arbre de la colonie, si l'on en croit les mauvaises langues, est ce palmier en zinc qu'un commerçant astucieux fit jadis fabriquer dans la cour de son café, où l'on pouvait venir l'admirer pour cinq sous !
Ne croyez pas, au demeurant, que Djibouti soit un enfer. J'y suis passé, il y a une dizaine d'années, et j'ai pu constater que la plupart des gens qui y étaient en poste ne demandaient qu'à prolonger leur séjour...
De là à dire que Djibouti est entouré de vergers ou de riches pâturages, il y a loin ! La ville ne pourrait vivre sans le secours du monde extérieur, soit par la mer, soit de l'Abyssinie voisine.
Or il advint, à l'été 1940, que les Anglais, après nos malheurs, décretèrent le blocus de toutes nos colonies. Personne à Djibouti ne pouvait concevoir que ce blocus intéresserait également la côte française des Somalis. Pourquoi diable bloquer Djibouti où il n'y avait pas un Allemand ou un Italien, mais seulement quatre ou cinq mille Français et une quinzaine de milliers d'indigènes qui ne demandaient qu'à subsister en attendant des jours meilleurs ? Cependant, le 27 septembre, le cargo français Espérance qui apportait à Djibouti quelques douzaines de boeufs de Madagascar en même temps qu'il rapatriait quelques femmes de fonctionnaires ou d'officiers évacués au moment de l'entrée en guerre de l'Italie, fut arrêté par la croisière anglaise et conduit à Aden. Les Anglais, galamment, renvoyèrent les épouses à leurs maris - peut-être pour les aider à consommer plus rapidement les maigres provisions - mails ils gardèrent les boeufs.
Des semaines, des mois durant, il ne vint pas un bateau à Djibouti. Il fallut bien se retourner vers les autorités italiennes d'Abyssinie pour leur demander un peu à manger. Mais là-dessus, les Anglais entreprirent la conquête de l'Abyssinie et menèrent leurs opérations si heureusement qu'à la mi-avril 1941 ils s'étaient emparés non seulement d'Addis-Abbeba, la capitale, mais des neuf-dixièmes du pays. Désormais Djibouti se trouvait complètement isolé, côté mer comme côté terre, et la situation devenait catastrophique. Encore quelques semaines et ce serait la famine totale.
Comment venir à leur secours ? Par avion ? Certes, quelques appareils avaient réussi à faire la liaison entre la France et Djibouti. Non sans peine, car la distance est importante, et de toute façon ils ne pouvaient pas apporter de bien grands chargements. C'était insuffisant. Il fallait forcer le blocus, et cela ne pouvait se faire qu'à partir de Madagascar, où se trouvent les bases françaises les plus proches de Djibouti.
Le 13 juin 1941 le capitaine de vaisseau Maerten, commandant la marine à Madagascar, fit appeler ses collaborateurs.
- Voici le télégramme que je viens de recevoir de l'Amirauté française : "Ravitaillez coûte que coûte Djibouti par voiliers, et le plus vite possible." VOus connaissez la situation. Il est hors de doute que nous n'aurions aucune chance de faire passer un cargo à vapeur...si nous en avions un sous la main, sans le faire escorter par un bateau de guerre - que nous n'avons pas. Il ne s'agit pas de se battre à coups de canons contre les Anglais, qui ont à Aden tout ce qu'il faut pour être les plus forts, mais de faire passer des vivres à Djibouti à leur barbe. Et pour cela, aucun doute, il nous faut trouver quelque voilier, de préférence un boutre dans le genre de ceux qu'on rencontre journellement par dizaines entre Guardafui et Bab el Mandeb. Peut-être aura-t-il une cance de se faufiler sans être remarqué...Voyons, poursuivit-il en se retournant vers son adjoint, qu'est-ce que nous avons sous la main ?"
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Message par TUR2 le Mer 1 Avr 2009 - 13:24

Les voiliers de Djibouti
2)
Spoiler:
"- A Diego-Suarez même, Commandant, je ne vois rien pour l'instant. Je veux dire, si vous voulez un bateau assez grand pour que le voyage en vaille la peine. Mais, attendez... à Majunga, la goëlette de Kersan-Dewsi...

- Vous voulez dire le Hind, qui s'est fait ramasser il y a quelques mois par une vedette de la douane pour trafic d'or ? Je croyais que son nacouda était en prison ?
- Pas encore, Commandant; mais il est en effet en instance de jugement, et il est fort douteux qu'il s'en tire sans quelques mois de caisse.

Kersan-Dewsi, nacouda - autrement dit patron - du Hind, était l'un des meilleurs marins du cru. Il avait cinquante fois briqué la ligne Diego-Suarez Capr Gardafui avec sa goëlette de 130 tonneaux, l'un des plus gros voiliers de l'ile, muni d'un moteur auxiliaire de 80 CV pour les cas difficiles. Contrebandier... bien sur : la contrebande est une deuxième nature, chez tous les marins de l'océan indien. Evidemment, la dernière fois, il a dû y aller un peu fort, et cette fois son compte paraissait bon.

- Magnifique ! dit le commandant Maerten. Il est à nous. Vous allez filer à Majunga, voir notre homme, et lui mettre le marché en main. S'il accepte -et il acceptera- vous verrez aussitôt de ma part le président du tribunal et les gens de la douane. Raison d'Etat, force majeure... tout ce que vous voudrez, pourvu qu'on accorde un non-lieu. Deuxième point, passer l'inspection du bateau et voir ce dont il a besoin. Troisième point, recruter un équipage. Que tout soit paré en quinze jours. Et maintenant, il me faut un volontaire pour prendre le commandement de l'expédition, car bien entendu votre nacouda ne s'occupera que de la manoeuvre.

Il y avait à Madagascar cinq officiers disponibles. Ils s'étaient trouvés en panne, après l'armistice, sur leur chemin de retour en France après une longuecampagne en Extrème-Orient. Il y eut parmi eux cinq volontaires. Mais il fallait en garder en réserve pour les expéditions suivantes. Les enseignes de vaisseau Cazalis de Fondouce et Dennis furent choisis pour celle du Hind, qui consituait en somme un "ballon d'essai". On ne put repousser non plus la candidature du second-maître fusilier Henry, fort de l'expérience qu'il avait acquise à bord d'un petit boutre réquisitionné pour la surveillance de la côte.

Voici donc notre trio parti pour Majunga, dans le plus grand mystère. Déguisés en marins indigènes, visages passés au brou de noix, turban de pirate autour de la tête, robe flottante et large ceinture... ils embarquèrent inaperçus sur le Hind qui appareilla aussitôt pour un mouillage plus discret : La baie du courrier qui se trouve an nord de Madagascar, symétrique, à l'Ouest du cap d'Ambre, de la rade de Diego-Suareez qui ouvre sur la côte est.

C'est là qu'on mit au point les derniers préparatifs : renforcer les mâts, changer les cordages, réviser le moteur auxiliaire, etc... Arrimage de la cargaison : quarante-deux tonnes de riz, douze de viande, dix de farine, six de sucre, deux de lait concentré, tabac et épices. Un brave coeur y ajouta une caisse de champagne.
Le 7 juillet, tout était paré. Cazalis de Fondouce put donner le signal du départ pour ce voyage, assez innatendu pour des officiers de marine du XXème siècle. Son second, Dennis, nous en a laissé une relation fort pittoresque .

A cette époque de l'année, l'océan indien est agité par la mousson de Sud-Ouest qui lève une forte houle. Et cette houle, on allait l'avoir en travers pendant la plus grande partie de la traversée, au moins jusqu'au cap Gardafui. Mais nos gens n'étaient pas résignés à se laisser glisser :

Les nuits étaient belles, le sommeil difficile sur cette barque remuante : nous buvions sec et du gros rouge comme tout le monde. C'est à ce merveilleux stimulant que nous devions de conserver un optimisme de bon aloi et une humeur pas toujours très fine, mais indispensable. Et le sixième jour, nous avions déja "rincé trente cinq litres de râpeux. Nous ne pouvions nous empêcher de rire en pensant aux conseils donnés avant notre départ par plusieurs autorités en la matière , pour boisson du thé...très léger ; pour nourriture, du riz avec un peu de poisson que vous pêcherez !

En fait de riz et de poissson, le second-maître, Henry, qui se réveéla dans l'aventure comme un cuisinier merveilleux, avait emporté tout un poulailler composé de dix poules et de cinq canards, auxquels on tordit le cou successivement. A ce régime, les douze jours de traversée entre les Comores et le cap Gardafui furent supportés sans trop de peine.
Le 25 juillet, le Hind doubla le fameux cap. Il restait encore cinq cents milles à parcourir, et c'est maintenant qu'il allait falloir ouvrir l'oeil. Non seulement il y avait en permanence des patrouilleurs anglais à la mer, mais de plus le courant poussait le Hind vers la côte de la Somalie anglaise. Pendant trois jours il fallut se battre contre des vents contraires. Le 28, la situation devint pire encore. Le vent soufflait en rafales et le Hind fatiguait terriblement.

Tout la nuit ce fut une ribote de perruquiers sans précédent ; à huit heures du matin le vent força encore, la mer se creusait, fumait de tous les bords ; Cazalis et moi, allongés sur les couchettes du poste, attendions la catastrophe. J'aurais parié à cent contre un que le mât allait dégringoler. Djibouti me paraissait plus loin que jamais et les ports de l'Iran et des Indes beaucoup plus probables. Cazalis, nature admirable, trouvait moyen de dormir ; pour ma part je pensais à ma femme que j'avais laissée à Diego-Suarez. Je risquais de ne pas la voir de si longtemps !
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Message par TUR2 le Mer 1 Avr 2009 - 13:52

Les voiliers de Djibouti

3)
Spoiler:
"Et puis, ce fut fini comme ça avait commencé. A onze heures le vent tomba au Sud, la mer toujours grosse ne déferlait plus. Mais ça roulait encore dur.

Un matelot tomba à l'eau : on le repêcha tremblant de peur. La mer était infestée de requins.
Tout cela n'avait guère avancé les affaires. Le 30, il restait encore à traverser tout le golfe de Berbera. Le 31, horreur ! on se réveilla à cinq heures du matin, à moins de trois milles d'un croiseur anglais stoppé. Cétait bien la peine...
Eh bien non ! Le croiseur inspecta attentivement la goëlette puis s'éloigna dédaigneusement. Ouf !
Pour finir, la dernière nuit, le Hind faillit s'échouer sur un banc de corail en face du petit port anglais de Zeilah, et ne s'en sortit que par miracle. On arrivait au point le plus dangereux du parcours :

... Nous étions persuadés que nous serions arraisonnés dans la matinée. La chaleur était écrasante. Il se trouva par bonheur que la croisière anglaise était ce jour là remontée vers le Nord, et qu'il n'y avait aucun bâtiment susceptible de prendre la mer à Zeilah. Ce qui fait que, le dieu des ivrognes aidant, c'est à onze heures quinze - le 1e Aout - que nous aperçumes enfin Djibouti, ce paradis terrestre, à nos yeux.

C'est égal, les jeunes officiers furent un peu vexés d'apprendre qu'ils avaient été coiffés au poteau par le sous-marin Vengeur, mis en route après leur départ. Ce n'était vraiment pas de jeu !
Les cargaisons du Hind et du Vengeur furent accueuillies comme l'on pense, mais elles ne permettraient pas de durer encore bien longtemps. Entre temps le commandant Maerten faisait réquisitionner un grand boutre, le Naram Passa, et la douane en offrait un autre, l'Amir, confisqué depuis deux ans, pour contrebande bien entendu. Le premier fut confié au lieutenant de vaisseau Simonot. Le temps de réparer le boutre, de l'armer, le charger, convaincre le nacouda - sujet britannique en temps que citoyen de Cutch-Mandi. Indes ! - de truquer les papiers de bord pour le cas d'une mauvaise rencontre, et le Naram Passa appareilla le 5 septembre avec soixante-quinze tonnes de vivres. Il se révéla d'une excellente tenue dans une mer souvent très grosse, et douze jours après son départ Simonot doublait Gardafui sans avoir rien vu d'autre que deux grands transports de troupes excortés par un croiseur de 10 000 Tonnes, qui ne daigna pas se déranger de sa route pour aller reconnaître cette coquille de noix.

Mais, comme pour le Hind, c'est passé Gardafui que le plus dur restait à faire. Cette fois, ce furent les calmes qui gênèrent le Naram Passa, car il ne possédait pas de moteur de secours. Simonot se trouva en panne sur le méridien Aden-Berbera... exactement sur la ligne la plus surveillée des Anglais. Un courant providentiel l'en écarta, mais ce fut pour le mener droit sur la côte de Zeilah, là où le Hind avait failli rester sur les coraux, quelques semaines auparavant. Et pour finir, vinrent successivment un patrouilleur anglais qui passa sans le voir, puis des avions... Enfin, risquant le tout pour le tout, Simonot mit le cap sur Djibouti en empruntant - sans le savoir - la seule passe que les Anglais ne surveillaient pas ce jour-là. Il n'avait mis que dix-huit jours pour couvrir à la voile les 2 205 milles qui séparent Diego-Suarez de Djibouti.

Jamais deux sans trois... A Madagascar, l'enseigne de vaisseau Devin s'affaire à remetrre en état l'Amir dont on lui a confié le commandement, en lui donnant pour l'assister le second-Maître Masson. On vient d'apprendre l'heureuse traversée du Hind, puis celle du Naram Passa, discrètement annoncées au commandant Maerten par un signal convenu du commandant de la marine à Djibouti.

- Vous allez voir, lieutenant, nous ferons mieux encore !

Ils faillirent bien faire mieux encore, car, presque en vue de Djibouti, ils battaient tous les records du parcours. Hélas ! Un méchant patrouilleur anglais, le Ratnagiri, leur tomba dessus au dernier moment. Vingt hommes armés jusqu'aux dents sautèrent à l'abordage de l'Amir et, le soir, nos deux marins se retrouvaient dans une prison indigène anglaise, pèle-mêle avec des Somalis...

C'est dommage, car comme les deux autres, l'Amir méritait de réussir. Après eux, il y eut encore diverses tentatives à la voile, dont aucune n'alla truès loin. Puis arriva de plus grands moyens, notamment le croiseur auxiliaire Bougainville, qui pouvait d'un seul voyage apporter 1200 Tonnes de vivres et que son armement autorisait à envoyer gentiment promener le patrouilleur anglais aui l'aurait interpellé...

Finies les courses croisières Madagascar-Djibouti à la voile. Mais les quelques marins qui y ont pris part ne les oublieront pas de sitôt ! "


Fin
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Message par TUR2 le Dim 13 Jan 2013 - 17:52

Pour Christian, suite à ton message, je fais remonter...



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Message par hetet a le Dim 13 Jan 2013 - 19:10

excellent moment d'une histoire peu commune, merci TUR2, j'avais pas lu le sujet.



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Message par LEPILLER Christian le Lun 14 Jan 2013 - 10:13

Bonjour Tur2

Bravo et merci pour ce récit que je découvre suite à ton message n°1, au sujet des "forceurs du Blocus de Djibouti" en 40 (pour ma part) et du titre "les voiliers de Djibouti" que tu rapportes. J'en retiens que si la forme en diffère, le fond, l'essentiel, se rejoint.
L'important n'est-il pas de rappeler (sans aucune prétention), quelques pages d' histoires de cette période trouble de la 2° guerre mondiale ? Amitié. Christian.



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Message par Roger Tanguy le Sam 14 Sep 2013 - 23:42

TUR2 conclue son article sur "les voiliers de Djibouti" en ouvrant une fenêtre sur une autre aventure toute aussi palpitante : "... arriva les grands moyens, notamment le croiseur auxiliaire Bougainville". Je ne connaissais pas les voiliers de Djibouti mais par contre j'avais une bonne raison de connaître le Bougainville (en fait l'ancien cargo bananier, armé en croiseur auxiliaire, Victor Schoelcher, camouflé en cargo sous le nom de Tamara pour sortir discrètement de Toulon, puis rebaptisé Bougainville lors de l'escale de Casablanca) car j'ai eu le privilège d'être invité, chez lui, par son commandant, devenu amiral entretemps. Il s'agit de l'amiral Maggiar qui, comme CF, fut le commandant du célèbre Régiment Blindé de Fusiliers Marins de la 2ème DB (auquel appartenaient Jean Gabin et Philippe de Gaulle). Dans son livre Les Fusiliers Marins de Leclerc, sous-titré Une route difficile vers de Gaulle, il raconte toutes les ruses employées pour déjouer le blocus. Une fois n'est pas coutume, cet officier général ne dit pas qu'il a gagné la guerre à lui tout seul mais bien au contraire emploie rarement le JE et met en permanence en avant ses quartiers-maîtres et officiers mariniers (en donnant leurs noms). On juge facilement le passé avec nos critères (et nos connaissances) d'aujourd'hui et notamment la conduite des uns ou des autres pendant cette période difficile de notre histoire. L'amiral Maggiar avec des mots simples, avec pédagogie dirais-je même, nous explique le contexte de l'époque et nous permet de mieux comprendre bien des choses. Un livre à lire absolument pour ceux qui veulent mieux appréhender cette période de notre Histoire.



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Message par Jean-Léon le Dim 15 Sep 2013 - 0:06

Le Bougainville

Je découvre ce magnifique récit [Histoire et histoires]  - les voiliers de Djibouti 582735 
Tous ces lieux me parlent: Diégo, Majunga , Baie du courrier, Gardafui, Djibouti...
Et le croiseur auxiliaire Bougainville que la perfide Albion a fini par avoir au petit matin et par surprise en rade de Diégo.



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Dorénavant, on vit dans un monde où la pizza arrive plus vite que la police.

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