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Message par Brand Robert le Dim 6 Oct 2019 - 22:12

Bonsoir marcus 56
Les "Lancaster" utilisés par ton père a cette date dépendaient de l'escarille 55-S chargée de la formation des pilotes et navigateurs; nous disposions également des trois "Lancaster" du SGAC" armés par les équipages de la 55-S et 56-S pour le sauvetage en mer et terrestre., basés sur le terrain de Ben Sergao près d'Agadir.
Bien cordialement,
Brand Robert ex-moniteur navigateur et rescapé du séisme, Je résidais avec mon épouse avenue Jules Cambon .

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Message par bourneton le Lun 7 Oct 2019 - 9:29

Pour Laffrat et Brand
20sur 20 ,je n'ai rien a redire . Je me suis posé maint fois sur ce terrain . Petite anecdote : un lancaster de la 55 s en cours d'exercice de nuit ,plein de legionnaires en armes ;croyant se poser au camps Cazes
s'est posé sur le terrain américain de Noiceur ! petit incident diplomatique . Ce terrain etant au sud du Camps Cazes a une trentaine de kms .RB



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Message par J-C Laffrat le Lun 7 Oct 2019 - 11:00

Salut René et Robert + les autres

Ça fait du bien d'avoir de vos nouvelles, j'espère que TVB pour vous et vos proches ...A propos du Camp-Cazes une anecdote me reviens, elle est un peu longue ....mais bon allons-y

C'était en février 1958 au moment de l'affaire Tunisienne de Sakhiet Sidi Youssef bombardé par les B-26 et des Corsair à titre de représailles. A ce moment là j'étais au SAMAN et je faisais le convoyeur sur les SO 30P de la 31S de Dugny. Partis à deux avions pour un Paris-Marignane-Lartigue-Casa et retour.

Arrivés au Camp-Cazas on apprend que tous les vols avaient été interdits dans toute l'AFN par l'E.M d'Alger. Tout le monde reste bloqué au Camp-Cazes pendant huit jours On mangeait à l'escale d'Air couscous devenu Air Maroc ... on couchait un peu partout ou il y avait de la place ..Consignés en plus ... Pour s'occuper on a organisé un tournoi de pétanque entre les deux équipages ..c'est là que j'ai appris à tirer ...mais jamais fait de carreau .

On a pas pu prévenir nos épouses qui se faisaient du souci ....Huit jours après retour .sur la Métropole . A l'escale de Marignane il y avait une une buvette casse croûte sur le terrain, tenue par une Marseillaise du cru à la langue bien pendue. Elle avait affiche le menu sur une ardoise, d'un côté les casse-croûte de l'autre les omelettes : Au fromage, au jambon, aux tomates et pour finir l'omelette au oeufs ! La moins chère ..... La patronne vendait aussi des bouquets de roses toutes fraîches , et pour faire plaisir à nos femmes, on a presque tous rapporté dans l'avion ça sentait non ...

A l'arrivée on été chouchoutés comme des héros, c'est après qu'on avoué qu'on était pas des héros, et qu'on seulement joué à la pétanque pendant le séjour au Camp-Cazes car la presse avait fait supposer qu'on refaisait la guerre à la Tunisie ....

Salut à tous en sachant que c'est un peu limite hors sujet Agadir

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Message par Matelot le Lun 7 Oct 2019 - 13:22

Normal J.C
il faut bien se détendre de temps en temps. [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 580511


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Message par marcus66 le Lun 7 Oct 2019 - 17:38

.......bjr.....merci a tous pour cet éclairage de lanterne..(la mienne bien sur !)..je vois que le fait de parler du " camp caze ", fait remonter quelques souvenirs...c est deja ça de gagné.!.merci.



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Message par J-C Laffrat le Mer 9 Oct 2019 - 14:00

Pas répondu à ton MSG 523 ami Carret ! [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 746231 J'espère que tu vas bien malgré les états de santé fluctuants signalés ...Rien de grave j'espère

Amitiés

JC



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Message par CARRET le Mer 9 Oct 2019 - 14:30

Non , rien de grave Jean Claude et je te remercie de t'en inquiéter .
Bien amicalement
René



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Message par J-C Laffrat le Mer 9 Oct 2019 - 14:51

Une photo aérienne du terrain d'Agadir au début 1943 montrant les premiers avions de patrouille américains arrivés de Port-Lyautey pour protéger les convois dans la zone des Canaries.
J'ai publié ça dans une autre rubrique [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 615235 mais intéresse surtout les Gadiris.

Autour du hangar civil on voit des Catalina et des Ventura USN le personnel détaché vivait sous des tentes en bas à droite sur la photo.

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JC



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Message par guedon le Lun 9 Déc 2019 - 18:28

j'ai entendu dire que Tabarly était passé à la 55S à Agadir ! quelqu'un peut il confirmer ? si oui il était donc breveté aéro

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Message par byu30 le Lun 9 Déc 2019 - 18:59

Avant d'être Officier de Marine, Tabarly a été Officier Marinier pilote, il a donc du passer par la 55S pour obtenir ce brevet ..
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Message par J-C Laffrat le Lun 9 Déc 2019 - 20:13

Oui je confirme le QM Eric Tabarly à obtenu son Brevet de Pilote lors du stage KG53C qui débuta tardivement à Khouribga en avril 1954, il rejoint ensuite Agadir et obtient sa certification multimoteurs à la 55S le 15/12/1954 sous le n° 4413 , lâché d'abord sur SNB-5 puis sur Lancaster. A sa sortie de cours Il rejoint la 28F à Tan Son Nhut , et après avoir fait quelques vols sur Privateer il a ensuite été versé à la SLI sur Morane 500. c'est après son retour en métrole qu'i a fait le CPOM pour devenir officier .(D'après la documentation ARDHAN en ma possession)

Avec mes salutations de Chibani d'Agadir

JC



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Message par CARRET le Mar 10 Déc 2019 - 7:16

Epoustouflé par l'étendue de l'encyclopédie Laffrat !
Je suis persuadé que si je te demande la pointure des chaussures de Tabarly ...
Tu auras la réponse .
Mais non , je ne le ferai pas ....sourire .
Bien amicalement , cher Jean Claude .



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Message par TECTAM le Mar 10 Déc 2019 - 8:12

Bonjour les Gadiris.
Mon père ( Moniteur de sport sur la base de 54 à 59 ) a connu Eric TABARLY. Ce dernier pratiquait plusieurs disciplines sportives inter-armes sous les couleurs de la base.
Dans les années 60, ils se sont de nouveau croisés à la gare Montparnasse à PARIS et ont partagé des souvenirs sportifs des années 50 devant une petite bière ( en ce qui concerne mon père ) au buffet de la gare.
Portez- vous bien les anciens. [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 580511
Amitiés.
Patrick

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Message par J-C Laffrat le Mar 10 Déc 2019 - 9:21

Salut les amis je vois que vous êtes toujours à l'écoute et suis très content ...Je m'étonne cependant que vous répondiez à la place de ceux qui posent les questions ...quand je leur donne la réponse [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 580511 c'est le monde à l'envers ! ou comme on disait "c'est la cabane sur le chien " [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 238874 Mais c'est pas grave

Pour Patrick toujours la bonne mémoire que t'a léguée ton père [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 582735

Pour René l'Ardéchois coeur fidèle un bon vieux feuilleton ! Je ne suis pas le Mr, Cyclopédique que tu crois , j'ai les archives de l'ARDHAN sur mes étagères ...y qu'a piocher c'est tout ...[LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 580511

J-espère que vous savez que le 29 février prochain c'est le 60ème anniversaire du séisme ... Un grand raout se prépare pour cet évènement
consultez Agadir 1960 et vous saurez tout ... Ma vieille carcasse ne fera pas le voyage dans cette mégapole où je ne reconnaîtrai plus rien

Amitiés Gadiries

Ha Bien Thau en dialecte Carret



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"Rien n'est jamais perdu tant qu'il reste quelque chose à trouver."
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Message par J-C Laffrat le Sam 29 Fév 2020 - 9:58

Bonjour mes amis Gadiris:

Un bonjours spécial puisque nous sommes le 29 févier et c'est le 60 ème anniversaire de la tragédie du séisme d'Agadir.

Certains d'entre-vous le vécurent je pense en particulier à l'ami Robert Brand, je te salue Robert. Je pense aussi fortement à mon copain radio volant Didier Vidal, qui nous a malheureusement quitté il y a un an . Il avait vécu le séisme à côté de l'immeuble de la Marine en Ville Nouvelle ...Il le raconte si bien que j'ajoute son texte à mon message. Surtout allez faire un tour sur le site Agadir 1960, de nombreux "changes émouvants sont en ligne. Et je pense aussi à André Destenabes membre ACB, je te salue André.

L'immeuble Marine le lendemain du séisme
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Spoiler:
Agadir, côte d’Azur marocaine.

Juin 1955, après les quelques jours d’attente au 5ème dépôt des équipages de Toulon, nous prîmes le paquebot Lyautey de la compagnie Paquet, pour rejoindre le Maroc où mon affectation à Agadir, après deux ans d’Indochine, me comblait totalement.
Nous débarquâmes à Casablanca sous un soleil radieux et chaud. Mais il nous fallut attendre jusqu’au soir à la gare routière un autocar de la “ Grey Hound “ pour nous emmener jusqu’à Agadir. Le trajet s’effectuait généralement de nuit pour éviter les grosses chaleurs qui transformaient les véhicules en étuve. La climatisation n’existait pas encore.
Nous traversâmes Mazagan, Safi, Mogador, aujourd’hui Essaouira, sans avoir le temps de visiter et de toutes façons, il faisait nuit, mais seulement avec de brefs arrêts pour se dégourdir un peu les jambes. De jeunes marocains attendaient à chaque étape sur le parking pour nous vendre soit un sandwich de saucisson soit des fruits ou une bouteille de « Fanta », genre de soda fruité à l’orange.
Au petit jour, les premiers rayons du soleil allongeaient les ombres des arbres, des rochers, des maisons, l’ocre des ksour en pisé se confondant avec le sol de cette terre aride du sud.
Nous touchions au terminus, mais cette arrivée par la route côtière après le cap Ghir me fit chaud au cœur en me rappelant un premier séjour quatre ans auparavant pour mon cours de radio volant.
En attendant de dénicher un appartement, nous nous installâmes, pour quelques jours, à l’hôtel du Souss, un établissement ancien mais propre situé au Talbordj, le quartier arabe. Il donnait sur une esplanade où se tenait chaque matin le souk aux fruits et légumes. J’adorais ce pittoresque mélange de couleurs et d’odeurs d’épices. D’autres effluves montaient jusqu’aux fenêtres de notre chambre, celles des animaux, dromadaires, bourricots, poules, moutons, ainsi que le brouhaha des voix gutturales des marchands vantant leurs produits et se mélangeant aux cris des bêtes.
Tout un grouillement de vie installée à même le sol de terre battue où s’étalaient ça et là des flaques de boue et des crottins d’âne disparaissant à moitié sous une multitude de mouches.
Mon grand bonheur était de me promener dans ce marché bigarré et me fondre dans la foule disparate dont les hommes, portant le poignard, insigne des croyants ayant effectué le pèlerinage à la Mecque, inquiétaient fort Michelle qui ne connaissait pas encore les us et coutumes du pays.
Les chambres de l’hôtel, du plus pur style mauresque, entouraient un patio carrelé de mosaïque, plongé en permanence dans une demi pénombre donnant de la fraîcheur à l’ensemble. On y accédait par un couloir circulaire en surplomb. La patronne, une vieille parisienne des faubourgs, nous prit en sympathie et parfois, nous confectionnait sa spécialité, un calamar farci délicieux, qui avait l’avantage également de rompre la monotonie des casse-croûtes à la « vache qui rit » ou des restaurants bon marché, ma solde ne permettant pas un trois étoiles tous les jours.
Agadir, dont le nom signifie forteresse, en berbère, n’était autre qu’un petit paradis. A cause de sa situation privilégiée, elle fut au cours des siècles très convoitée par différentes populations, dont les Portugais, les Arabes et plus tard, les Allemands qui avaient des vues sur la région du Souss. Cette plaine qui s’étend à partir d’Inezgane jusqu’au pied de l’Atlas en suivant le cours de l’oued qui lui a donné son nom, est une des terres les plus fertile du pays. Un vrai jardin d’Eden, j’allais dire d’Allah.
Agadir, Côte d’azur du Maroc, étale ses jardins maraîchers où poussent tous les légumes, les orangers, le blé et même des bananiers.
La ville d’origine fut la « kasbah », que Moulay Mohamed el Harrane fit construire en 1540 pour chasser les Portugais occupant la place à cette époque. Entourée de hauts murs pour se protéger du retour des portugais et autres envahisseurs, on y engrangeait les réserves de grains, la précieuse huile d’argan, des épices, des fruits secs, amandes de Tafraout, dattes, etc...
Elle abritait aussi jusqu’à la catastrophe du 29 février 60, des artisans, bijoutiers, savetiers, menuisiers, dont les échoppes s’encastraient à l’intérieur des murs des remparts d’enceinte de plusieurs mètres d’épaisseur.
Peu à peu, avec moins d’agression extérieure, les maisons s’étalèrent au pied de la colline vers le quartier de Founti et de la mer où un port fut construit pour abriter les barques des pêcheurs de « tassergals », sorte de morue des côtes africaines.
La Kasbah offrait une promenade magnifique autour des remparts car de là haut, la vue porte très loin au-delà de la ville et du port, jusqu’à la plaine du Souss et des montagnes de l’Atlas. Un café maure installé en surplomb permettait de déguster de succulentes pâtisseries marocaines, gâteaux au miel ou cornes de gazelles, accompagnées d’un délicieux thé à la menthe bien fumant.
René Caillé, voyageur explorateur, y séjourna en 1829 lors de son périple africain.
Après Founti, un nouveau quartier arabe, le Talbordj, sortit du sol sur la colline dominant la mer, à l’est de l’oued Tildi. Quelques européens y vivaient aussi, mélangés aux autochtones. Les Français y construisirent l’hôpital durant le protectorat.
Avec la mise en valeur du territoire, de l’implantation de l’armée, de l’aéroport, de la douceur du climat, du port de pêche et en corollaire des sardineries, la ville se développa rapidement durant la période d’après la guerre 39/45, pour atteindre 30 000 habitants au moment du séisme. Arabes, juifs, berbères, européens, y vivaient en parfaite harmonie.
Une ville heureuse ne connaît pas le racisme, ni la xénophobie, ni la haine. Les évènements de l’indépendance nous le prouvèrent.
La ville européenne construite de petits immeubles et de villas style californien s’installa, elle, plus au sud, bordant le front de mer et la plage immense de sable fin. De larges avenues la traversaient, sans feux ni stop, les automobiles y étant encore peu nombreuses.
Les constructions, s’éparpillaient çà et là, séparées par des terrains vagues, sauf sur l’avenue Lucien Saint, qui traversait la ville de part en part, du nord au sud.
Les quelques commerces n’offraient pas un grand moment de lèche vitrines et nos pas nous conduisaient plus volontiers vers le Talbordj où des boutiques de toutes sortes étalant leurs produits à l’extérieur, animaient les rues étroites. Des odeurs de friture, de cuir, de tissus et d’épices, chatouillaient agréablement nos narines. C’est là que j’allais choisir les babouches en cuir de dromadaire que je portais à la maison et que j’ai pris l’habitude de porter, même aujourd’hui, tant que j’ai la possibilité de me réapprovisionner au Maroc ou au magasin de la grande mosquée de Paris.

Le séisme.

Le 22 février 60, vers midi, je lisais dans la salle d’alerte en attente d’un décollage, lorsque le sol bougea sous ma chaise. Un mouvement rapide et léger pendant trois à quatre secondes, qui aurait pu faire penser au passage d’un camion à proximité du bâtiment. Je me précipitai dehors, mais rien ne bougeait. Au contraire, un calme impressionnant régnait sur le parking où les Beechcraft et les Lancaster semblaient dormir sous la chaleur d’un soleil déjà très fort pour cette fin d’hiver. Dans la tour de contrôle qui surplombait le bâtiment, aucun signe de mouvement particulier.
Je revins à la salle d’alerte préparer mon équipement et me rendis aux appareils pour effectuer les essais radio avant vol. Mais cette secousse m’avait intrigué et perturbé mon travail de routine. Interrogés, très peu de mes camarades avaient ressenti ce frémissement, et l’affaire fut vite oubliée.
Une semaine plus tard, le 29, à peu près à la même heure, une seconde secousse plus importante fut cette fois, bien remarquée. Les vitres tremblèrent, des meubles se déplacèrent légèrement et des verres tintèrent dans les placards. Là, plus de doute, le sol avait bien bougé.
Les commentaires allèrent bon train, mais sans inquiétude particulière. Simplement, un petit fait divers à raconter à la famille dans une prochaine lettre. La journée s’acheva comme d’habitude.
Avant le dîner, nous allâmes faire notre petite promenade avec les enfants dans la colline derrière la maison. J’aimais ce moment précieux où je retrouvais ma petite famille.
Juste au coucher du soleil, c’était la période du ramadan, le muezzin appela les fidèles à la prière de sa voix gutturale portant très loin dans l’air calme du soir. Aucun bruit ne la troublait, sauf parfois, le bêlement d’une petite chèvre encore dehors et qu’un petit berger poussait devant lui. Les ombres s’allongèrent sur le sol, il était temps de rentrer dîner.

En cette période, beaucoup de marocains étaient descendus des villages avoisinants pour célébrer en famille cette grande fête musulmane. L’activité des rues réduite dans la journée, ne s’animait qu ‘après la prière du soir. Il en montait de bonnes odeurs de cuisine. Les enfants se gavaient de beignets au miel pendant que les femmes préparaient les mets les plus fins réservés pour cette période sainte et seulement après que le soleil ne soit couché.
Les soirées se prolongeaient très tard pour les hommes, en longs palabres agrémentés de thé à la menthe, pendant que les femmes plus discrètes se retiraient dans un coin ou dans une autre pièce pour échanger les derniers potins, comme toutes les commères du monde.


Lundi 29 février 1960, 23 heures 47.
Le jour supplémentaire de cette année bissextile allait s’achever, lorsque dans un grondement monstrueux, inhumain, venant des entrailles de la terre, accompagné de secousses d’une violence inouïe, toute la maison craqua. Le sol allait et venait en secouant les murs, les meubles, notre lit. Les baies vitrées volèrent en éclats. Je me retrouvai jeté à terre sur le carrelage, incapable de me remettre debout. Je m’entendis hurler comme une bête, de terreur, comme je n’en avais jamais connu même aux pires moments des bombardements de la guerre. C’était l’effroi, cette peur qui vous glace le sang avec un sentiment d’impuissance devant une force énorme qui sort des entrailles de la terre.
Des gravats tombèrent du plafond et des murs. J’entendis un fracas de matériaux comme si un bulldozer entrait dans la maison pour tout casser. Ce cauchemar ne s’arrêterait donc jamais ? Pendant quarante cinq longues secondes, les secousses continuèrent leur mouvement de destruction et nous laissèrent anéantis, paniqués, incapables de penser, d’esquisser le moindre geste de protection. Le grondement et les secousses diminuèrent d’amplitude puis enfin cessèrent. J’avais été éjecté du lit et me retrouvais sur le sol.
D’un coup, je réalisai la situation, le tremblement de la semaine passée, celui de midi, furent des avertissements que personne ne sut déchiffrer.
J’entendis Michelle me crier :

« Les enfants ».

Je me levai d’un coup et cherchai l’interrupteur, me cognai dans des obstacles, trébuchai à chaque pas. La lumière ne marchait pas. Je réalisai que le courant devait être coupé. Dans quelle direction aller, j’étais perdu.
Finalement, je repérai la porte du couloir qui pendait de travers et tentai d’atteindre la chambre où dormaient Cathou et Robin qui pleuraient de peur. Le placard mural du couloir avait expulsé les vêtements, les étagères, les portes. Toutes les affaires encombraient le passage. Dans ma précipitation, je tombai, me redressai, entrai dans la salle de bain et compris mon erreur en sentant les odeurs de parfum dont les flacons devaient être brisés sur le sol.
J’arrivai enfin à la chambre des enfants, en pris un sous chaque bras et fis le chemin inverse pour sortir le plus rapidement de cette cage de béton.
Nous les installâmes dans la 2CV garée dans le jardin, et seulement après cela, nous commençâmes à reprendre nos esprits et nos sens habituels. Je m’aperçus alors que depuis la secousse, des klaxons de voitures hurlaient lugubrement dans la nuit sans interruption, tout près de nous. Ils provenaient de plusieurs véhicules garés devant les immeubles marine dont la corniche supérieure s’étaient détachée, tombant sur eux écrasant les tôles et provoquant des courts circuits. Personne ne s’en préoccupait bien entendu plus soucieux d’évacuer rapidement les bâtiments éventrés.
Petit à petit nous constatâmes les dégâts, car du haut de notre colline nous pouvions apercevoir presque l’ensemble de la ville en contrebas, sur laquelle des lueurs d’incendies rougeoyaient à travers un immense nuage de poussière s’élevant des immeubles et maisons effondrées. De temps à autre, une explosion secouait l’air. Vraisemblablement, provenant de bouteilles de gaz dans les locaux en feu.
Puis, des voix montèrent de ce fatras, des gens s’appelaient dans l’obscurité, cherchant un proche ou demandant de l’aide. Que faire ? Nous étions nous même désorientés, et les maisons autour de nous avaient l’air d’être debout. Il nous était impossible dans l’obscurité d’évaluer l’ampleur des dégâts en ville.
La famille Favre vint nous rejoindre avec les enfants que j’installai aussi dans la 2CV transformée en dortoir.
La nuit étant fraîche, je décidai de retourner dans la maison chercher quelques vêtements et couvertures. Avec prudence, j’avançai dans les pièces et par chance retrouvai une lampe de poche qui fonctionnait. La lumière me fis entrevoir un désordre indescriptible. Le canapé-lit sur lequel nous dormions se retrouvait au milieu du séjour, ce qui nous évita certainement d’être blessé par des portions de cloison formant un tas à l’emplacement où était notre tête.
Des objets jonchaient le sol mélangés aux débris des vitres. Dans la cuisine, une odeur de vinasse montait des 10 litres de vin rentrés la veille, maintenant répandus et mélangés à tout le contenu du placard, sucre, sel, pâtes, riz etc... En tournant vers le couloir, je compris mon erreur d’aiguillage de la nuit en voyant les portes de la penderie arrachées de leur dormant coincées en travers du couloir formant une sorte de labyrinthe qui m’entraîna dans la salle de bain.
Tout ce spectacle de désolation était à pleurer, mais je n’avais pas le temps ni le désir de m’attarder à ranger. Je m’activai, la peur au ventre d’une nouvelle secousse, à trier quelques vêtements que j’empilai dans un sac ou une valise, je ne me souviens plus, et filai à l’extérieur vers la sécurité de la voûte céleste.
Vers trois heures du matin, une voiture monta la route vers nous. Chacun se précipita aux informations. Un officier marinier de service à la base venait prendre des nouvelles de sa famille. Il avait dû traverser un parcours de destruction et de mort qu’il nous rapporta en quelques phrases. Les immeubles effondrés obstruant certains passages, des hommes cherchant dans les décombres, qui un parent, qui un ami. Impensable !
La base située à sept kilomètres de la ville, assez loin de l’épicentre, demeurait intacte et opérationnelle. Nous décidâmes avec Lucien Favre de regagner ce havre, puisqu’il n’était plus question de rentrer dans nos maisons, d’autant plus que de petites secousses telluriques continuaient de faire bouger le sol sous nos pieds.
Au fur et à mesure de notre progression, le récit de notre camarade s’avéra la triste réalité. Après maints détours pour trouver un passage, nous arrivâmes à la base où déjà de nombreux rescapés envahissaient les allées, pèle mêle, civils, militaires, femmes et enfants, marocains et français. Des marins canalisaient tant bien que mal ce flot hétéroclite vers un hangar où des lits “ picots “ dépliés à la hâte leur étaient offerts, ainsi que des boissons chaudes réconfortantes. Pour ma part, j’installai nos deux familles, pour y passer le restant de la nuit, dans un baraquement demi-tonneau en tôle, servant de magasin matériel, me paraissant le plus sûr des abris en cas de nouveau séisme.

Mardi 1er mars.
Vers sept heures, nous fûmes réveillés par les ronflements des turbopropulseurs d’avions gros porteurs C 130 américains venus des bases de Nouasseur et de Port Lyautey apportant du matériel de sauvetage et des tentes pour les sans abri. La cafétéria du mess, venant d’ouvrir nous permit de faire un ravitaillement en café, pain et confiture, qui nous remis les esprits en ordre pour envisager un avenir immédiat pas très réjouissant.

Lucien et moi, nous nous présentâmes à nos services respectifs afin de nous signaler en vie mais aussi pour nous rendre utile dans ces moments difficiles.
Lucien fut désigné pour faire le tri des blessés et des morts. Il participa également au déblaiement. Sale besogne s’il en est. Il eut le triste privilège de retrouver la famille Devaux, nos amis, lui, sa femme et leur bébé, tous les trois ensevelis sous les décombres de l’immeuble Bella vista. Nous leur avions donné quelques mois auparavant un petit chien magnifique de Tao notre chienne berger. Il est mort en leur compagnie.
Il fallut rassurer nos familles qui avaient dû entendre à la radio les informations sur ce drame. Par l’intermédiaire des transmissions de la marine, nous pûmes envoyer une liste des rescapés qui fut retransmise sur les ondes de la radiodiffusion française. Nous sûmes plus tard que les messages avaient été reçus, soit par l’intermédiaire de voisins ou de parents les ayant entendus.
En fin de journée, je m’échappai pour retrouver ma petite famille. Tout allait bien apparemment, les enfants jouaient avec ceux des Favre, Christine et Dominique. Peut être un peu plus grognon que d’habitude.
Une note affichée au bureau d’information nous annonça qu’une évacuation possible des familles pourrait avoir lieu le lendemain par des avions de l’escadrille 31 S de liaison ministérielle de la marine au Bourget. Je m’empressai d’inscrire Michelle et les enfants, Lucien en fit autant pour sa famille. Dans cette perspective, nous retournâmes aux appartements chercher des vêtements et affaires personnelles pour ce voyage sans retour.
Par la même occasion, nous fîmes un tour de la ville pour voir ce qu’il en restait.
A partir du quartier industriel où se regroupaient les sardineries et la plupart des industries ou dépôts, l’horreur commença. D’Agadir, il ne restait rien que maisons détruites, lézardées ou en bloc entier penché comme la tour de Pise. Passant devant l’immeuble Barault, je vis notre ancien studio effondré. Plus loin, sur la place du marché, c’est avec une peur rétrospective que je reconnus l’emplacement de l’immeuble Lali, dont il ne subsistait qu’un tas de gravats de trois ou quatre mètres de haut débordant sur la rue. Notre ancienne propriétaire, Madame Fromentin, qui y avait un appartement, se trouvait encore sous les décombres, mais je ne l’appris que plus tard à Hyères où j’eus la surprise de la retrouver. Elle resta ensevelie blessée aux jambes, plusieurs heures avant d’être extirpée de sa fâcheuse posture.
Je poussai jusqu’au Talbordj en faisant un détour par le front de mer, où du magnifique hôtel SAADA, plein des premiers touristes étrangers, on n’apercevait plus que l’enseigne de toit trônant sur les dalles de béton des quatre étages empilés les uns sur les autres. Des équipes de marins fouillaient les décombres un peu partout en ville, renforcées par les équipages des navires de guerre français en exercice près des côtes marocaines qui s’étaient détournés pour la circonstance.
Arrivé devant le quartier arabe, je dus reculer, dans l’impossibilité de poursuivre en voiture. Le Talbordj n’existait plus ! Seuls des tas de pierres sur lesquelles des marocains fouillaient à mains nues pour déblayer et retrouver leurs morts. Les constructions de pierres liées à la chaux et au sable s’étaient écroulées comme des châteaux de cartes ensevelissant leurs habitants en pleine festivité du Ramadan.
On évaluera plus tard à plus de 15 000 le nombre des victimes en majorité musulmanes et juives de ce quartier.
Je ne suis pas monté jusqu’à la Kasbah, mais je sus que les recherches de survivants quasiment impossibles, s’arrêtèrent très vite et le nivelage des ruines fut ordonné, servant de sépulture aux victimes. On peut encore voir la forteresse ainsi aujourd’hui. Seuls les remparts subsistent avec les stigmates du séisme dans ses pierres.
Après avoir récupéré dans la maison, le maximum de vêtements nécessaires et quelques objets personnels, je rentrai à la base avec dans les yeux la vision d’apocalypse de toutes les misères de cette ville heureuse, belle et maintenant martyre.

Nos familles embarquèrent le lendemain dans un avion de l’Aéronavale, pour la France où ils atterrirent au Bourget accueillis, en ce qui concerne Michelle et les enfants, par ma sœur Gisèle.
Mon affectation ne se terminant qu’en juillet suivant, je me retrouvai célibataire pour quelques mois. Ne voulant plus coucher dans des immeubles en dur, tout le monde logea dans des tentes de l’armée pour trente poilus. Les soirées se traînaient interminables en parties de pétanque et de cartes ou de lecture. En avril et en juin, les autorités organisèrent des vols vers la France qui nous permirent de faire des visites furtives à la famille. Je profitais de l’un d’eux pour rapatrier à bord d’un Lancaster notre chienne Tao dont je ne savais que faire à la base. Elle était devenue agressive et avait mordu un officier qui passait trop près d’elle. La menace d’être abattue planait sur elle, il était temps de la faire partir. Elle retrouva son caractère doux en faisant de grandes promenades en compagnie des enfants qu’elle adorait et qui le lui rendaient bien.
Début juillet, je chargeai la 2cv jusqu’à ras bord et pris la route du Nord, Casablanca, Port Lyautey, aujourd’hui Kénitra, où je fis une escale chez mon ami Carpentier, le rescapé de Dien Ben Phu qui faisait partie de mon équipage, puis Tanger la blanche, pour embarquer sur le ferry vers Gibraltar. Je traversai l’Espagne en touriste, au rythme de ma Gélinotte (la 2cv), c’est à dire à la vitesse moyenne de 60 à l’heure. Mais elle m’amena à bon port pour ce trajet de 8 jours et 3000 kms, au bout duquel je retrouvais ma famille.
Je suis revenu à Agadir, que le roi avait promis de reconstruire plus belle qu’avant, mais ce n’est plus le petit paradis que je connus jusqu’au 29 février 1960 à 23 heures 47. Il est devenu aujourd’hui, une usine à touristes qui ne connaîtront jamais le charme exotique de l’hôtel du Sous au Talbordj, près du souk aux légumes !
Didier Vidal Indicatif radio Delta Victor


Dernière édition par J-C Laffrat le Sam 29 Fév 2020 - 10:29, édité 1 fois (Raison : Ajouté un ami ...)



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Message par DALIOLI le Sam 29 Fév 2020 - 10:19

Je me souviens bien de cette date ,j'étais en cours à Rochefort ! Surtout j'espére ,vu l'agrandissement de la ville d'Agadir actuelle,que les nouvelles constructions ,ont bien suivies les normes antisismiques!



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Message par J-C Laffrat le Sam 29 Fév 2020 - 11:17

Une pensée supplémentaire pour les sauveteurs ...en grande partie des Marins de la BAN ....mais aussi de l'Escadre venue en renfort... se dépensaient sans compter au mépris de la fatigue de nuit comme de jour ....ils contribuèrent à sauver quelques personnes ensevelies sous des tonnes de béton et gravats...
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Message par TECTAM le Sam 29 Fév 2020 - 15:38

Merci Jean-Claude pour ce rappel .

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Message par J-C Laffrat le Sam 29 Fév 2020 - 17:37

Merci Patrick ...je t'avais oublié ... et d'autres présents lors du séisme ou pas ...comme Carret, Momo Le Vaillant et René Bourneton les cochers ...que je salue . Tous ceux qui sont passés par Agadir, pilotes ou volants n’oublieront jamais ce qu'était cette ville avant le séisme.

Lancaster de la 55S -10 WU 09 au dessus de la ville et du port. A la verticale on voit la Kasbah sur la colline et en bas à droite le Talborjt et la Ville Nouvelle. Ce vol n'est pas daté ... Des tours de piste et des approches on en faisait toute la journée...et des vols de nuit aussi ... ce qui empêchait de dormir les couche tôt ...Un Lanc au décollage, les quatre Merlin plein pot c'était pas discret pour ceux qui étaient en dessous [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 615235

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Amitiés à tous

JC



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Message par TECTAM le Sam 29 Fév 2020 - 18:13

Jean-Claude,à partir de fin 1956, nous habitions dans les chalets situés sur la base, légèrement décalés au nord en bout de piste.
Je n'ai pas souvenir d'avoir été dérangé par les vols de nuit. Remarque qu'à 6 ans quand tu es endormi [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 2085676656
Amitiés Gadiris.
Patrick

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Message par J-C Laffrat le Sam 29 Fév 2020 - 21:47

Oui Patrick je me souviens de l'endroit, mais de mon temps c'était la Base Aérienne et les locaux ou vous logiez étaient proches du village de ben Sergao.

La piste était orientée Est-Ouest et son axe était plus bas que la Zone nord mais pas tellement , si les Lanc décollaient face à l'Est vous ne les entendiez sans doute pas, mais si ils décollaient face à l'Ouest c'est à dire vers la mer !... tu devais quand dormir profondément pour ne pas entendre le vrombissement des Merlin...

Je me souviens que le vent dominant changeait de sens à la mi-journée, je me rappelle du Bloch 175 qui en 1950 s'est écrasé en bout de piste Ouest et c'était en début d'après midi , je venais au PC OPs prendre mon service ce jour là .

Je pense que Momo ou René Bourneton doivent se rappeler de ce changement de sens de décollage.

Bonne soirée ...mes neurones fatiguent un peu

Amicalement

JC



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Message par Brand Robert le Sam 29 Fév 2020 - 23:55

Bonne nuit Jean Claude, les anciens Gadiris et à tous,
J'avais résumé mes trois affectations a Agadir mais mon message n'est pas passé...
Voici donc les N° de messages ou je suis intervenu sur Agadir par le passé 73-119-168-193. Bonne nuit à tous, bien amicalement. J'espère mieux dormir qu'il y a 60 ans...

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Message par J-C Laffrat le Mer 1 Avr 2020 - 10:53

Salutatous ,

Avec l'ami Carret nous avons évoqué la GM2 . A ce moment là les Américains dirigeaient les opérations d'escorte de convois et de lutte ant sous marine.
Quelques photos prises en 1943-44 lors de la remise des PV-1 Ventura à la flottille 6FE
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Agadir le 16.11.1944, cérémonie de réception des PV-1 à la 6F :
2è à/c de la gauche, CC Lahaye, Cdt la BAN Agadir, 3è, Commander Westhofen, Ops officer du FAW 15.
Le LV Georges Baron est à l'extrême droite. (Decaix)
Spoiler:

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Agadir le 16.11. 1944, inspection de personnel USN par le commander Westhofen, Ops officer du FAW 15.
(Decaix)
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Agadir le 16 novembre 1944, le LV Decaix, commandant la flottille 6FE, face au Commander Westhofen,
Ops officer du FAW 15. L'OE2 Gicquel est sur les rangs, sous l'aile du PV-1. (Thomé)
[LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 Pv1_210
Equipages de la flottille 6FE à Agadir le 16.11.1944. Les PV-1 portent encore les cocardes américaines.
(Decaix)
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Equipages de la flottille 6FE à Agadir le 16.11. 1944.
(Decaix)








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Message par CARRET le Mer 16 Sep 2020 - 14:33

Grande Amitié à vous tous.....



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Message par J-C Laffrat le Mer 16 Sep 2020 - 17:17

Bonjour Carret,

Grande amitié en retour , Agadir c'est loin , mais toujours dans nos cœurs ! portes toi bien

JC Chibani des années 1950 souvent au Talbordjt et bien sûr à Ben Sergao et Inezgane [LES B.A.N.] AGADIR - Page 22 580511



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