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Message par Roger 56 Lun 19 Avr 2010 - 23:57

Bonjour,

Surtout pour BAVOUX en espérant qu'il était encore à la BAN DIEGO SUAREZ en juillet 1950.

Peut-être a t il participé à cette virée à LOURENCO MARQUEZ du 11 au 19 ?

L'équipage était composé d'un LV, de 3 OM et de 2 Mlot.


Page 1 / 2 de la Note Express définissant le "voyage du Junker à LOURENCO MARQUEZ"
(Référence SHD - Marine Lorient)

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Page 2 / 2 de la Note Express.

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Ce document de 1950 nous rappelle certaines performances des matériels en service à cette époque.

Dans la page 1, au para 2, la remarque
"Le trajet de jour /.../ ne peut se faire dans la même journée."

Sous entend,
. la faible autonomie (jambes courtes) ne permettant pas, en sécurité, d'effectuer un trajet direct (ni même semi-direct) sans ravitaillement,
. La vitesse (faible, aussi !) d'ou un voyage "gourmand" en heures de vol qui s'ajoutent au temps des escales pour ravitaillement... les 12 heures de jour disponible sont "vite" bouffées...

C'est là que l'on s'apperçoit de la supériorité aérienne des USA dès le début de la 2ème guerre mondiale avec leur DC3-C47 Dakota, nettement supérieur en vitesse et rayon d'action sans oublier l'importance de la masse "charge utile" disponible.

Roger



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Message par † Serge BAVOUX Mar 20 Avr 2010 - 18:50

Précisions pour Roger 56.
Au début de mon séjour les Ju 52 étaient basés à Andrakaka, mais ce n'était guère pratique: de Caméléon il fallait traverser la rade avec une embarquation jusqu'àu cap Diégo, de là un véhicule de l'armée de l'air nous menait jusqu'au plateau d'Andrakaka où se trouvait la piste. Après l'arrivée de l'amiral Auboyneau nos avions se trouvaient sur le terrain d'Arrachart, terrain civil emprunté par Air france pour ses liaisons avec Tananarive. C'était beaucoup plus pratique pour nous car nous faisions le trajet Caméléon Arrachart avec le camion de la BAN.Pour ses déplacements, l'amiral( il était commandant intererarmes de l'océan indien) pouvait ainsi venir de Diégo Suarez par la route)
En ce qui concerne le voyage à Lourenço Marquès j'en faisais partie. Comme je n'étais pas à jour de mes piqures ( fièvre jaune si je merappelle bien) ce vaccin devair m'être pratiqué à Arrachart quelques instants avant de décoller. Pour ce faire nopus devions attendre la liaison régulière d'Air France qui amenait la dose de vaccin. Hélas le vaccin ne se trouvait pas à bord, et j'ai du rester sur place ! Je ne vous dit pas ma grande colère! Faisaient partie de ce voyage: le LV LANGLOIS, le maître pilote Michel Guéguen; le maitre mecanicuen volant Emile ISSLER; Le SM radio Roland DUCHE et le QM Mécanicien avion Narcisse Janvier je crois.
Je re remercie des documents, bien que pas très lisibles.Peux-tu me les faire passer sur serge.Il est interdit de poster des adresses email (message auto). Si tu as envie de converser tu peux m'appeler au 0385378178.
Je n'arrive pas à passer mes photos sur ce site, je ne comprends pas la façon de procéder . Je tente encore une fois; réussirais je?
Salut et fraternité!


Dernière édition par Serge BAVOUX le Jeu 7 Fév 2013 - 19:47, édité 1 fois

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Message par Roger 56 Mer 21 Avr 2010 - 18:52

Bonsoir à tous,

Pour BAVOUX.

Je t'ai fait parvenir par mèl à ton adresse personnelle (ainsi tu as la mienne) le document sur la mission à Lourencos-Marques. Il a été un peu "travaillé" et est plus lisible mais la couleur du papier a été un peu chamboulée... Il faut savoir que ce document ancien est une "frappe carbonne" donc un peu baveuse d'origine et surtout sur un papier "pelure" accentuant les "contours flous" des caractères typo. N'oublions pas non plus, le stockage des documents sous climat tropical (chaleur, humidité... j'en passe des bonnes et des meilleures...).

J'ai cru comprendre dans ton message, qu'outre les bâtiments techniques de la BAN, vous étiez également casernés à Caméléon (logements et cuisines/postes). Quelques souvenirs la-dessus ?

L'Armée de l'Air avait donc bien pris la suite des Anglais en tant qu'affectataire principal et, à cette époque (1949/1950) occupait physiquement Andrakaka . Ce que je n'arrive pas à découvrir c'est si c'était une "escale simple (personnels et moyens sol)" ou s'il y avait des appareils d'affecté à cette B.A. (Base Aérienne)? Et également, (si il existait), si son numéro d'ordre n'était pas le 182 ? Je sais que tout cela est bien loin, qu'il y a beaucoup de "si", mais sait-on jamais ?

Pour les photos, je t'appelle.

Et bien, en voilà une anecdote intéressante. Pas de voyage par manque de vaccin à Diégo Suarez...
Ou était donc le principe de précaution si en vogue actuellement ?
Autre temps, autres moeurs !

A bientôt,

Roger



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Message par MICHAUX Jeu 22 Avr 2010 - 9:25

Bonjour à tous,
merci aux participants de ce post et à tes recherches Roger pour découvrir les méandres de la BA, de la BAN et de la SLM.
Sujet très intéressant [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 582735
Pour le principe de précaution ...... [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 595882 dnot temps !!!!!!



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Message par Roger 56 Jeu 22 Avr 2010 - 23:40

Bonjour à tous, je retransmets un msg de notre ami BAVOUX.

DEBUT DE MESSAGE :
Re: BAN ANDRAKAKA - Aujourd'hui à 12:22Salut à tous et plus particulièrement à Roger56.
Décidément je n'arriverai pas à me faire à l'utilisation du site anciens cols bleus...Esr ce le manque de compatibilité avec orange wanadoo ou est ce que je suis trop C.. pour comprendre?
Ce matin encore ma boîte de reception m'annonce 2 messages concernant Andrakaka Diego... je n'arrive pas à les trouver et je passe un temps fou à cliquer de tous cotés! Dans le dictaticiel pour les nuls de Fanch 56 concernant l'insertion de pièces jointes ce qui apparaît à mon écran est différent de celui donné par Fanch56. Pourquoi n'y trouve t'on pas de fonction "copier, coller"? J'ai essayé de le contacter par message mais je me heurte à " pas le droit de contacter un administrateur!" Lirat-il celui ci qui t'est destiné.ce serai bien.
Mais revenons à Diego. De mon temps l'appellation BAN Diego Suarez est la dénomination officielle portée sur tous les documents en ma possession y compris de mon livret de solde, il ny pas de BAN andrakaka bien que pendant un certain temps nos deux JU52 y étaient "hébergés"
Nos habitations se trouvaient à Caméléon
; Notre effectif "BAN Diègo" comprenait environ 12 européns pingouins, et une quinzaines de matelots malgaches faisant leur service, avec une grande majorité de commoriens dont les noms de ceux avec qui j'étais copain demeurent encore dans ma mémoire: Totou Séraphin, Bemassou qui etait de l'ile Sainte Marie, Fandrohiz( phonétiquemnt) un grand commorien.
Nos logements étaient contitués de baraquements et demis tonneaux datant de la guerre et qui auraent été en partie édifiés par l'armée anglaise.
Un refectoire et une cuisine commune restauraient les matelots et QM aero et ceux de la station radio ( installée tout près)de l'unité marine; les beus avaient leur refectoire. les malgaches déjeunaient dans leur baraque.
Pour l"anecdote je signale que le baraquement radio était amarré au sol avec des cables d'acier passant par dessus la toiture, ceci pour résister aux cyclones. Y a t'il certains anciens qui ont connu ça?
A bientôt les copains.
BAVOUX.

FIN DE MESSAGE.

Eh bien, en voila des infos intéressantes.
Merci à notre "Grand Ancien".

En tant qu'ancien radio Service G, je m'imagine faire le quart dans le baraquement radio en pleine après midi, sous les tôles... Car je suppose que la "clim" ne courait pas les rues de Diégo à cette époque...
Et pourtant, "ça marchait".

Roger



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Message par Roger 56 Ven 23 Avr 2010 - 23:42

Bonjour,

Et spécialement à Jean-Léon, Michaux, Joly et autres... de l'aimable association dite "du canon" sur le site de Diégo-Suarez.

Effectivement comme disait Jean-Léon il y a quelques mois,

"la quète continue..."

à propos de la mise en oeuvre de

"T6 ou de Skyraiders AD4"


à partir de la BAN Andrakaka et/ou de BA 181 - Ivato Tananarive pour l'entraînement des AE en OPS dans la Zone Maritime Sud de l'Océan Indien.

En tenant compte de ce que nous connaissons déjà sur l'existance des T6 (voir pages précédentes...) :
. T6 de l'Armée de l'Air "ferraillés" en 1965/1966,
. T6 de l'Aéronavale "ferraillés" pas l'Escadrille 2 S de Lann Bihoué en 1971,
. Que l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT) n'a jamais eu de T6,
Donc, plus de T6 en service dan l'Armée Française.

Et maintenant, ci-dessous, une trouvaille fortuite dans une liasse d'archives de 1971.
Le document (reproduit partiellement, Réf SHD Marine Lorient 20 A3-259/260) de l'Amiral Cdt la ZMSOI et daté du 27 janvier 1971 concerne l'entrainement anti-aérien des AE :

[LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 _shd_m25

Le paragraphe 1 est explicite.
Il fait part aussi "d'attaques simulées". Sans doute, celles ayant tellement impressionnés les équipages des AE par des passes "bombardement ou tir canons/roquettes" à basse sinon très basse altitude et grande vitesse...
A la lecture de document, il me semble que cette fois, il pourrait être sérieusement envisagé de dire que

"La quète (au graal, pardon au Ghost !) est terminée".

Désormais, il me semble possible "d'affirmer" qu'au moins, à partir de 1971 et jusqu'en 1973 (1er septembre, déménagement des Sky à la Réunion), les entraînements (aériens) opérationnels des AE dans la zone de responsabilité de Diégo-Suarez se faisait avec l'aide des Skyraiders de l'Armée de l'Air basés à Ivato et éventuellement stationnés à la BAN Andrakaka pendant la durée des exercices.

Bonne réception et à bientôt,
Amicalement,

Roger


Dernière édition par Roger 56 le Ven 7 Mai 2010 - 8:40, édité 1 fois



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"Personne ne parle de nous de la même manière, en notre présence et en notre absence."
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Message par MICHAUX Lun 26 Avr 2010 - 11:02

Bonjour à tous,
merci Roger de nous faire partager le résultat de tes recherches.
Voila enfin un fantôme qui devient réalité [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 580511:

L'identification des veilleurs tribord et babord du Protet était bonne [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 582735



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Message par † Serge BAVOUX Jeu 6 Mai 2010 - 20:01

a roger 56 en particulier et à tous ceux que cela inerresse.

Non Roger je n'ai rieh reçu de toi à ce jour. hier ou avant hier mon telephone m'a fait part d'un appel en absence provenant dr 0297... qui compte tenu des premiers chiffres pouvait provenir du 56 Morbihan. J'ai rappelé mais sans réponse 2tait ce toi.J'ai eu dernièrement Fanch 6 en ligne au sujet des photos et je pinaille toujours. J'y passe un temps... et si celpa continue je vais finir par abandonner. A lire les posts je m'aerçois que je ne suis pas le seul! FANCH me dit qu'il faut passer par SERVIMG.com, pourquoi ce détour, il est vrai que je ne suis pas très doué . j'ai même écrit un petit texte pour accompagner ces photos. Je retiens toujours ta proposition. quel chemin suis tu pour ce faire. Je n'aime pas rester sur un échec et j'aimerais bien faire moi même sans caser les... aux copains. abientôt le plaisir de t'entendre ou de te lire. je te signale que j'ai le téléphone gratuit avrc internet. Le n)que je t'ai indiqué ne me sert qu'à recevoir. si tu laisses un message dit bien qui tu est roger56, car pour ne plus être emm... par les pubs, j'efface tout ce qui est inconnu.

Amicalement

Roger 56
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Message par Roger 56 Ven 7 Mai 2010 - 8:39

Bonjour Bavoux,
Je te re"phone" aujourd'hui sans faute,
A tout de suite,
Roger



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Message par † Serge BAVOUX Ven 7 Mai 2010 - 9:29

A roger 56
Bien ton coup de bigo, mais si je suis absent laisses ton N) de telephone ouù je ouisees te joindre et parler de la BAN Diego et surtouy comment passer mes photos aux anciens ponpons rouges!
A+

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Message par † Serge BAVOUX Sam 8 Mai 2010 - 19:17

Roger 56.
J'ai vu tes deux messages téléphoniques, mais le dernier s'est coupé avant que je ne puisses relever les deux derniers chiffres de ton numéro !!!!
Pour les photos j'ai à nouveau contacté Fanch56, mais ça ne marche pas. Il me conseille pe passer par la galerie; après visite de la galerie , ce n'est pas ce que je souhaite. Pour retrouver des anciens j'aimerais passer des textes suivis de photos . La fonction "Pièce jointe" et "copier coller" ne semble pas fonctionner sur le site. Pourtant dans le "Didacticiel pour les nuls" de mars 2010 il est question de pièce jointe mais Fanch 56 me dit que cette fonction a été désactivée...Mais si ce n'est pas possible j'abandonne.
Est ce toi qui m'a passé un email sous le nom de Roger Hilion oncernant le transfert d'un vieux DC3 87 de Nimes Garon à Lann Bihoué. il faudra que j'aille voir ça, dommage que je sois trop vieux pour participer aux travaux de démontage et remontage;
Par ailleurs j'envisage d'aller à Hyères le 13 juin pour le centenaire de l'aéronavale. tu es aucourant? Je viens de trouver un truc pour passer les photos en modifiant le didacticiel de fanch 56. Sur la photi prise sur le terrain de fascene à Nosy Be eo 1950je crois ): de gauche à droite Je QM mecmot( j'avais 20 ans!), maitre ^pilote Michel Gueguen, QM fusiler Drentel.
Salut et fraternité.[LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 An5013

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Message par † Serge BAVOUX Lun 10 Mai 2010 - 19:47

Campagne à Madagascar .BAN Diego Suarez.
Après avoir quitté la 31S à Orly et quelques jours passés au dépôt du Faro à Marseille j’embarque sur le navire s/s Al Sudan qui appareille le 25 janvier 1949 et me voila parti pour 25 jours de mer. C’est un cargo mixte, genre « liberty-ship » sous pavillon égyptien, affrété par les Messageries Maritimes. A bord nous sommes une dizaine de la Royale dont Narcisse JANVIER, mécanicien avion qui est affecté aussi à la BAN Diego Suarez, 300 militaires des troupes coloniales avec quelques officiers et une cinquantaine de passagers civils, pour la plupart des fonctionnaires, qui rejoignent leur affectation. En sortant du port nous longeons le Pasteur que beaucoup d’anciens de l’Indo ont bien connu.
...
Spoiler:
Bien que portant un uniforme de marin, je suis un terrien et je n’ai jamais mis les pieds sur un bateau !
C’est la première fois que je fais un tel voyage, je suis impressionné ! Toute la troupe des non gradés est logée dans la cale avant, il y règne une odeur fétide insupportable se mêlant à des relents de mazout et de peinture surchauffée. J’occupe une couchette au dernier étage d’une pile de quatre où je réussis à caser mon sac et mes maigres bagages
Dans la nuit qui suit notre départ une violente tempête se lève au passage du détroit de Messine, tangage et roulis nous secouent terriblement, il faut se tenir à tout ce que l’on peut accrocher pour ne pas être renversé. Par haut-parleurs on nous annonce qu’il est interdit de monter sur le pont ! Aux moments les plus violents l’Al Sudan est soulevé au sommet de vagues géantes, les hélices sortent de l’eau, les moteurs s’emballent et le navire tout entier se met à vibrer. Quand il retombe on a l’impression d’être en apesanteur et à la vague suivante, quand il est soulevé à nouveau, on se sent littéralement écrasé. Dans la cale presque tout le monde est malade et vomit partout, ce qui ajoute à l’odeur viciée de la cale. J’attrape un seau qui traînait par là et je me cale dans ma couchette en me cramponnant à ses barreaux de fer. Je reste là toute la nuit et une partie du lendemain, le seau près de moi, pour vomir douloureusement à m’en arracher l’estomac, je suis malade à en crever ! Très peu sont insensibles à la tempête, quelques uns essaient d’aider leurs camarades, l’un d’eux m’apporte de l’eau ce qui m’aide à vomir moins douloureusement. Je n’aurai jamais cru que les tempêtes puissent être aussi violentes en Méditerranée.
Le 30 janvier, nous touchons Port Saïd que je ne peux contempler qu’à partir du pont de l’Al Sudan, nous n’avons pas le droit d’aller à terre en raison des tensions entre arabes et israéliens qui règnent dans cette région . Certains achètent quelques bricoles à des colporteurs montés sur des barques qui viennent le long du navire. Un panier fixé à une corde lancée sur le pont sert à faire la navette entre l’acheteur et le vendeur, marchandise et argent font le va et vient.
La traversée du canal de Suez a lieu en convoi de plusieurs navires.
La passage en Mer Rouge se fait sans encombres, le tangage engendré par une houle longue ne me gêne pas trop. Quand je contemple la mer je pense aux côtes d’Arabie et d’Afrique décrites par Henri de Monfreid dans ses livres qui m’ont fait rêver.
Avec un ou deux collègues de la royale nous avons fait connaissance avec les marins civils du bord avec qui nous sympathisons, et en raison de l’aide que nous sommes censés leur apporter dans leurs travaux nous déjeunons avec eux sur la plage arrière ce qui est nettement plus appétissant et confortable que notre cale avant. Tous les midis le cambusier nous offre l’apéritif dans sa cale et là il trinque son verre contre le cercueil d’un mort, ressortissant malgache, qui regagne son pays pour y être enseveli. Le maître d’équipage est un égyptien qui parle l’anglais et pas le français mais ayant été prisonnier des allemands pendant la guerre il en connaît quelques mots, mes maigres souvenirs scolaires dans cette langue me permettent d’avoir quelques échanges avec cet égyptien très sympathique.
Le 4 février nous touchons Djibouti et nous pouvons aller à terre. Cette escale est très courte, j’ai juste le temps de prendre quelques photos et d’aller boire un coup au « palmier en zinc » qui à une certaine époque, nous dit t’on, fut le premier et seul arbre de la vile. J’y côtoie des légionnaires qui boivent leur pastis sans eau car cette dernière étant trop chère ils préfèrent garder leur argent pour le pastis ! Du pont des navires qui sont là des gens jettent des pièces de monnaie à l’eau et des gamins agiles plongent pour aller les récupérer et remontent leurs prises avec des sourires éclatants.
Sur le port il y a beaucoup de petites embarcations de pêcheurs ou boutres de transport qui sur leur avant ou sur l’arrière ont une sorte de planche, au dessus de l’eau à laquelle est attachée avec un bout une petite moque, sur laquelle les occupants viennent sans aucune pudeur s’accroupir pour y faire leurs besoins et procéder aux ablutions qui s’ensuivent.
La traversée de l’océan indien se fait dans le calme, seule une petite houle nous berce après le passage au large du cap Gardafui à la corne de l’Afrique. Nous naviguons plusieurs jours sur une mer de vagues bleues aux reflets d’acier et aux crêtes frangées d’écume. Fête traditionnelle à bord au passage de la Ligne , les néophytes dont je suis doivent satisfaire aux demandes du dieu Neptune, je dois ainsi chanter une chanson et j’ai la chance de ne pas être précipité dans la cuve aux canards où l’on précipite les néophytes qui ont déplu à Neptune. !
Enfin le 10 février Madagascar est en vue. Du haut de la plage avant je contemple la grande île qui grossit à ma vue au fur et à mesure que nous approchons, je suis émerveillé par la baie de Diégo Suarez que l’on dit être une des plus belles du monde.
Sur le quai une foule nombreuse attend, l’arrivée d’un navire venant de France est un événement. Dès la mise à terre Narcisse Janvier et moi sommes happés par des gens du camp Caméléon, la BAN, où nous sommes conduits par les anciens qui vont nous conter des d’histoires aussi farfelues les unes que les autres, pour, c’est la tradition, abuser de la crédulité de ces bleusailles qui viennent de débarquer !
La BAN, c’est un bien grand mot pour désigner le camp Caméléon, cet ensemble de baraquements qui pendant la guerre, en 1942, fut construit par les troupes anglaises. Une partie est occupée par la station radio émission de la Marine Nationale dont la baraque est amarrée au sol par des câbles passant par-dessus le toit afin de résister aux cyclones.
L’autre partie éloignée de la précédente est le domaine des « pingouins » , c’est ainsi que l’on désigne les gens de l’Aéronavale. Nous sommes une douzaine d’européens, officiers mariniers, et quartiers maîtres. Nous avons également une vingtaine de matelots malgaches effectuant leur service militaire dont la plupart viennent des îles Comores. J’y ai des copains, Totou Séraphin,Fandroïz, tous deux des îles Comores et Bemassou de l’île Sainte Marie.
C’est l’Unité Marine de Diego Suarez qui nous gère sur le plan administratif.
Au moment où j’arrive une relève est entrain de s’effectuer, le lieutenant de vaisseau Leclerc dit Aubreton, qui commande la BAN sera remplacé par le lieutenant de vaisseau Michel Langlois. Pilote et radio vont être remplacés par le maître pilote Michel Guégen et le second maître radio Roland Duché. En ce qui me concerne je remplace le QM Richetin.
Naturellement comme je viens de la 31S à Orly où je travaillais déjà sur ce type d’avion je suis affecté à la maintenance des deux Ju52 : les forces aéronavales de l’Océan indien !
Le 1012 est un ex hydravion retransformé en terrestre et le 218 est un AAC1 Toucan version française du Ju52 fabriqué aux Ateliers Aéronautiques de Colombes. Ils sont stationnés sur l’aérodrome militaire d’Andrakaka puis sur le terrain civil d’Arrachard, plus facile d’accès et plus pratique pour l’amiral, où nous aurons la chance de disposer d’un hangar.
J’y travaillerai aussi avec Narcisse JANVIER et le QM électricien LESNIEWSKA de la Cote d’Or, dit « houa houa !», qui loge dans la même chambre que moi. J’aurai comme patron le maître mécanicien volant Emile Issler.
L’aéronavale contribue aux servitudes de la Marine Nationale sous les ordres de l’amiral Philippe Auboyneau également commandant interarmes des forces françaises de l’Océan Indien.
Je participe à tous les déplacements de l’amiral en avion. Très souvent je fais fonction de mécanicien volant. Ils n’avaient pas peur de confier leur sécurité à un jeune quartier maître de vingt ans tout juste et sans grande expérience !
Avant chaque départ je dois m’assurer des pleins d’essence, vérifier le fonctionnement de tous les appareils, faire le plein d’air comprimé pour les freins, embarquer une seconde bouteille d’air comprimé pour des recharges éventuelles aux escales et effectuer le point fixe des moteurs : mise en route, les faire chauffer et monter à différents régimes, sélectionner les magnétos, vérifier pression et température d’huile, et d’autres tâches plus prosaïques telles que le nettoyage de l’intérieur et de la tinette.
En vol, je suis assis entre les deux pilotes et je surveille la température d’huile des moteurs. Au décollage et à l’atterrissage, sur ordre, je manœuvre, les volets d’intrados, je coupe le moteur central quand on est posé et que le zing roule sur la piste. Aux escales j’assure les réparations s’il y a lieu, je veille aux pleins d’essence, je refais le plein d’air comprimé et des réservoirs d’essence, j’assure la propreté du poste de pilotage et des vitres avant qui sont continuellement salies par la graisse provenant des chapeaux de culbuteurs du moteur central, etc.…
Quand nous sommes à Tananarive et que j’ai besoin d’aide ou de conseils pour certains travaux qui me dépassent parfois je m’en vais voir le chef mécanicien d’Air France, un monsieur d’une quarantaine d’années, dont l’expérience m’a été très profitable. J’en avais besoin !
Il est arrivé qu’en vol, le LV LANGLOIS, seul pilote ce jour là, me confie le manche pour le maintien de la stabilité latérale et longitudinale, la route étant confiée au pilote automatique directionnel, le seul sur JU52. Il revenait de temps à autre pour effectuer une correction de dérive et retournait parler à l’amiral : vous avez vu mon mécanicien ! J’étais fier comme Artaban ; seul le radio Roland Duché maugréait : Il nous fera casser la gueule ce c… là !
Ce poste privilégié me vaut de parcourir toute l’île et d’en découvrir bien des aspects : Tananarive, Tamatave, Ambilobe, Majunga, Nosy Be, Fort Dauphin, Tuléar, Ampanihi…
Le 1er juillet 1950 je suis promu au grade de quartier maître de 1ère classe (crabe chouf en argot mataf !)
Le 20 juillet, mon engagement tirant à sa fin je rentre en France à bord du s/s Eridan, paquebot mixte avec des cheminées carrées. Voyage sans histoire, j’ai du acquérir un peu le pied marin car malgré une mer assez grosse au large de Gardafui je résiste au mal de mer. Escales à Mombassa et à Djibouti où nous récupérons des marins de retour d’Indochine, leur rafiot étant en panne.
… j’espère ne pas vous ennuyer avec mes souvenirs « d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître »
Je vais essayer de vous joindre quelques images si le truc de Fanch56 veut bien !
Campagne à Madagascar .BAN Diego Suarez.
Après quelques jours passés dépôt du Faro à Marseille j’embarque sur le navire s/s Al Sudan qui appareille le 25 janvier 1949 et me voila parti pour 25 jours de mer. C’est un cargo mixte, genre « liberty-ship » sous pavillon égyptien, affrété par les Messageries Maritimes. A bord nous sommes une dizaine de la Royale dont Narcisse JANVIER, mécanicien avion qui est affecté aussi à la BAN Diego Suarez, 300 militaires des troupes coloniales avec quelques officiers et une cinquantaine de passagers civils, pour la plupart des fonctionnaires, qui rejoignent leur affectation. En sortant du port nous longeons le Pasteur que beaucoup d’anciens de l’Indo ont bien connu.
Bien que portant un uniforme de marin, je suis un terrien et je n’ai jamais mis les pieds sur un bateau !
C’est la première fois que je fais un tel voyage, je suis impressionné ! Toute la troupe des non gradés est logée dans la cale avant, il y règne une odeur fétide insupportable se mêlant à des relents de mazout et de peinture surchauffée. J’occupe une couchette au dernier étage d’une pile de quatre où je réussis à caser mon sac et mes maigres bagages
Dans la nuit qui suit notre départ une violente tempête se lève au passage du détroit de Messine, tangage et roulis nous secouent terriblement, il faut se tenir à tout ce que l’on peut accrocher pour ne pas être renversé. Par haut-parleurs on nous annonce qu’il est interdit de monter sur le pont ! Aux moments les plus violents l’Al Sudan est soulevé au sommet de vagues géantes, les hélices sortent de l’eau, les moteurs s’emballent et le navire tout entier se met à vibrer. Quand il retombe on a l’impression d’être en apesanteur et à la vague suivante, quand il est soulevé à nouveau, on se sent littéralement écrasé. Dans la cale presque tout le monde est malade et vomit partout, ce qui ajoute à l’odeur viciée de la cale. J’attrape un seau qui traînait par là et je me cale dans ma couchette en me cramponnant à ses barreaux de fer. Je reste là toute la nuit et une partie du lendemain, le seau près de moi, pour vomir douloureusement à m’en arracher l’estomac, je suis malade à en crever ! Très peu sont insensibles à la tempête, quelques uns essaient d’aider leurs camarades, l’un d’eux m’apporte de l’eau ce qui m’aide à vomir moins douloureusement. Je n’aurai jamais cru que les tempêtes puissent être aussi violentes en Méditerranée.
Le 30 janvier, nous touchons Port Saïd que je ne peux contempler qu’à partir du pont de l’Al Sudan, nous n’avons pas le droit d’aller à terre en raison des tensions entre arabes et israéliens qui règnent dans cette région . Certains achètent quelques bricoles à des colporteurs montés sur des barques qui viennent le long du navire. Un panier fixé à une corde lancée sur le pont sert à faire la navette entre l’acheteur et le vendeur, marchandise et argent font le va et vient.
La traversée du canal de Suez a lieu en convoi de plusieurs navires.
La passage en Mer Rouge se fait sans encombres, le tangage engendré par une houle longue ne me gêne pas trop. Quand je contemple la mer je pense aux côtes d’Arabie et d’Afrique décrites par Henri de Monfreid dans ses livres qui m’ont fait rêver.
Avec un ou deux collègues de la royale nous avons fait connaissance avec les marins civils du bord avec qui nous sympathisons, et en raison de l’aide que nous sommes censés leur apporter dans leurs travaux nous déjeunons avec eux sur la plage arrière ce qui est nettement plus appétissant et confortable que notre cale avant. Tous les midis le cambusier nous offre l’apéritif dans sa cale et là il trinque son verre contre le cercueil d’un mort, ressortissant malgache, qui regagne son pays pour y être enseveli. Le maître d’équipage est un égyptien qui parle l’anglais et pas le français mais ayant été prisonnier des allemands pendant la guerre il en connaît quelques mots, mes maigres souvenirs scolaires dans cette langue me permettent d’avoir quelques échanges avec cet égyptien très sympathique.
Le 4 février nous touchons Djibouti et nous pouvons aller à terre. Cette escale est très courte, j’ai juste le temps de prendre quelques photos et d’aller boire un coup au « palmier en zinc » qui à une certaine époque, nous dit t’on, fut le premier et seul arbre de la vile. J’y côtoie des légionnaires qui boivent leur pastis sans eau car cette dernière étant trop chère ils préfèrent garder leur argent pour le pastis ! Du pont des navires qui sont là des gens jettent des pièces de monnaie à l’eau et des gamins agiles plongent pour aller les récupérer et remontent leurs prises avec des sourires éclatants.
Sur le port il y a beaucoup de petites embarcations de pêcheurs ou boutres de transport qui sur leur avant ou sur l’arrière ont une sorte de planche, au dessus de l’eau à laquelle est attachée avec un bout une petite moque, sur laquelle les occupants viennent sans aucune pudeur s’accroupir pour y faire leurs besoins et procéder aux ablutions qui s’ensuivent.
La traversée de l’océan indien se fait dans le calme, seule une petite houle nous berce après le passage au large du cap Gardafui à la corne de l’Afrique. Nous naviguons plusieurs jours sur une mer de vagues bleues aux reflets d’acier et aux crêtes frangées d’écume. Fête traditionnelle à bord au passage de la Ligne , les néophytes dont je suis doivent satisfaire aux demandes du dieu Neptune, je dois ainsi chanter une chanson et j’ai la chance de ne pas être précipité dans la cuve aux canards où l’on précipite les néophytes qui ont déplu à Neptune. !
Enfin le 10 février Madagascar est en vue. Du haut de la plage avant je contemple la grande île qui grossit à ma vue au fur et à mesure que nous approchons, je suis émerveillé par la baie de Diégo Suarez que l’on dit être une des plus belles du monde.
Sur le quai une foule nombreuse attend, l’arrivée d’un navire venant de France est un événement. Dès la mise à terre Narcisse Janvier et moi sommes happés par des gens du camp Caméléon, la BAN, où nous sommes conduits par les anciens qui vont nous conter des d’histoires aussi farfelues les unes que les autres, pour, c’est la tradition, abuser de la crédulité de ces bleusailles qui viennent de débarquer !
La BAN, c’est un bien grand mot pour désigner le camp Caméléon, cet ensemble de baraquements qui pendant la guerre, en 1942, fut construit par les troupes anglaises. Une partie est occupée par la station radio émission de la Marine Nationale dont la baraque est amarrée au sol par des câbles passant par-dessus le toit afin de résister aux cyclones.
L’autre partie éloignée de la précédente est le domaine des « pingouins » , c’est ainsi que l’on désigne les gens de l’Aéronavale. Nous sommes une douzaine d’européens, officiers mariniers, et quartiers maîtres. Nous avons également une vingtaine de matelots malgaches effectuant leur service militaire dont la plupart viennent des îles Comores. J’y ai des copains, Totou Séraphin,Fandroïz, tous deux des îles Comores et Bemassou de l’île Sainte Marie.
C’est l’Unité Marine de Diego Suarez qui nous gère sur le plan administratif.
Au moment où j’arrive une relève est entrain de s’effectuer, le lieutenant de vaisseau Leclerc dit Aubreton, qui commande la BAN sera remplacé par le lieutenant de vaisseau Michel Langlois. Pilote et radio vont être remplacés par le maître pilote Michel Guégen et le second maître radio Roland Duché. En ce qui me concerne je remplace le QM Richetin.
Naturellement comme je viens de la 31S à Orly où je travaillais déjà sur ce type d’avion je suis affecté à la maintenance des deux Ju52 : les forces aéronavales de l’Océan indien !
Le 218 est un ex hydravion retransformé en terrestre et le 1012 est un AAC1 Toucan version française du Ju52 fabriqué aux Ateliers Aéronautiques de Colombes. Ils sont stationnés sur l’aérodrome militaire d’Andrakaka puis sur le terrain civil d’Arrachard, plus facile d’accès et plus pratique pour l’amiral, où nous aurons la chance de disposer d’un hangar.
J’y travaillerai aussi avec Narcisse JANVIER et le QM électricien LESNIEWSKA de la Cote d’Or, dit « houa houa !», qui loge dans la même chambre que moi. J’aurai comme patron le maître mécanicien volant Emile Issler.
L’aéronavale contribue aux servitudes de la Marine Nationale sous les ordres de l’amiral Philippe Auboyneau également commandant interarmes des forces françaises de l’Océan Indien.
Je participe à tous les déplacements de l’amiral en avion. Très souvent je fais fonction de mécanicien volant. Ils n’avaient pas peur de confier leur sécurité à un jeune quartier maître de vingt ans tout juste et sans grande expérience !
Avant chaque départ je dois m’assurer des pleins d’essence, vérifier le fonctionnement de tous les appareils, faire le plein d’air comprimé pour les freins, embarquer une seconde bouteille d’air comprimé pour des recharges éventuelles aux escales et effectuer le point fixe des moteurs : mise en route, les faire chauffer et monter à différents régimes, sélectionner les magnétos, vérifier pression et température d’huile, et d’autres tâches plus prosaïques telles que le nettoyage de l’intérieur et de la tinette.
En vol, je suis assis entre les deux pilotes et je surveille la température d’huile des moteurs. Au décollage et à l’atterrissage, sur ordre, je manœuvre, les volets d’intrados, je coupe le moteur central quand on est posé et que le zing roule sur la piste. Aux escales j’assure les réparations s’il y a lieu, je veille aux pleins d’essence, je refais le plein d’air comprimé et des réservoirs d’essence, j’assure la propreté du poste de pilotage et des vitres avant qui sont continuellement salies par la graisse provenant des chapeaux de culbuteurs du moteur central, etc.…
Quand nous sommes à Tananarive et que j’ai besoin d’aide ou de conseils pour certains travaux qui me dépassent parfois je m’en vais voir le chef mécanicien d’Air France, un monsieur d’une quarantaine d’années, dont l’expérience m’a été très profitable. J’en avais besoin !
Il est arrivé qu’en vol, le LV LANGLOIS, seul pilote ce jour là, me confie le manche pour le maintien de la stabilité latérale et longitudinale, la route étant confiée au pilote automatique directionnel, le seul sur JU52. Il revenait de temps à autre pour effectuer une correction de dérive et retournait parler à l’amiral : vous avez vu mon mécanicien ! J’étais fier comme Artaban ; seul le radio Roland Duché maugréait : Il nous fera casser la gueule ce c… là !
Ce poste privilégié me vaut de parcourir toute l’île et d’en découvrir bien des aspects : Tananarive, Tamatave, Ambilobe, Majunga, Nosy Be, Fort Dauphin, Tuléar, Ampanihi…
Le 1er juillet 1950 je suis promu au grade de quartier maître de 1ère classe (crabe chouf en argot mataf !)
Le 20 juillet, mon engagement tirant à sa fin je rentre en France à bord du s/s Eridan, paquebot mixte avec des cheminées carrées. Voyage sans histoire, j’ai du acquérir un peu le pied marin car malgré une mer assez grosse au large de Gardafui je résiste au mal de mer. Escales à Mombassa et à Djibouti où nous récupérons des marins de retour d’Indochine, leur rafiot étant en panne.
… j’espère ne pas vous ennuyer avec mes souvenirs « d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître »
Je vais essayer de vous joindre quelques images si le truc de Fanch56 veut bien !

[LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 An4012

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Spoiler:

Sur mon dessin, entre le LV Langlois mon pacha, le maitre pilote Gueguen et derrière le Sm radio Duché.

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Assis QM Richetin, de GàD QM Bavoux,matre pilote Emile Gros,Sm radio roland Duché, maitre pilote Gueguen Michel, Sm Typhiou.

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Sm radio Duché, QM mecmot Serge BAVOUX,QM fusilier Drentel(c'était notre bidel) Mtre pilote Michel Gueguen.

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Reparation au hangar d'Arrachart.

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tananarive, les escaliers du palais de le reine, avec le SM Obin, maitre d'hotel de l'amiral.
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Je rajoute quleques noms qui me reviennent en mémoire: Lesniewska-Arfeux-Choquet QM electricien aéro qui fait la chasse de boas poulets qu'il dépiaute vivants pour récupérer les peaux; Usclade dit l'espagnol; Corsin dit nounours; Poirier Qm Cuisinier; Dourneau Qm commis réunionais qui se promène toujoutd avec son boa poulet qui lui sert dit il de chat dans sa cambuse, Pousse, Marchais, Leclay,Lopez...
N?otre pacha, LV langlois loge sur Caméléon avec sa famille. Son épouse très sympathique vient parfois semander à Lesniwska et à moi même de venir réparer les bricolages de son époux tel la machine à coudre qu'il avait démonté dsabs pouyvor faire l'opération inverse§
Etc...
Plus tard je vous raconterai mon passzage au CFM Hourtin, La SMERochefort, L'escadrille 31S à Orly, la 27f à Dakar, le CERochefort et Nouméa 1961 1963.
A tous salut et fraternité.


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Salut et fraternité !

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Message par framery Mar 11 Mai 2010 - 19:55

Merci BAVOUX.
Ton récit montre qu'à
chaque époque, on vit une sacrée
aventure.
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Message par MICHAUX Mar 11 Mai 2010 - 20:21

Merci BAVOUX de ton reportage sur la vie des "pingouins" de l'époque à Diégo
Tu as bien fait d'insister pour mettre des photos, cela vaut le coup [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 582735



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Message par Roger 56 Mer 12 Mai 2010 - 18:31

Bonsoir à tous,

Bravo Bavoux pour les photos et ton "résumé" si vivant sur ta campagne à la BAN DIEGO SUAREZ (Andrakaka était à cette époque, une base de l'armée de l'air...).
Caméléon devait valoir son jus...
Et les JU 52, que d'histoires incroyables courent sur ces avions...

Merci encore de nous faire profiter de tes souvenirs,

A quand la suite de tes "mémoires" malgaches ?

A bientôt,

Roger



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Message par Jean-Léon Mer 12 Mai 2010 - 23:16

A Bavoux [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 588638

Félicitations Bavoux pour ta prose et ton reportage photographique que nous pouvons qualifier de haut vol.



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Message par Jean-Léon Mer 12 Mai 2010 - 23:21

A Roger - Lucy in the sky with diamonds

Heureusement qu'il m'arrive d'aller faire un tour sur le portail car les alertes des sujets visités et commentés ne fonctionnent pas toujours.
Il eut été dommage de manquer l'excellent sujet d'Andrakaka que Bavoux et toi, entre autres, alimentez de belle façon.
J'ai bien pris note de l'engin téméraire et audacieux "in the sky" venu nous exciter sur le chemin des Comores [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 9728



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Message par Loulou83 Sam 5 Juin 2010 - 9:47

Merci Bavoux pour ces récits et images sur les années 50 a MADA, seules des personnes comme toi et elles sont rares, peuvent nous apporter les souvenirs de ton époque.
Merci, et continue de nous faire rèver.
Bien amicalement

† Serge BAVOUX
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[LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 Empty BAN Diego Suarez. Suite de mon post du 12 mai

Message par † Serge BAVOUX Mar 8 Juin 2010 - 19:54

Suite de mon envoi du 12 mai….
Spoiler:
Roger 56 m’a demandé de conter des anecdotes qui me sont restées en souvenir de mon temps à la BAN Diego sur les JU52 et autres. Tout cela se passe en 1949,1950…
L’Amiral Auboyneau était un fort bel homme, il était marié à une femme nettement plus jeune que lui. Quand ils embarquaient dans l’avion, le LV Langlois me demandait d’aider madame l’amiral à boucler sa ceinture ce qui n’était pas facile. J’étais gêné et troublé, en tout bien tout honneur, de me pencher sur le décolleté de cette jolie femme. Ceci ne devait pas plaire à l’officier d’ordonnance, un jeune gambi très raide, qui parfois me disait : laissez je vais m’en occuper !
Il nous fallait plus de quatre heures pour relier Diègo à Tananarive. Pour ces déplacements l’Amiral était toujours accompagné de son SM maître d’hôtel Aubin qui lui préparait de succulents repas froids pour meubler ces longues heures de vol. C’était très souvent un poulet en gelée accompagné d’une très bonne bouteille dont l’amiral félicitait le choix de son maître d’hôtel. Tout n’était pas mangé au cours du vol et il m’est arrivé d’en finir les restes à l’arrivée, une fois l’amiral m’a invité en vol à profiter des provisions restantes plutôt qu’à la fin du voyage.
A Nosy Be, où l’amiral avait décoré le petit roi de cette île pour des faits de guerre, notre zinc avait stationné deux jours sur le terrain de Fascène en plein soleil où il faisait très chaud. Le jour du départ, alors que les échanges de civilités entre l’amiral, le roi et les autres notabilités prenaient fin, mon pacha, le LV Langlois me fait signe de lancer les moteurs et de procéder au point fixe.
Je monte à bord et je mets les moteurs en route, mais l’un d’eux refuse de démarrer et me laisse perplexe. J’arrête les deux autres et sors ma caisse à outils. Tous les regards se tournent vers moi et le pacha me demande de quoi il retourne alors que je m’interroge moi-même. Il me souvient alors qu’à l’école de Rochefort on nous avait parlé de « vapor lock » dans les tuyauteries d’essence des avions immobilisés longtemps en pleine chaleur. Je débranche donc la canalisation d’arrivée d’essence au carburateur et demande au SM radio d’aller au poste de pilotage afin d’actionner la pompe à main d’amorçage, j’entends de gros glouglous dans la tuyauterie puis l’essence arrive à flots. Je rebranche la tuyauterie, remonte au poste de pilotage et relance le moteur puis les deux autres. En à peine un quart d’heure la panne est réglée.
Tout le monde était ébahi par ce jeune QM de 20 ans qui n’était pas très sur de lui (mais eux ne le savaient pas !) et qui se sentait bien soulagé d’avoir résolu ce problème. L’Amiral aurait même dit au petit roi : vous avez vu mon mécanicien ! Je vous le prêterai si vous êtes en panne avec votre voiture !
Chaque fois que je raconte cette histoire je ne manque pas d’ajouter : ces JU ça ne tombait jamais en panne, il suffisait de leur montrer la caisse à outils en leur disant tu vois ce qui va t’arriver si tu continue à faire le c.., et ils se remettaient en marche tout seuls !
C’est au cours de ce voyage que le sympa 3 galons médecin (a qui je dois d’avoir sauvé ma main droite) de l’unité marine de Diègo et qui faisait partie des passagers m’avait montré le titre du bouquin qu’il lisait en me disant tu vois c’est de circonstance « La mort dans les nuages » !
Je vous ai déjà dit que je devais aussi m’occuper de la tinette du zinc, non ça ne s’évacuait pas à l’extérieur ! De Diègo, au moment de lancer les moteurs l’amiral faisait signe d’attendre un instant et il allait s’isoler derrière un bouquet de bambous, mais son officier d’ordonnance ne faisait pas de même ; a peine avions nous atteint l’altitude de rétablissement qu’il se précipitait au WC, à croire que l’avion lui donnait la courante ! Le maître pilote Guéguen me dit un jour : tu n’as qu’à mettre du trichloréthylène au font de la tinette pour le décourager, ça va lui tenir chaud aux fesses ! La recette s’avérât bonne !
Je me souviens aussi d’un fameux vol d’essai après visite. La veille au soir je m’étais retrouvé dans un bistrot ;de la rue Colbert à Diégo que nous appelions « Chez Jakie », avec le Mtre pilote Gueguen. J’avais un bâchis avec une bande pas très réglementaire « AERONAVALE », en me voyant Jakie dit au pilote qui lui faisait la cour : Il n’y a pas de bateau qui s’appelle de ce nom là. Tu n’y connais rien lui dit il nous sommes des marins aviateurs. Devant l’air incrédule de Jakie, Gueguen lui dit je te parie le champagne que demain matin nous passons en avion devant ta porte. Le lendemain nous avions effectivement un vol d’essai à effectuer, nous étions seuls, Guegen, le radio Duché, Narcisse Janvier je crois et moi-même. Après les essais Guegen mena le Ju dans l’axe de la rue Colbert au ras des toits, il n’y avait pas de hauts immeubles à cette époque et les maisons les plus hautes avaient tout au plus un étage. Nous prîmes la rue Colbert à la descente puis à la remontée pour être sur d’être vus. Puis le pilote nous emmena faire du rase motte sur le tanambao au ras des cocotiers puis au ras des flots dans la baie. Les pêcheurs se couchaient dans leurs pirogues quand ils nous voyaient arriver sur eux. Le ballet aérien se termina sur le plateau d’Andrakaka en affolant les zébus qui paissaient là. Atterrissage à Arrachart et retour à Caméléon… Le pacha nous y attendait…Gueguen vous prendrez le arrêts pour huit jours !
Autre anecdote. Un jour Narcisse Janvier et moi nous trouvions seuls à Arrachart pour des travaux sur un des JU qui se trouvaient dehors. Il faisait un temps « tropical » pluie alternant avec soleil cuisant et nous étions mal à l’aise pour travailler. Je dis à Narcisse tu vas me guider je vais rentrer le zinc dans le hangar ; Tu déconnes me répond Narcisse, non lui dis je, surveilles les bouts des ailes. Je grimpe dans le taxi et lance les deux moteurs latéraux ; j’avais observé depuis longtemps comment les pilotes manoeuvraient au sol. Les manettes des gaz servaient à la fois à faire avancer en poussant les gaz et à freiner sur les roues D et G quand on ramenait la manette en dessous de la position « ralenti. » Aussitôt dit aussitôt fait ! Je rentre le zinc dans le hangar et lui fait faire un quart de tour pour l’amener dans la position qui nous convenait le mieux. Retour à Caméléon après les travaux. Le pacha me demande si les intempéries ne nous avaient pas trop gêné. Non commandant j’ai rentré le zinc dans le hangar mais vous n’aviez pas le droit de faire cela, je ne vous félicite pas ! Il disait cela mais ce petit QM de vingt ans lui en avait bouché un coin !
Ne vous ai-je pas ennuyé avec mes radotages de plus d’un demi siècle ?
Je vous retrouverai sous peu sur Magagascar où je vous parlerai de Diègo coté service G.

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Message par † Fanch 56 Mar 8 Juin 2010 - 20:39

Un régal !!!!



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Message par Invité Mar 8 Juin 2010 - 20:49

de plus on sent que tu revit chaque instant de ta narration
superbe histoire [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 582735
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Message par jean-claude BAUD Mar 8 Juin 2010 - 21:04

[LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 582735 l'"Ancien", un vrai régal...



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"Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles".
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Message par Jean-Léon Mar 8 Juin 2010 - 22:52

A Bavoux

La rue Colbert dans les deux sens et au raz des toitures: GRANDIOSE [LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 77841
[LES B.A.N.] DIEGO-SUAREZ - ANDRAKAKA - Page 13 588638 au jeune QM



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Message par Roger 56 Mer 9 Juin 2010 - 0:04

Bonjour à tous,

Bravo Bavoux, je me doutais bien que tu avais de très bons souvenirs à nous raconter.
Ils sont tellement "savoureux" que tous, nous en redemandons...

N'empêche, comme dit Jean-Léon, la rue colbert dans les deux sens... "ça avait de la Gueule" comme on dit...
Et il fallait le faire...

Comme quoi, les sorties tardives à Diégo ont toujours fait se dépasser les marins de toutes générations... Pour faire des C...eries plus ou moins épiques, ils ont toujours répondu "présent" et avec du panache, SVP.

Encore quelques autres bonnes anecdotes, du gambi dépité au casse croute de l'amiral ou le dépannage impromtu, tout est bon pour nous faire rêver...

A bientôt de te lire,

Roger



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Message par framery Mer 9 Juin 2010 - 19:47

Merci BAVOUX
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