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Message par bertrand robert fils Mar 30 Déc 2008 - 9:46

les faits heures par heures :
La Journée du 24/9/1940


À 5 h, le sous-marin Bévéziers sort de son bassin et appareille afin de prendre position à 10 milles dans le sud de Gorée. Un quart d'heure plus tard, le contre-torpilleur Fantasque, qui était indisponible depuis le 21 suite à une avarie, ainsi que le torpilleur Hardi sortent du port et rallient l'escadre de l'amiral Lacroix. Le sous-marin Ajax, qui était en mer depuis la veille, plonge à 5 h 40.
Spoiler:

Un peu avant 6 h, afin d'avoir des informations sur les forces britanniques deux avions Loire 130 partent surveiller la côte. L'un des deux est pris en chasse par un swordfish qui le crible de balles. Les deux avions parviennent tout de même à regagner Dakar.

Vers 7 h, 3 à 4 monoplans de type SKUA tentent d'attaquer le Richelieu. La DCA des navires réussit à les repousser. Une bombe tombe malgré tout à faible distance entre le Richelieu et le croiseur Georges Leygues.

À 8 h, le sous-marin Ajax aperçoit au périscope 3 torpilleurs à 800 mètres et les 2 cuirassés Barham et Résolution. En essayant d'attaquer les cuirassés, celui-ci est repéré. Les cuirassés se dérobent et il est pris en chasse par les torpilleurs. Alors qu'il atteint 25 mètres de profondeur, 3 grenades du Fortune provoquent de graves avaries qui précipitent l'Ajax sur le fond. Le sous-marin n'a plus aucun moyen de combattre ni de se mouvoir. En effet, la moitié de ses accumulateurs sont détruits. Après ce constat, le commandant donne l'ordre de remonter. N'ayant pas réussi à lancer ses diesels, l'ordre d'évacuation est donné. L'équipage est récupéré par le Fortune. L'Ajax est coulé à 10 h 15.

L'aviation britannique ne renonce pas et vers 9 h 10 une vague de six swordfishs tente à nouveau d'attaquer le Richelieu avec des bombes de 250 livres. Les Britanniques se scindent en deux groupes, le premier continue son attaque malgré un intense barrage de DCA. Leurs bombes tombent à moins de vingt mètres et détruisent des canalisations à mazout. Le second groupe de swordfish largue ses bombes au moment où il est rejoint par des chasseurs français. Durant cette attaque 4 des 6 swordfishs sont abattus. 5 aviateurs britanniques sont capturés.

En ce début de matinée, la batterie côtière du cap Manuel est également visée par les bombardements, mais malgré son toit en toile, elle ne subit que très peu de dégâts.


évolutions des navires

À 9 h 30, les cuirassés Barham et Resolution ouvrent le feu aux 380 mm sur le Richelieu et le cap Manuel à 14000 mètres.

Au même moment, le torpilleur Hardi et les contres torpilleurs reçoivent l'ordre de tendre un rideau de fumée pour dissimuler les croiseurs qui évoluent en zigzag à 25 noeuds.

À 9 h 40 l'ordre d'ouvrir le feu est donné par l'amiral. La tourelle II de 380 mm du Richelieu tire sur le Barham et tombe en avarie juste après. Mais heureusement pour le cuirassé français, les batteries côtières et les croiseurs prennent pour cible les deux cuirassés britanniques.

À 10 h, la tourelle de 152 mm du richelieu tombe également en avarie. Tous les canons du navire sont muets. Un quart d'heure plus tard, le torpilleur Hardi est mis sous les ordres du commandant Marzin par l'amiral Lacroix afin qu'il protège le Richelieu par des émissions de fumée en cas de nouvelle attaque des cuirassés britanniques.

Vers 10 h 50, les deux navires anglais prennent, maintenant pour cible les croiseurs et les contres torpilleurs qui évoluent a l'intérieur du filet par torpille. La puissance des moteurs ainsi que la manoeuvrabilité des navires français rend difficile le réglage des tirs britanniques qui malgré tout les encadrent plusieurs fois. Mais le combat est quelque peu inégal, puisque les croiseurs et les contres torpilleurs français ne peuvent répliquer qu'avec respectivement du 152 mm et du 138mm aux coups de 380 mm.


À bord du Richelieu, les spécialistes d'artillerie navale travaillent sur les pièces de gros et moyen calibre. À midi les tourelles de 380 et 152 mm sont à nouveau prêtes à faire feu.

C'est à ce moment que le Richelieu aperçoit un point noir sur l'eau à tribord arrière dans la direction où la D.C.A. du cuirassé a abattu un avion en matinée. C'est une petite embarcation en caoutchouc. Le commandant Marzin donne l'ordre au Hardi d'aller récupérer les rescapés.

Vers 12 h 30, le Hardi est encadré par des gerbes de 203 alors qu'il hisse à son bord un aviateur anglais blessé. Il met cap, à toute vitesse, sur l'entrée du port en tirant de toutes ses pièces. Il signale aux navires en rade qu'il est poursuivi par 2 cuirassés et 2 torpilleurs. Le Richelieu ouvre le feu avec une tourelle de 380, le Montcalm et le Georges Leygues avec leurs 152. Les croiseurs et les contres-torpilleurs reprennent leur évolution en zigzag.

L'inquiétude de la veille laisse place à l'enthousiasme . En effet, ce ballet incessant de croiseurs et de contre torpilleurs, sans aucun abordage ni dommage causés par les Britanniques, regonfle le moral des marins. C'est ainsi, qu'à chaque croisement des bâtiments les équipages se saluent bruyamment par des hourras.

À 13 h, l'ordre est donné par l'amiral de faire de la fumée afin de masquer les navires en rade. Les Britanniques tirent en aveugle et n'atteignent aucun de leur objectif. Par contre, le port est touché ainsi que le Portos et le cargo suédois Tacoma chargé de fûts d'huile d'arachide qui prennent feu immédiatement.

Enfin vers 13 h 30 les navires anglais disparaissent derrière la pointe de Dakar et le feu cesse.

Les navires reprennent leur poste d'attente, et les hommes qui ne sont pas de quart vont sommeiller à l'ombre des superstructures.

À 15 h 30, le malin donne l'alerte. 8 swordfish de l'Ark Royal, qui volaient haut, ont piqué moteurs réduits. Ils sont accueillis par la D.C.A des croiseurs Montcalm et Georges Leygues. Le Fantasque, le Malin, le Hardi, l'Air France IV, la Gazelle ainsi que le Commandant Riviére ouvrent également le feu. Ce mur de D.C.A gène fortement les avions anglais, ce qui désorganise leur attaque. Deux d'entre eux sont abattus, quatre se débarrassent rapidement de leurs torpilles. Par contre, les deux derniers sont en palier au ras de l'eau et lancent leurs torpilles sur le Montcalm et le Georges Leygues. Cette attaque a complètement surpris le Georges Leygues, le croiseur est stoppé. Le commandant ordonne "37 noeuds à gauche toute". Cette manoeuvre, qui demande quelques heures, est exécutée en un temps record. Le croiseur réussi inextrémiste à éviter les torpilles. Le Montcalm en fait de même.


Pour les Anglais cette fin de journée n'est pas concluante. Aucun de leur tir n'a atteint son objectif. Par contre, le pont du Résolution a été plusieurs fois balayé par des éclats d'obus et le Barham a été atteint quatre fois sans que les dégâts ne soient importants. Du côté Français, on a à déplorer la perte de l'Ajax et le Malin a été confronté à une fuite de vapeur, d'une de ses chaudières, dû à des chocs causés par des bombardements proches. Tout a été remis en ordre dans l'après-midi. Quant au cuirassé Richelieu, le commandant Marzin décide d'armer la tourelle I de 380 en plus de la tourelle II qui a 3 des 4 canons inutilisables. En effet, le cuirassé a quitté Brest en Juin 1940 sans avoir la totalité de son artillerie de terminée. Seule la tourelle II de 380 et 2 tourelles de 152 sont prêtes à combattre. Dans la nuit, grâce au travail des canonniers, des armuriers et des ouvriers, la tourelle I est mise au point.

En soirée les navires prennent leurs postes de mouillage pour la nuit. Ci ce n'est le Hardi qui s'escrime à couler le Tacoma. En effet, ce cargo chargé d'huile a pris feu après avoir été atteint par un obus anglais. Dans l'après-midi le remorqueur Buffle réussit à le sortir du port, mais l'aussière casse et le cargo commence à dériver. Ses futs surchauffés explosent dans le ciel et il est impossible de le reprendre en remorque. En dérivant, le Tacoma menace d'aborder d'autres cargos qui se trouvent au mouillage. En début de soirée l'ordre est donné au Hardi de le couler. Après quelques coups de canon, Le Tacoma s'enfonce un peu, mais refuse de couler. Le courant arrange les choses puisque le cargo s'échoue au nord de l'île de Gorée par petits fonds. La nuit va être éclairée par deux épaves, celle du Tacoma et celle de l'Audacieux qui continuent de brûler depuis le 23.

Redoutant une attaque par vedettes, les avisos patrouillent le long des filets. De plus, la Gazelle et la Surprise reçoivent l'ordre de faire une passe avec leurs dragues à la recherche de mines magnétiques du côté de Gorée. Mais, on ne trouve que des torpilles n'ayant pas explosé.

Toujours dans la soirée, le Général de Gaulle se rend sur le Barham. Il convient avec l'amiral Cunningham et le général Irwin d'arrêter le bombardement de Dakar au vu de la surprenante résistance des troupes fidèles au maréchal Pétain. Mais dans la nuit Churchill envoie un message à la flotte anglaise leur ordonnant de poursuivre le combat.

à suivre le 25...

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Message par bertrand robert fils Mar 30 Déc 2008 - 10:22

Images de la bataille de Dakar.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Routes10

Spoiler:
Déplacements des croiseurs et au large des Anglais.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Ajax_110

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Ajax_f10

La fin de l'Ajax.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Combat10

Le Montcalm sous les tirs de 380.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Combat11

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Combat12

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Dakar810

le Richelieu sous les tirs.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Dakar910

Le Montcalm sortant.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Dakar111

Rideau de fumée du Hardi.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Hardi10

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Obus_p10

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Obus_p11

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Hardi_10

Le Hardi.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Richel12

Salves du Richelieu les 380 et 152.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Montca17

Le Montcalm.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Persee10

Le Persée.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Salve_10

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Richel13

Le Richelieu.

A suivre...

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Message par Draen Mar 30 Déc 2008 - 16:04

Récit épique... Un grand merci d'un lecteur attentif. Enfant, alors insulaire de Gorée, j'ai péché autour de l'épave du Tacoma, et un peu plus tard, j'ai escaladé à plusieurs reprises celle du Persée (ce qui m'a valu d'ailleurs d'assez belles égratignures...) En effet, en 1956, l'épave a été sortie de l'eau et échouée sur la partie civile de la plage de Bel-air. Je ne sais pas combien de temps elle y est restée, nous sommes rentrés en métropole peu de temps après. Quelques années avant, en 1950 je pense, alors que nous habitions un logement Marine à la Batterie Gambetta, balcon au dessus des falaises d'Oran, j'avais eu l'occasion de voir arriver puis appareiller le Montcalm, en escale à Mers-el-Kébir avec plusieurs autres unités.
Je reste a l'affût de la suite du récit, car mon père à rejoint l'escadrille 6T basée à Bel-Air en fin 1941.

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Message par bertrand robert fils Mar 30 Déc 2008 - 18:11

salut Draen, je vois qu'en 1950 tu habitais à Oran et en 1956 tu étais à Dakar.
Moi le 1 janvier 1951 à 1 heure du matin je venais au monde en 1952 j'étais déjà en Tunisie
et en 1956 j'étais à Mers el Kébir
puis à Oran jusqu'en 1961.

Voir l'histoire de mon père dans Carnets de bord d'outre tombe dans histoires et histoire.

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 7:47

LA BATAILLE NAVALE DE DAKAR du 25 septembre 1940 vu par JACQUES MORDAL.
La bataille commença de bonne heure le 25, par un tir de la D.C.A. sur un avion anglais qui rôdait du côté de la pointe de Fann.
Tous les bâtiments avaient appareillé comme la veille entre 4 et 5 heures du matin pour reprendre leur ronde en baie de Tiaroye.
La chasse venait de décoller. Quelques minutes plus tard, elle s'apprêtait à marquer en abattant à 6h52 l'hydravion d'observation d'un des cuirassés anglais, le premier point de la journée.
La brume avait complètement disparu pour faire place à une visibilité exceptionnelle s'étendant à plus de 40.000 mètres.
À 7h40, le poste d'observation du Château d'eau du cap Manuel signala deux grands bâtiments très loin dans le Sud-Est. C'étaient le Barham et la Resolution.

Spoiler:
"Alerte générale"

Le Richelieu tirera sur les cuirassés.
Ses pièces prennent un pointage d'attente au gisement 120.
Mais on n'ouvrira pas le feu avant que la distance ne soit tombée à 20.000 mètres.
Quant aux croiseurs, ils ont assez à faire à s'occuper des 10.000 tonnes anglais qui viennent de se démasquer un peu à l'est des cuirassés, cap sur Tiaroye.
L'approche est longue et l'attente énervante.
À 8h25 le Barham et la Resolution sont encore à 34.000 mètres.
Voilà qu'ils font demi-tour et remettent le cap au sud pendant un quart d'heure.
Puis ils se retournent à nouveau à 8h40.
Cette fois c'est pour de bon. La distance diminue rapidement.
- 30.000 mètres à 8h47, 22.000 à 9 heures.
Commencez le feu ! La tourelle I tire sur le cuirassé de gauche, les 152, sur celui de droite.
Le Hardi a refait une ample provision de fumigènes et son rideau de fumée protège admirablement le cuirassé.
Pour augmenter encore cette protection, un canot à moteur s'en va mouiller quelques fumigènes supplémentaires à l'Est de la jetée.
La bataille est devenue générale.
Gorée tire sur les cuirassés, Georges Leygues et Montcalm ont ouvert à 8h58 le feu sur les croiseurs lourds à une distance de 24.000 mètres.
Tout ce monde tire fort bien et les premières salves sont encadrantes de part et d'autre.
Durant l'engagement, on comptera à peu près deux cents gerbes parfaitement groupées autour de nos croiseurs, qui de 9h06 à 9h15 sont presque constamment encadrés.

Les coups longs sifflent à raser les passerelles.
Chacun se fait plus petit, essaye de se réduire en se tassant d'un mouvement instinctif.

« C'est beau, fait un jeune matelot secrétaire, mais... c'est près.
— Tant que ça ne tombe pas dessus, rétorque son chef...
— Oh, bien sûr ! » Et de retourner à son porte-voix.

Vers 9h30 le poste central de reconnaissance signale que l'un des deux cuirassés, le Barham sans doute, venait de catapulter son hydravion de réglage.
Cinq minutes plus tard, le Richelieu fut atteint par un projectile de 380 qui éclata dans un poste désert et y provoqua un début d'incendie, vite maîtrisé.
Il n'y avait pas un seul blessé. Ce fut le seul impact.

La chasse était en alerte.
À 9h20 le Walrus était abattu par le commandant du groupe de chasse en personne.
Le tir britannique se fit moins précis.
Il n'allait pas tarder à cesser tout à fait.

Quelque chose d'anormal en effet avait dû se passer dans la ligne anglaise, car le deuxième cuirassé ne tirait pas.
On le vit prendre de la gîte et abattre en grand sur bâbord, au lieu de suivre l'évolution de son matelot d'avant sur tribord, après qu'une immense gerbe grise se fût formée sur son avant, presque le début de l'action.

C'était le Bévéziers qui venait de se manifester. On sait que ce sous-marin avait passé toute la journée du 24 au poste de veille qui lui était assigné à dix milles au sud de Gorée.
À trois reprises, le commandant Lancelot avait essayé de gagner.
Une position favorable à l'attaque des cuirassés qui se présentaient dans son périscope.
Trois fois il en avait été empêché par l'aviation qui gardait de fort près les navires.
II avait échappé aux bombes, mais, la nuit venue, il lui fallut rentrer bredouille au port pour recharger ses accumulateurs.

L'amiral Landriau venait d'étudier avec le commandant Marzin le graphique des routes des cuirassés anglais, relevées par la direction de tir du Richelieu.
On pouvait parier à coup sûr qu'ils reviendraient le lendemain dans les mêmes eaux, car ces routes leur permettaient de se défendre de la batterie des Mamelles et les laissaient hors de portée de Bel Air, c'est-à-dire qu'elles éliminaient pour eux la moitié des batteries de 240 de Dakar.
Le poste du Bévéziers fut donc déterminé en conséquence, et le 25, à 5 heures du matin, le sous-marin appareilla pour s'y rendre.
Le calcul était bon.
À 8h07, Lancelot aperçut dans son périscope deux bâtiments de ligne escortés par deux torpilleurs et zigzaguant à une vitesse d'environ 20 nœuds.
Il se mit aussitôt en devoir de chasser un poste d'attaque, ce qui lui fut facilité par la manœuvre des Anglais, dont l'un avait mis le cap sur lui à 8h38.
Cette fois, il n'y avait plus d'avions.
Le Bévéziers laissa passer un torpilleur qui le croisa à 600 mètres sur son avant.
Puis, à 9 heures précises se trouvant à 8 milles, dans le 157 de Manuel, il lança quatre torpilles, à une distance de 2.500 mètres.
Cent vingt-cinq secondes plus tard, exactement la durée de trajet, on perçut une explosion sourde, bien différente de celles, précipitées, des grenades que les torpilleurs lâchaient par chapelets autour du Bévéziers.
Une au moins des torpilles avait touché le but.
On pense même que plusieurs frappèrent l'objectif qui était le Résolution.
Le grenadage des destroyers ébranla quelque peu le sous-marin sans lui causer d'avaries sérieuses.
Il put se dérober, attendit la fin de l'action et remit le cap sur Dakar.
À 11h18, le Bévéziers faisait surface sous Gorée.
Peu après, il s'amarrait dans le port, acclamé par les équipages.

Et ceux qui connaissaient leur histoire pensèrent qu'on lui avait porté chance,en lui donnant ce nom de Pevensey, que nos marins d'alors prononçaient Bévéziers en souvenir de la victoire remportée deux cent cinquante ans plus tôt, le 10 juillet 1690, par le maréchal de Tourville, sur l'escadre anglo-hollandaise de l'amiral Herbert.

Cette attaque heureuse avait en effet définitivement scellé le sort de l'opération «Menace».
À 9h20, le Walrus du Barham avait été abattu par le commandant du groupe de chasse.
À 9h25, le Barham lui-même était atteint à son tour.
On vit une vive lueur sur son avant.
C'était un projectile du Richelieu qui venait d'aller au but (1).

Cette fois Cunningham décida de rompre le combat.
Deux «beaux bateaux endommagés, dont l'un si gravement qu'il en aurait pour des mois à se faire réparer dans un arsenal, c'était trop pour un résultat qui s'estompait de plus en plus.
Les cuirassés anglais cessèrent le feu et se retirèrent dans le sud.
Les croiseurs lourds tirèrent en retraite jusqu'à l'extrême limite de portée, 27 000 mètres.
À 9h31 tout était terminé.

"Comment va ?" demande le Montcalm en croisant le Georges Leygues.
"Au poil !... " répondit le navire amiral

9h37 : Cunningham fit protéger sa retraite par l'Ark Royal qu'on, put observer encore à 11h25 à 35.000 mètres dans le 225 du cap Manuel, faisant décoller cinq avions.
On crut à l'imminence d'une nouvelle attaque aérienne.
En fait, il ne s'agissait que d'une patrouille de reconnaissance et de couverture en vue d'une contre-attaque éventuelle de notre aviation.

La bataille était terminée.
Elle se concluait sur une victoire française.
Il est particulièrement significatif que les combats de Dakar n'aient en aucune façon aggravé les rapports franco-britanniques.

On peut même dire sans paradoxe qu'ils ont contribué à les améliorer et la détente indiscutable qui s'est manifestée dans nos relations avec l'Angleterre après la crise grave de l'été 1940, fut certainement favorisée par le respect que les Anglais ne pouvaient manquer d'éprouver pour la détermination des défenseurs de Dakar.

Il faut bien connaître le réalisme britannique pour pouvoir comprendre comment, quarante-huit heures après la torpille du Bévéziers et les coups de canon de Dakar, un convoi de trois beaux cargos français a pu se présenter dans le détroit de Gibraltar sous la protection d'un petit aviso armé d'un vieux canon antédiluvien, et continuer sa route sans autre réaction de la forteresse que le traditionnel :

"What ship in company, phase ?" (2) envoyé par le sémaphore de la Pointe d'Europe.

Et c'est pourtant ainsi que les choses se passèrent.

(1) le fait fut confirmé par les officiers de l'Ajax qu’ils furent ramenés de Freetown à Gibraltar à bord du Barham.
Il ne fut d'ailleurs pas contesté par les Anglais.

(2) Quels navires avec vous, s'il vous plaît ?

Le trafic commercial français par Gibraltar inaugurée le 7 septembre se poursuivit et s'organisa sans aucun incident.
Un seul convoi avait été arrêté, celui du 23 septembre.
Encore l'avait-il été à l'initiative de l'Amirauté française qui avait donné l'ordre de le garer en recevant la nouvelle de l'attaque de Dakar.
Le jour même où le trafic reprit, le 27, M. de la Baume rencontrait à Madrid Sir Samuel Hoare, ambassadeur de Grande-Bretagne.
Ce dernier déclara à l'ambassadeur de France : « qu'il n'allait pas formuler de récriminations au sujet de ce qui s'était passé.
C'est ainsi qu'il n'avait pas l'intention d'entamer une discussion au sujet du grave ressentiment qu'avaient causé en Grande-Bretagne, l'attaque de Gibraltar ou l'ouverture du feu sur les parlementaires portant le drapeau blanc à Dakar ».

Ces conversations, comme les entretiens Churchill-Rougier du 24 octobre, puis les accords Chevalier-Halifax du mois de décembre permirent de préciser entre diplomates et hommes d'État un certain nombre de questions que les marins avaient déjà traitées en fait depuis plusieurs semaines, concernant le ravitaillement de la France et l'assouplissement du blocus.

Ainsi, grâce au sens aigu des réalités des hommes d'État britanniques et français, on en était arrivé à un compromis honorable. Instruit par la cuisante expérience de Dakar, le gouvernement anglais promettait de n'entreprendre aucune action contre nos territoires d'Outre-Mer, si nous nous engagions de notre côté à ne pas tenter la reconquête des territoires ralliés à la France Libre.
Et, malgré les pressions allemandes, le gouvernement français n'avait aucune envie de se lancer à son tour sur la voie de la guerre civile.

Sur mer, les Anglais acceptaient de considérer le trafic maritime de l'A.O.F. comme un cabotage non soumis au blocus.
Bien entendu ces bonnes dispositions varieront suivant les circonstances et souffriront de nombreuses exceptions, mais dans cette atmosphère de détente du mois d'octobre 1940, Dakar a été l'une des causes
favorisantes les plus certaines.

Revalorisée vis-à-vis des Anglais, notre position ne l'est pas moins vis-à-vis des Allemands.
Le bénéfice de la résistance victorieuse de Dakar va se faire sentir très longtemps.
L'Afrique du Nord sera respectée et l'on n'entendra plus parler des prétentions allemandes avant le printemps suivant.
Nous tirerons de notre défense en A.O.F. des arguments pour renforcer nos positions en Afrique, y amener des armes, du matériel.... qui, en fin de compte, serviront contre l'Axe après le mois de décembre 1942 en Tunisie.
C'est à Dakar que Weygand, et Juin après lui, doivent d'avoir pu entretenir et préserver cette armée d'Afrique qui devait jouer un si grand rôle sur les champs de bataille d'Italie, de Provence et d'Alsace, jusqu'au Rhin et au Danube.
Présentées par des gens qui ont su se faire respecter, les objections soulevées à toutes les demandes allemandes d'intervention contre l'Afrique Française Libre seront prises en considération et nous pourrons avec succès repousser aux calendes grecques ces différents projets.
Enfin, la résistance de Dakar a permis d'éliminer un complexe d'infériorité qui s'était emparé de beaucoup de Français à la suite des événements du mois de mai.
Les Allemands ont bien précisé aux membres de la Délégation française à Wiesbaden, que, huit jours après l'arrivée du général de Gaulle à Dakar, ils auraient envahi l'Afrique du Nord.
Qui pouvait les en empêcher ?
Quelle tournure aurait prise alors la bataille de Méditerranée, la défense de Malte, de Suez, les débarquements alliés de 1942...

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 7:55

L'Homme de Dakar le commandant du Béveziers Pierre Lancelot.

Le lendemain, changement de décor, le temps est magnifique et la mer calme.
Si la visibilité parfaite permet désormais d'apercevoir à plusieurs dizaines de milles les forces ennemies, elle rend du même coup plus voyante encore la coque du Béveziers : Lancelot choisit donc d'opérer au maximum en plongée, entre vingt et trente mètres, ou à l'immersion périscopique.
Heureusement pour le sous-marin, peu à peu, la chasse française acquiert ce jour-là la maîtrise de l'air, et repousse au loin les avions anglais.

Spoiler:
Dans la nuit, le Béveziers a reçu l'ordre de prendre le même poste que la veille.
D'accord avec ses supérieurs, Lancelot a en effet arrêté un plan audacieux qui ressemble fort à un pari: il ira de nouveau se mettre à l'affût devant Gorée et attendra le corps de bataille britannique, persuadé que les Anglais, sûrs de leur supériorité, emprunteront une route identique.
Avec l'amiral Landriau et le capitaine de vaisseau Marzin, commandant du Richelieu, il en a acquis la certitude après avoir étudié le graphique des routes suivies par les cuirassés adverses, tel qu'il a été établi par la conduite de tir du Richelieu.
Les officiers français ont en effet remarqué que cet itinéraire permettait à la Battle Fleet de se tenir à distance de la batterie des Mamelles, tout en se maintenant hors de portée des canons de 240 de Gorée. Tout porte donc à croire qu'elle recommencera. Pari gagné.

Immobile, le Béveziers guette sa proie qu'il repère à 8h07.
Il se met aussitôt en chasse, laissant s'avancer le rideau protecteur du corps de bataille britannique. Un destroyer passe même à 600 mètres sur l'avant du sous-marin sans le repérer !

A 9 h, après un ultime coup de périscope. Lancelot, à environ 2500 mètres de la route de le Résolution lance une gerbe de quatre torpilles, et plonge aussitôt à vingt-cinq mètres pour rentrer à petite vitesse vers Dakar.

Mais l'un des destroyers le repère immédiatement grâce au sillage des torpilles.
En l'espace d'un quart d'heure, pas moins de cinq grenadages successifs sont entrepris contre lui, sans résultat.

Entre-temps, le Béveziers a nettement entendu l'explosion d'une torpille : le cuirassé Résolution vient d'être touché sous sa ligne de flottaison, et prend très rapidement une gîte de 12,5 degrés, ce qui l'empêche de tirer.
La chambre des chaudières bâbord est noyée, et le navire perd de la puissance, alors que des incendies éclatent dans plusieurs compartiments.
Pour éviter des dégâts plus graves, son commandant, le capitaine Willis, fait ralentir l'allure, pendant que deux destroyers émettent un écran de fumée pour couvrir sa retraite.

Au même moment, le Barham, qui a évité de justesse les torpilles de Lancelot, est touché par un obus du Richelieu.
En fin de compte, c'est la quasi-totalité des bâtiments de la Navy engagés depuis trois jours dans l'opération qui sont plus ou moins endommagés.
Ce concert de mauvaises nouvelles, alors que le Résolution est en péril, conduit les navires britanniques à se retirer : à peine lancé, leur nouvel assaut vient d'avorter.

Lancelot en profite, et rentre enfin au port sous les hourras des équipages.

Du côté FFL, c'est la consternation. Pierre Messmer, embarqué sur le cargo Pennland avec ses camarades légionnaires, observe la retraite du cuirassé, et en pressent sur le champ la signification :
« Nous l'avons vu, maintenant nous voyons très bien, revenir vers nous avec une forte gîte sur bâbord.
Ce grand navire blessé, que d'autres, plus petits, entourent pour le secourir et le protéger, témoigne de notre échec et en même temps du courage et de l’habileté des marins français de Dakar égarés au service d’une mauvaise cause ».

Le jugement politique n’exclut pas le respect pour les adversaires du moment.
En réussissant à torpiller le Résolution, le Béveziers vient de sonner le glas de l’opération « Menace » : la Royal Navy ne peut se permettre de perdre ses cuirassés devant Dakar quand l’Angleterre est sous la menace d’une invasion allemande.

Le 10 octobre 1940, ce sous-marin, au nom prédestiné, est cité à l’ordre de l’armée de Mer pour avoir donné à la France et à sa marine leur première victoire depuis l’armistice.
Quelques jours plus tard, Lancelot est promu capitaine de frégate, cent jours à peine après avoir obtenu ses galons de « corvettard » !
Seul rescapé des trois submersibles engagés, le Béveziers a bénéficié de l’indéniable métier de son commandant, mais également de sa baraka.

Comme le reconnaîtra plus tard l’amiral Cunningham dans son rapport d’opérations, le torpillage réussi de Lancelot a ébranlé l’ambition britannique et puissamment contribué à l’échec final de l’opération.
De Gaulle, quant à lui, vient de connaître une défaite personnelle d’une gravité inédite.
Si Churchill, critiqué aux États-Unis et vivement contesté en Grande-Bretagne, lui accorde encore sa confiance, il est désormais hors de question qu’une nouvelle intervention de cette ampleur voit le jour dans un proche avenir.

Cette action d’éclat vaut à Lancelot les honneurs de l’Illustration, qui publie sa photo le 2 novembre 1940 au milieu de son état-major.
Il devient un symbole de la lutte contre les « menées anglo-gaullistes» en même temps qu’un outil de propagande pour Vichy.

Distinction suprême, son obéissance est récompensée, début 1941, par l’attribution de la francisque.
Le commandant du Béveziers se trouve donc pour la première fois l’instrument d’événements qui le dépassent.
Ce n’est pas la dernière…

Le Béveziers.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Bvz_110
Le commandant du Béveziers, Pierre Lancelot et ses officiers.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Cpt_be10

Le Béveziers rentrant sous les acclamations du Richelieu.

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Dakarr10


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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 7:57

La Bataille de Dakar-le 25
vu par le Capitaine de Vaisseau
Paul Bernard


Lorsque dans la matinée du 25 septembre vers 9 ou 10 h du matin, le "Resolution" a été torpillé par le sous-marin "Bévéziers", et le "Barham" a été touché par un 380 du "Richelieu".

Spoiler:
Je ne peux pas l’affirmer solennellement, mais sur le moment j’étais sur la passerelle supérieure du "D' Entrecasteaux ", puisque j’avais la responsabilité de la défense contre-avions, j’étais aux jumelles et je regardais attentivement et en permanence les bâtiments anglais j’ai eu fortement l’impression de voir osciller la tour d’un des deux cuirassés qui s’est révélé être le "Resolution", peut-être était-ce l’effet de la torpille du "Bévéziers". Je ne saurais le dire, toujours est-il que le "Resolution" a été gravement avarié, a été obligé d’entrer en réparations pour des mois à la suite de ce torpillage et que le "Barham" qui avait reçu un du "Richelieu" a été de son côté fortement avarié.

On m’a même raconté - mais je ne peux pas l’affirmer non plus - qu’à bord du "Barham" un Contre-Amiral anglais avait été tué. Ce qui me permet de dire que j’ai participé à un échelon fort modeste à une bataille contre la Marine anglaise, au cours de laquelle on a tué l’Amiral. Ce n’est peut-être pas la vengeance de Nelson à Trafalgar mais on peut néanmoins y penser. Toujours est-il que les Anglais ont rompu le combat, se sont écartés et que l’ affaire de Dakar pour nous a été terminée même si nous restés sur le qui-vive quelque temps. Donc, tout s’est bien terminé, mais je dois insister sur le fait que l’affaire a été très chaude.

Ce que nous avait dit notre Commandant sur le "D' Entrecasteaux " le premier soir, que nous serions certainement coulés, nous est apparu pendant longtemps, pendant plus de vingt-quatre heures comme une certitude absolue.

La bataille avait commencé dans la brume, pour nous elle s’est terminée dans la lumière.

Il faut bien parler des pertes ça représentait une centaine de morts parmi les notre, dont les 80 de "l’Audacieux", comme bateaux, donc "l’Audacieux" qui a été détruit et il n’a pas coulé immédiatement, mais n’a jamais renavigué et les deux sous-marins "Persée" et "Ajax " dont la totalité de l’équipage a été sauvée et a terminée dans les geôles anglaises pendant quelques mois avant de reprendre le combat quelques années plus tard.

Précisons également que le Commandant du "Bévéziers" qui torpilla le "Resolution" était un Nantais, le Capitaine de Corvette Lancelot.

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 7:59

les faits heures par heures :
La Journée du 25/9/1940


À partir de 4 h, les différents navires commencent à appareiller. Ce matin la visibilité s'annonce exceptionnellement bonne. De part et d'autre des avions de reconnaissance sont envoyés.
Spoiler:
À 5 h 30, 6 Curtiss décollent. Une heure plus tard, ils abattent, avec le concours de la D.C.A des navires, un Swordfish de l'Ark Royal. Les autres avions ne se risquent pas trop près de Dakar et regagnent le porte-avion.

À 7 h 40, le poste d'observation du château d'eau du cap Manuel signale l'arrivée des navires anglais.

À partir de 8 h 30 des rideaux de fumée sont tendus par le Hardi, le Malin, le Fantasque et la Surprise. Un canot à moteur va mouiller quelques fumigènes à l'est de la jetée où se trouve le Richelieu afin de parfaire cet écran de fumée.

L'ordre est donné par le gouverneur général de ménager les munitions. En effet, le Richelieu n'a que 24 charges de poudre pour les tourelles de 380.

Comme nous l'avons fait remarquer, la chasse française a la maîtrise du ciel et elle la gardera pendant toute la journée. En ce début de matinée, ils refoulent les avions d'observation et abattent le Warlus catapulté de l'Australia.

8 h 25, arrivée à 34000 mètres les navires anglais font demi-tour cap au sud, et ceci, pendant un quart d'heure. Puis remettent de nouveau le cap sur Dakar. Le Barham a pour objectif le Richelieu, le Resolution la batterie de l'île de Gorée, le Devonshire celle du cap Manuel et enfin l'Australia les croiseurs Montcalm et Georges Leygues.



À 9 h 4, arrivé à 22000 mètres la tourelle I du Richelieu ouvre le feu sur les cuirassés. Le Barham répond par une salve de 4 coups, celle-ci manque le Richelieu mais tombe à moins de 200m du Hardi qui manoeuvre à petite vitesse afin d'établir un rideau de fumée. Au même moment le Resolution est atteint par une ou plusieurs torpilles du sous-marin Bévéziers placé en embuscade au sud de Gorée. L'eau s'engouffre dans une brèche de 9m sur 15m , elle noie entre autres le compartiment machine bâbord. Le vieux cuirassé prend une bande de 12° ne lui permettant plus d'utiliser son artillerie. Il se retire aussitôt du combat. Entre temps, le Bévéziers plonge et met le cap sur l'île de Gorée. Le Foresight le grenade 4 fois sans causer d'avaries sérieuses.

Durant les minutes qui suivent, des tirs sont échangés de part et d'autre. Le Georges Leygues et le Montcalm sont encadrés plusieurs fois. Le Richelieu a sa tourelle de 152 qui tombe en avarie, par contre la tourelle I fonctionne parfaitement et encadre le Barham.

À 9 h 15 le Richelieu est atteint par un obus de 380mm qui tombe sur le pont où il produit un sillon. L'explosion intervient dans le poste d'équipage où il a pénétré, provoquant un début d'incendie rapidement maîtrisé par les équipes de sécurité. Il n'y a aucune perte de personnel.

À 9 h 20, l'avion de réglage de tir anglais est abattu par un Curtiss.

Une minute plus tard, l'escadre britannique fait demi-tour rompant le combat. En effet, Le Resolution est hors combat, les tirs du Richelieu sont de plus en plus précis, l'Australia est touché par deux fois par des obus de 152mm qui ne provoquent que des avaries sans gravité et c'est l'aviation française qui maîtrise le ciel. C'est cette résistance inattendue des Français et la peur de perdre des navires qui poussent l'amiral Cunningham à se retirer.

Tout au long de la matinée, les Français croient à l'imminence d'une attaque aérienne. L'Ark Royal fait décoller des Swordfish mais ce n'est que pour couvrir sa retraite contre une éventuelle riposte de Dakar.

Les Français envoient effectivement une contre-attaque composée de 3 bombardiers Glenn Martin 167F. Mais il n'y a qu'une seule bombe de 200 kg qui est larguée sur les navires anglais et elle tombe à 50 m du croiseur Faulknor. Les autres bombes sont délestées en mer à cause d'un mauvais fonctionnement. Certaines d'entre elles tombent entre le Georges Leygues et le Montcalm provoquant une alerte aérienne.

À partir de 10 h, le calme s'installe. Une vingtaine de minutes plus tard l'amiral ordonne de cesser la fumée. Les reconnaissances aériennes confirment la retraite des Britanniques vers Freetown. Dans le même temps, les radios mondiales annoncent la décision du gouvernement britannique de renoncer à poursuivre les opérations contre Dakar. L'opération Menace prend fin. Vers midi les croiseurs rentrent au port et reprennent le service normal.

Pourtant, une menace guette encore l'escadre de l'amiral Cunningham. En effet, le sous-marin Sidi Ferruch, qui convoie un cargo, reçoit l'ordre dés le 23, alors qu'il se trouve au large de Conakry, de rallier Dakar pour attaquer la force M. Le 25 vers 10 h, le Sidi Ferruch se trouve sur la route de retraite des Britanniques. Dans la journée il aperçoit les cheminées de deux paquebots qu'il essaye de chasser. Mais, il est repéré par des avions de l'Ark Royal qui le bombardent. Il est obligé de plonger en laissant s'échapper sa proie.

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 8:07

Images de la bataille de Dakar du 23, 24, 25 septembre 1940
Côté Dakar
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Spoiler:

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 8:17

Images de la bataille de Dakar du 23, 24, 25 septembre 1940

Côté Anglais
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L'Australia

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Le Barham

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L'Ark Royal

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Le Resolution

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 8:24

Images de la bataille de Dakar du 23, 24, 25 septembre 1940

Les avions
MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Avion_10
Spoiler:
swordfish touché

MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Avion_11

swordfish touché

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Loire c130

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Luciole de l'Ark Royal

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formation de swordfish

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 8:29

Images de la bataille de Dakar du 23, 24, 25 septembre 1940

Les défenses côtières


MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Canon_10

Cap Manuel


MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Def_co10


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L'île de Gorée

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Tourelle de Gorée

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 8:38

Images de la bataille de Dakar du 23, 24, 25 septembre 1940

Le Richelieu
MONTCALM (CROISEUR) - Page 4 Batime10
Spoiler:
Un obus de 380 provoque un début d'incendie

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Croiseur passant devant le Richelieu

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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 8:42

Images de la bataille de Dakar du 23 septembre 1940

L'Audacieux la fin


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Message par bertrand robert fils Mer 31 Déc 2008 - 8:56

Cette histoire du Montcalm (pendant la période entre 1937 et 1941 de la campagne de Norvège à la bataille de Dakar où mon père était à bord) vous a été raconté, collecté et recomposé par son fils spécialement pour Anciens Cols Bleus et Pompons Rouges.

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Bertrand robert Bertrand
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Bonne Année 2009 à tous!

Bernard ( nanar )
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Message par Bernard ( nanar ) Mer 31 Déc 2008 - 9:39

Bravo et merci pour ce récit extraordinaire
Bonne année 2009 à toi aussi



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Amitiés Bernard GEORGE

† andre blache
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Message par † andre blache Mer 31 Déc 2008 - 11:22

Bonjour bertrand robert fils,
Toujours aussi intéressantes tes publications, je pense aux photos.
Amitiés.
André

Jean-Léon
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Message par Jean-Léon Mer 31 Déc 2008 - 11:49

Bravo à vous tous pour ce formidable récit et pour l'iconographie.

framery
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Message par framery Mer 31 Déc 2008 - 13:54

Un grand MERCI pour cette page
d'histoire.
Amitié

Claude JORGE
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Message par Claude JORGE Mer 31 Déc 2008 - 14:50

Magnifique reportage merci bien pour nous tous.



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Message par CLOCLO 66 Mer 31 Déc 2008 - 17:58

BRAVO ROBERT !!!

Un travail remarquable agrémenté de très belles photos .

Merci beaucoup pour ce récit qui m'a pationné , et je ne dois pas être le seul !!!

Tous mes meilleurs voeux .

Très amicalement .

Cloclo

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Message par Charly Dim 11 Jan 2009 - 17:10

Post vraiment passionnant, je l'ai suivi avec intérêt et en particulier la Campagne de Norvège, par Robert Bertrand.
Bravo, très beau travail, magnifiques photos.
Mon Père a fait partie du Corps Expéditionnaire Français de Scandinavie au sein d'une (des 2) demi-Brigade de Chasseurs Alpins.
Lui qui aurait dû être Marin, m'a souvent parlé de son embarquement à Brest le 12/04/1940, la traversé, la vie à bord, l'accueil des Marins, les attaques aériennes à la Mer, les postes de combat, et enfin le débarquement à Namsos le 03/05/1940.
J'ai eu la joie et l'honneur d'être invité par le Président des Anciens de Norvège à l'inauguration de la plaque commémorative au port de commerce de Brest, lieu où le Corps Expéditionnaire Français a embarqué.
Inutile de vous dire l'Amitié qui unissait les Marins, Chasseurs- Alpins et Légionnaires, les liens de fraternité étaient toujours bien présents, certains sont devenus Amis et se fréquentaient depuis la Norvège.
J'ai eu la chance de parler avec quelques uns, et de rencontrer des personnes ayant connu mon Père.

Merci à Robert Bertrand d'avoir relaté cette partie de notre Histoire.

Très Cordialement.
Charly


En souvenir du C.V Bouan et de l'Equipage du Contre-Torpilleur Bison
Photo prise par un Ami qui est pour 1 an en Norvège.

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Photos prises par un Ami qui est pour 1 an en Norvège.
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deltager i kampen = participant à la lutte
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Message par jean-claude BAUD Dim 11 Jan 2009 - 18:01

Charly, ce livre retrace l'expédition de la 5ème Demi- Brigade de Chasseurs Alpins à Namsos..
Livre de mon Père qui était sur le croiseur Émile Bertin à Namsos...
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"Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles".
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Message par Charly Dim 11 Jan 2009 - 18:50

Merci jean-claude, je vais faire des recherches afin de me le procurer.
Ton Père à donc aussi fait partie de l'expédition, Marin à bord du croiseur Émile Bertin, un vécu digne d'intérêt, et des récits sûrement très intéressants .

Ci-joint le livre de mon Père, de 1950, édité par l'Amicale des Anciens de Namsos.

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Message par jean-claude BAUD Dim 11 Jan 2009 - 23:26

Oui Charly, mon Père était chef de quart à la chaufferie arrière du Bertin le 19 avril 40 quand la bombe a traversé ce compartiment , heureusement sans exploser..
Si tu ne trouves pas le livre, je peux te le prêter.



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