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[ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

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larcher
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par larcher le Sam 6 Jan 2018 - 10:35

Bricou pouvait se vanter d'avoir (presque fait) le tour de l'Afrique en 1967, le Tenace ayant effectué une mission Dakar-Diégo de convoyage d'un dock flottant ; l'ami Bernard Cote était du voyage avec Claude Grolière (aujourd'hui DCD).




Pour s'endormir, un mouton ne peut compter que sur lui-même.
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skagerrac
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par skagerrac le Sam 6 Jan 2018 - 14:10

BOUZBIR.
Mascotte embarquée sur le sous-marin S621 Béveziers.

BRUTUS.
Mascotte embarquée sur le dragueur de mines côtier M757 Verseau, en 1969.
Dans les années soixante dix, Miss Succéda à Brutus sur le dragueur.

BUGGY, le magnifique !
De race English Spinger Spaniel, ce chien leveur âgé de trois ans a été intégré au peloton Cynotechnique du Groupement des Fusiliers marins de Brest le 17 avril 2007.
Avant d’être opérationnel au sein de la cellule d’aide et de recherche à la détection des stupéfiants (ARDS) où il avait été affecté, Buggy dû préalablement subir un créancement en deux étapes.
La première, d’une durée de cinq mois, consista à apprendre au chien à mémoriser et reconnaître l’odeur de diverses substances, principalement les stupéfiants.
La seconde étape, d’une durée de quatre mois, fut employée pour apprendre u chien les diverses méthodes de fouille.
Les capacités d’apprentissage de Buggy en étonnèrent plus d’un.

Spoiler:
La formation du chien et de son maître, achevée en janvier 2008, le binôme fut intégré dans la cellule ARDS au titre d’équipe opérationnelle.
Ils allaient donc pouvoir agir avec l’efficacité qu’on suppose, au cours des missions qui allaient leur être confiées.
La marine nationale ne pu que se féliciter de s’être adjoint les capacités et les qualités des chiens de race English Spinger Spaniel. Buggy en effet était à l’aise partout, capable de se faufiler dans les milieux secs ou humides en acceptant sans regimber les contraintes qu’exigeaient les interventions.
Il fut ainsi amené à être déplacé à bord de véhicules tactiques et divers types d’embarcations.
Il fut souvent amené à être hélitreuillé par hélicoptère.
Polyvalent et accrocheur, Buggy était unanimement reconnu pour être un chien résistant et efficace, capable de s’adapter à tous types de situations.
En 2009, le chien et son maître avaient à leur actif 29 interventions parmi lesquelles 13 permirent de découvrir la cache de stupéfiants.
Forte des ces résultats encourageants, la marine nationale envisagea la projection de cette race de canidés sur ces bâtiments.
Buggy y serait capable en effet, avec le courage et la pugnacité qui le caractérisent, de débusquer des matières illicites et suspectes, drogues, explosifs et parfois fortes sommes d’argent dissimulées dans des caches improbables.
Outre ses performances accrues, Buggy était un animal attachant et fidèle, fier de participer aux missions sous la conduite son maître.
Chien éminemment sympathique, il méritait bien son surnom de Buggy le magnifique.

COQUIN, le chien qui savait lire.
Ce petit chien ratier fut adopté par le second-maître radio de la 27F, en poste à Dakar dans les années cinquante.
Mascotte de la flottille, il était choyé et considéré par l’ensemble du personnel, tant au hangar que par les équipages des Sunderland à bord desquels il avait ses aises.
Chien volant, il participait en effet à toutes les missions de son cher avion.
En réalité, Coquin se sentait bien partout et était, sur la base aérienne, comme chez lui.
Lorsque l’équipage était au repos, il prenait un malin plaisir à chasser les rats cachés sous le parquet des baraques sans âge.
S’il l’avait pu, il aurait rongé, l’une après l’autre, les lames du plancher pour obtenir satisfaction.
La seule présence d’un rongeur rendait le brave toutou absolument fou de rage. La 27F était son lieu de prédilection et il savait reconnaître son avion, qu’il soit au hangar ou amarré sur le plan d’eau.
Très vite, on soupçonna Coquin de savoir reconnaître le numéro sept inscrit en grosse lettre sur la coque du fuselage.
Impossible pour lui de se tromper et aucun autre aéronef ne l’intéressait.
Au hangar, quand l’appareil était sur son train et que la porte d’accès était ouverte, il se balisait en dessous et faisait comprendre avec quelques jappements qu’il voulait monter à bord.
Une âme charitable lui rendait alors ce service, la porte étant située à deux mètres du sol.
Sur le plan d’eau au contraire, lorsque son 27F N°7 était amarré sur bouée, la mascotte profitait des rondes de plan d’eau pour monter à bord de sa niche volante.
Il savait pertinemment où se trouvait son avion et toutes les tentatives faites pour le monter à bord d’un autre appareil étaient vaines.
Durant les mois d’octobre et de novembre 1952, la flottille prit part aux exercices GAMS en Atlantique sud et en Méditerranée.
Parmi les Sunderland qui y participaient, le numéro sept de Coquin était en bonne place.
Chaque mission confiée à l’appareil, qu ce soit à Karouba ou à Saint-Mandrier, Coquin était de la partie.
Stationnant plusieurs jours sur place, il s’y trouvait souvent un très grand nombre d’avions avec leurs équipages.
Ce remue ménage était loin d’effrayer le jeune chien qui y faisait figure de notable.
A Saint-Mandrier, les Sunderland étaient amarrés sur bouées dans le creux de Saint Georges.
Coquin montait dans les annexes et autres barcasses, fou de joie à l’idée de pouvoir remonter à bord de son cher avion.
Les sorties ne sont pas rares.
Lorsque son équipage allait à terre, comme de bien entendu, Coquin l’accompagnait et embarquait qui sur le Picady, qui sur le Cavalas, pour aller aussi traîner ses guêtres du côté de Chicago, quartier interlope de Toulon bien connu des marins et autres légionnaires.
Un soir de bordée, on s’occupa si peu de Coquin qu’on l’oublia au cœur du quartier mal famé.
On imagine qu’il a dû y errer toute la nuit en cherchant désespérément son équipage.
Qu’à cela ne tienne !
Qui vit-on le lendemain matin attendre sur le quai que le Picady retraverse la rade ?
Coquin bien sûr, plus fier et plus décidé que jamais.
Quelle joie pour lui d’aller renifler les mollets de sa chère famille de la 27F pour se convaincre qu’il était bien revenu en pays de connaissance.
Le chien n’en voulut à personne d’avoir été si lâchement abandonné.
A leur retour, il fit au contraire une fête incroyable à chacun de ceux qui l’avaient oublié dans les rues sordides de Chicago.

COUP DE PIF et l’amiral.
Mascotte embarquée sur la frégate lance engins D602 Suffren en 1977-1978.
La frégate stationnait à Djibouti, Djiboute, pour les durs à cuire qui y séjournaient.
Il ne fallut pas chercher longtemps pour trouver un nom au chien.
Échangée contre un litre de vin, du divin nectar au nom du chien, il n’y avait qu’un pas qui fut vite franchi.
Baptisée Coup de pif quoique le plus souvent appelée Pif, la mascotte avait pris ses quartiers dans le bord.
Elle affectionnait particulièrement aller dormir près du bureau du service intérieur.
A l’époque, la frégate accueillait à son bord un vice amiral d’escadre.
Après chaque appareillage, l’officier supérieur allait régulièrement rendre visite à Coup de Pif.
On se rendit vite compte que l’homme aimait particulièrement les chiens.
Quoique ces rencontres avec la chienne fussent vues par les hommes d’équipage comme étant plutôt sympathiques, ils suspectaient néanmoins le boss d’user de subterfuge.
N’était-ce pas l’occasion rêvée pour faire une ronde d’inspection du bord ?
Conséquence de quoi, chaque fois que l’amiral partait arpenter pont principal et coursives, le premier-maître navigateur téléphonait discrètement au capitaine d’armes pour l’informer que l’amiral était aux approches, l’œil et le nez en radar.
Un jour, de retour à la passerelle après avoir été rendre visite… à la mascotte du bord, l’officier s’étonna de n’avoir pas croisé grand monde.
Il n’avait surtout pas vu la chienne.
Il interrogea alors le premier-maître pour savoir si, à tout hasard, tant la mascotte que les hommes d’équipages n’avaient pas été informés de sa visite.
Se doutait-il de quelque chose et son subterfuge avait-il été découvert ? On ne le su jamais.
Un autre matin, après une sortie en mer de l’escadre, la frégate entra dans le port de Toulon pour aller se poster à quai.
Sur ce dernier, la musique des équipages de la Flotte y allait de son aubade pour saluer le retour du bâtiment et rendre les honneurs à l’amiral.
Atteignant le quai, la coupée fut armée et mise à poste face à la coursive du bureau du service intérieur, celle ou aimait aller se réfugier Coup de pif.
La porte de la coursive avait été laissée ouverte afin de permettre au planton de voir la coupée pour pouvoir diffuser l’ordre de garde à vous bâbord.
Sur le pont, attendant le départ de l’amiral, le commandant et le commandant en second faisaient face à la garde d’honneur, guêtres impeccables et ceinturons blancs capelés.
De chaque côté de la coupée, le gabier et le sonneur se faisaient face, l’un avec son inséparable sifflet, l’autre avec son clairon.
On imagine la solennité de l’instant.
L’amiral se présenta enfin à la coupée, les honneurs lui furent rendus.
L’officier se tourna vers l’arrière du bâtiment, salua le pavillon français armé en poupe sous les flonflons de l’orchestre.
Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes si ce n’est que juste avant de descendre la coupée, Coup de pif pointa le bout de sa truffe et passa effrontément entre les jambes de l’amiral.
Allait-elle se précipiter sur le quai et prendre la poudre d’escampette ?
Pas du tout !
La mascotte descendit la coupée avec une telle lenteur qu’on la subodora vouloir retarder l’instant où l’amiral quitterait le bord.
L’officier attendît donc que Coup de pif pose ses augustes pattes à terre pour s’engager à son tour sur la passerelle.
Hilarité générale lorsque l’amiral demanda au commandant si c’était là une forme de provocation de la chienne à son endroit, considérant les inspections qu’il faisait à bord tout en prétendant aller saluer sa mascotte.
Voilà pourquoi on vît, ce jour là, un quatre étoiles attendre patiemment que la mascotte de la frégate descende à terre avant lui.
Il ne fit jamais aucune réflexion et personne ne fut inquiété.
Moralité de l’histoire : cet amiral aimait vraiment les chiens et c’est à tort qu’on le soupçonnait d’aller rendre souvent visite à Coup de pif sous prétexte d’inspections.
Mais ça, on ne le su que plus tard.

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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par skagerrac le Lun 8 Jan 2018 - 2:49

Les avez vous côtoyées, ces petites mascottes ?

FIFINE.
Mascotte embarquée sur l’escorteur côtier P645 L’Alerte, en juillet 1972.
Il y avait cependant une autre mascotte à bord ?
Un chien baptisé Sami.
Les deux chiens ne firent, en réalité, qu’un très bref passage sur le bâtiment.
Sami ne se plaisait pas à bord.
Il s’ennuyait et fuguait régulièrement, contraignant l’équipage à aller le récupérer dans l’arsenal ou, le plus souvent, à l’hôpital militaire Sainte Anne de Toulon.
Menacé par la gendarmerie maritime d’envisager une solution plus radicale pour le chien, il fut récupéré et débarqué pour être emmené dans le nord de la France par un matelot qui l’adopta.
De son côté, Fifine disparût subitement.
On ne retrouva jamais sa trace.
Cette disparition reste à ce jour inexpliquée.
Avant Fifine et Sami, Whisky avait été mascotte de l’Alerte jusqu’à la fin des années soixante.

Spoiler:
FLAG.
Mascotte de la direction du port à Dakar en 1982.
Réputée pour être un excellent chien de garde, dès que les machines étaient lancées, il arrivait au pas de course et se tenait debout sur ses deux pattes arrière, sur le plat bord à l’avant du bateau, parée à l’appareillage.
Elle ne détestait pas l’eau et plongeait de la bouée de Tacoma pour aller taquiner les cormorans, toutes ailes déployées sur la charpente de la bouée.

FOLK.
Ce magnifique cocker mâle à la robe claire était embarqué sur le sous-marin S610 Laubie.

FOUFOUNETTE.
Mascotte embarquée à bord du pétrolier ravitailler A675 Isère.
Avant de faire connaissance avec cette elle, revenons à ce qui précéda son embarquement. La chienne qui l’avait précédée venait de disparaître.
Rien n’a été dit sur cette séparation.
On ne sur donc jamais ni comment ni pourquoi elle fut séparée de son équipage.
Le choc de la disparition passé, une délégation fut dépêchée pour se rendre à la société protectrice des animaux locale.
Sa mission était de trouver une nouvelle mascotte pour l’Isère.
Sur place, l’estafette jeta son dévolu sur une petite chienne à la robe marron clair, petite boule de poils dont le regard attendrissant, presque implorant, lui valu de se faire adopter.
En un mot comme en cent, les matelots avaient littéralement craqué.
Une fois à bord du pétrolier, on se rendît vite compte hélas que la nouvelle mascotte n’aimait, ni la mer, ni les bateaux.
Fugueuse invétérée, elle devait sans cesse être consignée à bord, surtout avant les appareillages.
Récalcitrante, le contact avec la mascotte était difficile, d’autant qu’elle avait élu domicile du la moleskine du poste des officiers mariniers dont il était impossible de la déloger.
Elle snobait volontiers la caisse qui avait été mise à sa disposition par le charpentier du bord.
Préférant aller déposer ses consistantes contributions sur la plage avant, territoire des boscos, contraints à mille et un postes de lavage dont ils se seraient bien passés.
Chaque fois que le navire accostait et était amarré au quai, la mascotte prenait immanquablement la poudre d’escampette.
On se rendît alors compte que, chaque fois qu’elle décampait, la SPA téléphonait pour indiquer que la chienne y était revenue.
De guerre lasse, l’équipage se sépara d’elle qui réintégra définitivement le refuge.
On choisi donc un nouvel animal qui, cette fois, donna entière satisfaction à l’équipage, assurant parfaitement son rôle de mascotte à bord du ravitailleur.
Bienvenue à bord, miss Foufounette !

GONO.
Mascotte embarquée sur la base de l’Aéronautique Navale de Tontouta.
Cette adorable petite chienne n’était pas seule sur le site, entourée par nombre de ses congénères.
Gono aimait beaucoup jouer au football avec les équipages.
Bien acceptée, tout allait pour le mieux si ce n’est qu’en pleine action, la mascotte s’emparait du ballon, quittait le terrain et plantait là les joueurs.
On imagine les problèmes d’arbitrage auxquels les marins devaient faire face.
Si encore elle marquait des buts !
Mais on lui pardonnait tout, forcément !

GRIBOUILLE.
Une fois n’est pas coutume, Gribouille était un chat.
Le chat mascotte de l’escorteur rapide F763 Le Boulonnais dans les années cinquante.
Il avait pour compagnon un autre chat qui avait été baptisé Noirot.
Quoique bref, le passage à bord des deux matous laissa aux membres d’équipage un souvenir impérissable.
Plus indépendants que les chiens, à l’ambiance feutrée des postes d’équipage, les chats préféraient faire de longues escapades à terre.
Considérant qu’ils s’y plaisaient mieux que sur l’escorteur, il fut décidé de les affecter sur base.
En 1957, un jeune chien embarqua à son tour sur Le Boulonnais.
Kiki en devint donc la nouvelle et très officielle mascotte.
Contrairement aux chats, il se plaisait beaucoup à bord et y resta de longues années.

GYZMO.
Mascotte embarquée à bord de l’Edic 9052, basé à Djibouti.
Chien jaune originaire du lieu, Gyzmo partageait la vedette avec un autre chien, un berger allemand répondant au nom de Zeus. D’instinct, Gyzmo et son acolyte se balisaient à la coupée et y montaient la garde Gare à qui pointait le bout de son nez qui ne faisait pas partie de l’équipage.
Ces deux chiens auraient été capables de faire l’appel et de rendre leur rapport.
A l’appel au poste de manœuvre, les deux compères se précipitaient sur la passerelle et se postaient de chaque côté du pacha.
En mer au contraire, Gyzmo passait le plus clair de son temps au pc radio.
Il y avait ses aises, appréciant singulièrement le local pour être un des plus frais que partout ailleurs.
Souvent, lorsque l’Edic était à quai, un matelot glissait un billet sous le collier du chien et lui confiait une mission.
Gyzmo comprenait et savait exactement ce que l’homme attendait de lui.
Allez, va mon chien !
La jeune mascotte se mettait alors en route et se rendait à la buvette locale pour y acheter une cartouche de cigarettes.
Bien qu’habitué aux fréquentes visites de Gyzmo, le vendeur était du genre méfiant et se tenait à distance respectable du chien.
Il prenait alors la cartouche et la lançait en direction de Gyzmo qui l’attrapait en plein vol.
On ne sache qu’il ait un jour ratée sa cible.
Sa mission une fois accomplie, la mascotte s’en retournait gaillardement au port, la cartouche de cigarettes bien enserrée dans sa gueule.
Il montait au pc radio et déposait l’objet sur le siège du radio.
Force était à l’homme de constater que, sous le collier du chien, le billet de banque était toujours là, soigneusement plié.
Circonspect, le vendeur préférait ne pas se payer.
Conséquence de quoi, après chaque rotation, le matelot était contraint d’aller lui-même régler ses achats.
Si Gyzmo était en pleine forme, Zeus, lui, manifestait des signes de fatigue.
Il fut débarqué et mis à la retraite.
Gyzmo se retrouva seul à bord mais pas bien longtemps car, un beau matin, le radio du bord amena un adorable chiot à la robe ambrée.
Baptisé Toby, il succéda donc à Zeus aux côtés de Gyzmo.
Quelques temps plus tard, vieillissant lui aussi, Gyzmo fut débarqué, adopté par un matelot qui le ramena en France où il coula des jours heureux.

Skagerrac
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par LES BORMETTES le Mar 16 Jan 2018 - 18:29

En avant première, une photo de la plaque qui sera fixée au Monument National des Sous-Mariniers à Toulon avant la cérémonie du 27 janvier 2018.

La plaque est en place

(photos fournies par Gérard BOSCH)
Belle intention!



« Il y a trois sortes d'êtres : les vivants, les morts et les marins. »
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par COLLEMANT Dominique le Mar 16 Jan 2018 - 22:35

Merci pour l'info et les photos.



   
Maître Principal mécanicien Collemant , dit "Bill" dans la sous-marinade / Membre de la section A.G.A.S.M. "Espadon" du Havre / Membre du M.E.S.M.A.T. de Lorient .
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par skagerrac le Ven 19 Jan 2018 - 3:21

Ne pourrait-on pas aussi éditer une plaque commémorative à la mémoire
de nos chers compagnons mascottes qui étaient embarqués à bord des
sous-marins (et bâtiments de surface) sur la Base des Sous-Marins
de Lorient Keroman ?
Il y en tant qui nous ont fidèlement aimés, et rendu service et qui reposent
au large de Groix (en autres fonds).

Spoiler:

Merci au "Bormettes" pour la photo de la plaque.
Merci pour cette initiative.
Ce n'est là que justice.

FRANN, fidèle détecteur.
Chien détecteur spécialisé dans la recherche d’explosifs au sein des équipes cynophiles du groupement des fusiliers marins de Toulon. En 2005, la gendarmerie des Alpas maritimes fit appel à Frann et son maître de chien. Ce sont, en réalité, deux équipes cynophiles qui seront mobilisées. Frann va être amené à travailler de conserve avec Sibor, binôme issu de la même équipe cynotechnique. Depuis la fin de son créancement en 2003, c’est la première fois que le jeune chien était envoyé en opération. En réquisitionnant le groupement des fusiliers Chip, Nurphy et Sibor sont les marins, la gendarmerie souhaitait conclure une enquête qu’elle diligentait depuis de longs mois. En se rendant sur place, une équipe de démineurs de la Sécurité civile fut associée au groupe. Il prévoyait de faire travailler les chiens en alternance pour éviter à un seul une surcharge de travail. Les investigations commencèrent au domicile d’un trafiquant de produits illicites. Frann se mit au travail. Remontant le cône odoriférant, il détecta rapidement une odeur suspecte. A lui de jouer ! Le premier-maître laissa faire le chien et l’accompagna lorsqu’il se dirigea vers un local dont la porte était entrouverte. Là, Frann s’approcha sans hésitation d’un bidon en plastique bleu dont la contenance affichée était d’une centaine de litres. Il flaira l’objet, se positionna devant, s’assit et attendit. Ce n’est pas sans une certaine fierté que le maître de Frann avertit les gendarmes de la trouvaille. Pour sa première mission, le chien s’en sortait plutôt bien. Il venait de localiser treize kilos de dynamite et un cordeau détonnant. Interpellé, le suspect fut interrogé et finit par donner le nom et l’adresse d’un complice. La seconde équipe se rendit sur place. C’était à Sibor de prouver ce dont il était capable. Dès qu’il arriva sur les lieux, c’est sans hésitation qu’il se dirigea vers un tas de linge. Les gendarmes y trouvèrent une veste imbibée d’une très forte odeur de matière explosive. Inutile de nier l’évidence, le malfaiteur reconnu la veste comme lui appartenant. Bavard au-delà des espérances des enquêteurs, il avoua l’existence d’un troisième larron au domicile duquel serait entreposé un important stock de matériel militaire. Les deux équipes à nouveau réunies, elles escortèrent le malfrat qui les conduisit dans une ancienne cour de ferme. Cette fois, Frann et Sibor allaient travailler de conserve. Avant de lancer les chiens, on soupçonna la maison piégée. Les deux équipes capelèrent une tenue de protection balistique. Avec les chiens, elles entrèrent dans la maison avec prudence et commencèrent les recherches. Après quelques minutes, Frann sembla avoir détecté une odeur suspecte. Il s’attarda devant un carton à peine caché dans un coin. Ouvert avec précautions, les enquêteurs y découvrirent un important stock de mines anti-personnel. Pour Frann et Sibor, c’était mission accomplie. Compagnons de Frann et Sibor, Chip et Nurphy était également affectés au sein des équipes cynophiles du groupement des fusiliers marins de Toulon.

GARDON.
C’est à bord du sous-marin S632 Marsouin qu’au retour d’une longue mission, en octobre 1961, Fifille, la mascotte du bord, donna naissance à deux nouveaux membres d’équipage. L’un fut baptisé Gardon, l’autre Scapa.

GAS-OIL.
Chien mascotte embarqué sur le sous-marin S631 Narval.

Je n'ai hélas pas beaucoup d'anecdotes concernant certains chiens embarqués.
Elles me sont en effet données que par ceux qui les ont côtoyées et qui en ont
le souvenir. Veuillez m'en excuser.


Si vous avez connu des mascottes et avez des anecdotes, n'hésitez pas à les raconter.
Bien maritimement
Merci.


Skagerrac.


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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par L.P.(Pedro)Rodriguez le Lun 26 Fév 2018 - 18:19

Je crois qu'on n'avait pas de photo aussi nette de lui.
Pedro sur le Doudart de Lagrée, on nous l'avait offert à San Pedro (Côte d'Ivoire) lui aussi écrasé par un véhicule à Papeete mais il n'aura pas survécu.




Un bon souvenir, c'est comme une bonne bouteille, il ne faut pas le boire seul.
-Jean-Louis FOURNIER-
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par roro56 le Mer 27 Juin 2018 - 14:08

bonjour le livre tant attendu est il enfin sorti
nos mascottes le merite
si oui ou le trouve t on merci
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par Nenesse le Mer 27 Juin 2018 - 15:24

Cicéron, fils de Bicou, et vraisemblablement de Pépé du Canopus, était mon chien, je l'ai ramené de Dakar .
Bon gardien et spécialiste des uniformes, j'habitais à Brest rue de la Tour, (à toucher la tour Tanguy) il venait me chercher à la porte Jean Bart et sympathisait avec les gendarmes maritimes (quelle drôle d'idée !) mais pas avec le gardien de la tour qu'il empêchait parfois de sortir.....
Quant à notre fille, valait mieux montrer patte blanche avant de pouvoir accoster au landau



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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par larcher le Sam 30 Juin 2018 - 20:05

Le Pépé, il devait (comme sûrement d'autres mascottes) être bien choyé sur son Canne aux puces ; à chaque séance de cinéma en plein air, il avait droit à son pot de crème glacée à l'entracte. De mauvaises langues ont aussi prétendu qu'il ne crachait pas sur le gros rouge (légende?).




Pour s'endormir, un mouton ne peut compter que sur lui-même.
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par Nenesse le Sam 30 Juin 2018 - 23:18

par contre Yoyo, la mascotte de la DP avait une Hygiène de vie exemplaire, pas d'alcool, pas d'enfant, petit WE en ville chez l'un, ou chez l'autre...le club med quoi !



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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par skagerrac le Dim 23 Sep 2018 - 17:07

A l'attention des amis et pour répondre à Roro 56.
L'ouvrage concernant les mascottes est en phase de finalisation. Pour ce qui concerne un éditeur c'est une vrai galère ! Bah dam, j'suis pas le neveu de Drucker moi ! Bon, nous réfléchissons à le mettre en ligne sur un site ad hoc. En attendant, je vous livre les histoires sur ce site car enfin, vous êtes les premiers concernés. Merci et bon vent à vous tous.
Spoiler:
COQUIN, le chien qui savait lire.
Ce petit chien ratier fut adopté par le second-maître radio de la 27F, en poste à Dakar dans les années cinquante. Mascotte de la flottille, il était choyé et considéré par l’ensemble du personnel, tant au hangar que par les équipages des Sunderland à bord desquels il avait ses aises. Chien volant, il participait en effet à toutes les missions de son cher avion. En réalité, Coquin se sentait bien partout et était, sur la base aérienne, comme chez lui. Lorsque l’équipage était au repos, il prenait un malin plaisir à chasser les rats cachés sous le parquet des baraques sans âge. S’il l’avait pu, il aurait rongé, l’une après l’autre, les lames du plancher pour obtenir satisfaction. La seule présence d’un rongeur rendait le brave toutou absolument fou de rage. La 27F était son lieu de prédilection et il savait reconnaître son avion, qu’il soit au hangar ou amarré sur le plan d’eau. Très vite, on soupçonna Coquin de savoir reconnaître le numéro sept inscrit en grosse lettre sur la coque du fuselage. Impossible pour lui de se tromper et aucun autre aéronef ne l’intéressait. Au hangar, quand l’appareil était sur son train et que la porte d’accès était ouverte, il se balisait en dessous et faisait comprendre avec quelques jappements qu’il voulait monter à bord. Une âme charitable lui rendait alors ce service, la porte étant située à deux mètres du sol. Sur le plan d’eau au contraire, lorsque son 27F N°7 était amarré sur bouée, la mascotte profitait des rondes de plan d’eau pour monter à bord de sa niche volante. Il savait pertinemment où se trouvait son avion et toutes les tentatives faites pour le monter à bord d’un autre appareil étaient vaines. Durant les mois d’octobre et de novembre 1952, la flottille prit part aux exercices GAMS en Atlantique sud et en Méditerranée. Parmi les Sunderland qui y participaient, le numéro sept de Coquin était en bonne place. Chaque mission confiée à l’appareil, qu ce soit à Karouba ou à Saint-Mandrier, Coquin était de la partie. Stationnant plusieurs jours sur place, il s’y trouvait souvent un très grand nombre d’avions avec leurs équipages. Ce remue ménage était loin d’effrayer le jeune chien qui y faisait figure de notable. A Saint-Mandrier, les Sunderland étaient amarrés sur bouées dans le creux de Saint Georges. Coquin montait dans les annexes et autres barcasses, fou de joie à l’idée de pouvoir remonter à bord de son cher avion. Les sorties ne sont pas rares. Lorsque son équipage allait à terre, comme de bien entendu, Coquin l’accompagnait et embarquait qui sur le Picady, qui sur le Cavalas, pour aller aussi traîner ses guêtres du côté de Chicago, quartier interlope de Toulon bien connu des marins et autres légionnaires. Un soir de bordée, on s’occupa si peu de Coquin qu’on l’oublia au cœur du quartier mal famé. On imagine qu’il a dû y errer toute la nuit en cherchant désespérément son équipage. Qu’à cela ne tienne ! Qui vit-on le lendemain matin attendre sur le quai que le Picady retraverse la rade ? Coquin bien sûr, plus fier et plus décidé que jamais. Quelle joie pour lui d’aller renifler les mollets de sa chère famille de la 27F pour se convaincre qu’il était bien revenu en pays de connaissance. Le chien n’en voulut à personne d’avoir été si lâchement abandonné. A leur retour, il fit au contraire une fête incroyable à chacun de ceux qui l’avaient oublié dans les rues sordides de Chicago.
GILDA veille sur la palanquée.
Gilda était la mascotte du 3è Groupe des Plongeurs Démineurs dans les années soixante. Cette chienne n’avait pas son pareil pour surveiller la constance et la régularité des bulles d’air qui remontaient en surface, assurant du même coup la sécurité des plongeurs. Par fort clapot, il suffisait au chef de plongée de prendre l’azimut du chien pour être renseigné avec précision sur la position de la palanquée. Gilda excellait également dans la surveillance et la garde des locaux sensibles où était entreposé le matériel. Lorsque des marins quittaient le bord, elle allait immédiatement se baliser devant leurs locaux et attendait, interdisant l’accès à qui que ce soit qui n’habitait pas le poste. Une nuit, une bordée d’aspirants rentra très tard après avoir fait la fiesta. A leur retour, ils trouvèrent la chienne postée devant la porte de leur chambre. Oui mais voilà, elle ne les reconnût pas ! La joyeuse équipée se vit interdire l’entrée dans ses propres locaux. Il fallut faire appel au pacha pour venir, en personne, récupérer la mascotte qui ne voulait rien savoir pour libérer l’accès du poste. Pour ne plus voir se genre d’excès de zèle se reproduire, chaque fois qu’une bordée rentrait à bord, un plongeur faisait le planton à la coupée. Gilda ne perdait rien des moindres mouvements auxquels elle estimait qu’elle devait participer. Du planton et du chien, on se demandait qui était au pied de l’autre. La réponse s’imposait d’elle-même. Le planton bien sûr !

GNOLE.
Mascotte embarquée sur le releveur de torpilles A699 Pélican. Pelo succéda à Gnole sur ce bâtiment.

GONO.
Mascotte embarquée sur la base de l’Aéronautique Navale de Tontouta. Cette adorable petite chienne n’était pas seule sur le site, entourée par nombre de ses congénères. Gono aimait beaucoup jouer au football avec les équipages. Bien acceptée, tout allait pour le mieux si ce n’est qu’en pleine action, la mascotte s’emparait du ballon, quittait le terrain et plantait là les joueurs. On imagine les problèmes d’arbitrage auxquels les marins devaient faire face. Si encore elle marquait des buts ! Mais on lui pardonnait tout, forcément !

GRIBOUILLE.
Une fois n’est pas coutume, Gribouille était un chat. Le chat mascotte de l’escorteur rapide F763 Le Boulonnais dans les années cinquante. Il avait pour compagnon un autre chat qui avait été baptisé Noirot. Quoique bref, le passage à bord des deux matous laissa aux membres d’équipage un souvenir impérissable. Plus indépendants que les chiens, à l’ambiance feutrée des postes d’équipage, les chats préféraient faire de longues escapades à terre. Considérant qu’ils s’y plaisaient mieux que sur l’escorteur, il fut décidé de les affecter sur base. En 1957, un jeune chien embarqua à son tour sur Le Boulonnais. Kiki en devint donc la nouvelle et très officielle mascotte. Contrairement aux chats, il se plaisait beaucoup à bord et y resta de longues années.
JOJO.
Mascotte embarquée sur le A759 Marcel Le Bihan. La première personnalité que le pacha du bord saluait le matin était Jojo. A bord, il avait pour compagnon une petite chienne appelée Poyaud. Jojo était la mascotte du pont, Poyaud celle de la machine. Tatayo, un jeune chien, embarqua à sont tour sur le bâtiment lors d’une escale à Punta Delgada.

LA PUCE.
Mascotte embarquée, adorable petite chienne qui, jusqu’en 1960, fut mascotte à bord à bord du sous-marin S636 Argonaute. Un autre chien, baptisé Dracula, succéda à Puce à bord de ce même sous-marin. C’est en 1989 que l’Argonaute a été transféré de Toulon à Paris via le canal de l’Ourcq pour être présenté en statique à la Cité des Sciences et de l’Industrie à côté de la Géode. Il est ouvert au public et visitable depuis 1991.

LOULOUTE.
Mascotte embarquée sur l’escorteur côtier P638 Effronté. Elle eût, à bord, une portée record de douze chiots parmi lesquels l’équipage décida de n’en garder qu’un à bord. Baptisé Pollux, le jeune chien devînt à son tour mascotte du côtier et fera, sur l’escorteur, la mythique Croisière Noire. En 1965, au large des côtes toulonnaises, le bâtiment participa à un exercice interallié mettant en présence des bâtiments de surface et des sous-marins. Pollux n’en reviendra pas. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il fut déclaré perdu en mer au cours de cet exercice.

MAPPIE.
Mascotte de la station radio Rivière Salée et Pointe des Sables. Avenante et de caractère facile, le chienne n’était agressive qu’avec les gens de couleur et ceux dont elle considérait qu’ils n’avaient rien à faire dans le poste de transmission. Lors de la construction de l’aile perpendiculaire de la station, un chef de chantier en fera la triste expérience. Bonne pâte, la plupart du temps, Mappie n’était pas peu fière de partir se promener avec ses bienfaiteurs pour faire avec eux l’inspection des clôtures de la station. Elle semblait être là comme à la parade. La tête haute, presque dédaigneuse à l’endroit des autres chiens qu’elle rencontrait sur la route. Pas un habitant, pas un chien n’osait alors l’approcher. Chien-Chien, Toutoune et Mégot furent également mascottes de la station radio.

MEGOT.
Mascotte de la station radio de Rivière Salée et Pointe des Sables. Chien-Chien, Mappie, et Toutoune furent également mascottes de la station radio.

MISS.
Mascotte embarquée sur le dragueur de mines côtier M757 Verseau dans les années soixante dix. Dans les années soixante, Brutus fut le prédécesseur de Miss sur le dragueur.

MOUMOUSSE.
Mascotte embarquée sur le sous-marin Q183 Casabianca, mythique sous-marin et de son non moins célèbre pacha, le commandant L’Herminier. Dans les années quarante, Cacahuète avait été mascotte à bord de ce même sous-marin.

NURPHY.
Chien détecteur spécialisé dans la recherche d’explosifs au sein du groupement des fusiliers marins de Toulon. Chip, Frann et Sibor sont les compagnons de Nurphy.
POYAUD, tu resteras à jamais dans notre mémoire.
Mascotte embarquée sur le A759 Marcel Le Bihan, bâtiment d’assistance et de soutien à la plongée des bathyscaphes à, la fin des années soixante jusqu’en 1974. Les groupes électrogènes de la gabare étant des Poyaud, le nom de la petite chienne fut vite trouvé. Elle n’était pas seule à bord, partageant son rôle de mascotte avec un autre chien qui avait été baptisé Jojo. Seule distinction entre les deux ; Jojo était la mascotte de pont, Poyaud celle de la machine. On se posa la question de savoir pourquoi, chaque fois qu’il montait à bord, le pacha, un officiel principal des équipages, saluait toujours Jojo en premier, avant même l’officier de garde. Toujours curieuse, la chienne se trouvait toujours là où il se passait quelque chose. Très affectueuse, elle avait toujours l’air triste lorsque des marins auxquels elle était attachée débarquaient. Sujette à l’arthrose, elle déambulait sur le pont tel un vieux chien. En 1978, le Marcel Le Bihan fut rebaptisé Gustave Zédé. En 1969, la gabare était en escale à Punta Delgada aux Açores. C’est là qu’un troisième chien apparut à bord. Le jeune chien, volontiers fougueux, jouait et courait partout, à la grande joie des matelots. Poyaud, hélas n’en avait pas la force. Baptisé Tatayo, le nouveau venu ne mangeait pas, il dévorait. Si l’équipage était heureux d’accueillir à son bord un nouveau compagnon à quatre pattes, ce n’était pas le cas du pacha qui considérait qu’il y avait trop de chiens sur son navire. Une dizaine de jours après son embarquement, Tatayo fut donc débarqué. Finie, les moments de joie et de gaieté pendant les pauses. Considérant que la décision du pacha était sage, nul ne s’opposa à sa décision. Seule fait remarquable, un matelot au bord de la crise de nerfs qu’il fallut calmer. Conséquence de quoi, la décision fut prise de débarquer Tatayo, le lendemain. Cet arrêt du pacha allait toutefois prendre une tournure d’autant plus fâcheuse qu’elle allait s’achever en regrettable drame. Considérant l’ordre du pacha, une dizaine de matelots conclua que, puisqu’il y avait un chien de trop à bord, il fallait en sacrifier un. Ce jury de la mort improvisé tînt conseil et jeta son dévolu sur la pauvre Poyaud. La veille de la fin de l’escale du bâtiment, un crétin avait déjà attaché un sac de 25 kilos de grenaille autour du cou de Poyaud. D’autres matelots, ayant eut vent de l’affaire, s’opposèrent véhémentement à ce stupide et inique tribunal. Ils indiquèrent, en outre, que le pacha avait décidé de débarquer Tatayo, le lendemain. Ils conclurent en disant que ce qu’ils s’apprêtaient à faire était aussi scandaleux qu’inutile.
Poyaud est la mascotte officielle du bateau, vous n’avez aucun droit de décider de sa vie !
Alors que la situation sembla s’être apaisée, on apprît qu’un crétin patenté avait donné un coup de pied dans le sac de grenaille qui entraîna la pauvre Poyaud au fond des eaux noires du port de Punta Delgada. Quoiqu’une courte enquête ait été menée, on ne parvînt pas à savoir qui avait bien pu commettre ce geste assassin. Le lendemain, comme prévu, juste avant l’appareillage, Tatayo fut débarqué. Voyant son bateau s’éloigner lentement du quai, le brave chien courait de long en large avec force aboiements, cherchant désespérément un moyen pour remonter à bord. Cruelle sentence pour le pauvre Tatayo qui avait, à bord de la gabare, vécu sans doute les plus belles journées de sa vie. On su, plus tard, pourquoi les investigations n’avaient pas abouti. En réalité, personne ne chercha à connaître l’identité du criminel qui avait exécuté l’incompréhensible sentence et ceci pour la raison simple que, le connaissant, il aurait subi le même sort. Espérons que ce crétin, où qu’il soit aujourd’hui, soit poursuivi par le remord d’un acte autant irréfléchi qu’imbécile. La sanction allait affecter l’ensemble de l’équipage. Et le pauvre Jojo donc, qui se retrouva seul à bord.
Quelques mois plus tard, le Marcel Le Bihan fut missionné sur zone pour participer aux recherches des sous-marins S647 Minerve et S644 Eurydice, perdu corps et biens le premier au large du cap Sicié le 27 janvier 1968, le second le 4 Mars 1970. Dans les années soixante, Jupiter, chien noir de race griffon ou berger de Pyrénées, fut la mascotte de la Minerve.

A l'attention des amis de ce forum intéressés par les mascottes de la marine nationale.

Evidemment, vous êtes autorisés à vous créer un fichier personnel dans lequel vous pouvez classer par ordre alphabétique l'histoire des mascottes diffusées dans ce forum.
D'autant que pratiquement toutes les mascottes y sont maintenant répertoriées. Quelques ajouts seront ainsi plus faciles plus tard. Et si d'autres marins ont des abnecdotes nouvelles je suis preneur. Au cas où vous auriez des conseils pour une édition future également.

Pour l'anecdote...
...j'ai actuellement 282 photos de mascottes embarquées.

Bien maritimement de Skagerrac.


Dernière édition par VENDEEN69 le Lun 24 Sep 2018 - 7:33, édité 1 fois (Raison : Fusion de huit messages postés en 9 minutes!)
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par LES BORMETTES le Dim 23 Sep 2018 - 18:27

Bonsoir Skag
Je me souviens particulièrement de deux mascottes toutou embarqués a bord du Pétunia a Brest(1972) Zef je crois et a bord de l'EDIC 9070 a Muru : Wisky, j'espère ne pas avoir inversé.
Deux magnifiques "batards" qui loupaient de temps en temps l'appareillage pour aller visiter une fiancée.
Les deux étaient de fidèles compagnons pour tout l'équipage.
A bord du "Pétu" notre cher toutou avait la chance de partir en vacances a Ouessant avec un de nos super gentil bosco résident sur cette superbe île.
Quand a notre cher toutou du 9070, il a eu la mal chance de louper l'appareillage a Muru la veille d'une explosion atomique, il est devenu quasiment aveugle !
C'était bien d'avoir un animal a bord, il y avait un centre d'intérêt pour s'occuper de lui, les postes a échelle verticale entre autre!



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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par DUFFOND Serge le Dim 23 Sep 2018 - 23:29

En 1968, à l'école des timoniers, au fort du Cap Brun, nous avions une mascotte, un chien berger Allemand nommé "Léon". Son lieu de repos habituel était évidemment devant la cuisine !
Ce chien nous accompagnait pratiquement de partout, dans les déplacements, le sport, etc... mais surtout, il montait la garde la nuit auprès de nous.
La garde se faisait dans une petite guérite étroite au dessus de la porte principale, fermée la nuit.
Régulièrement je devais faire des rondes autour des remparts au cours de mes quarts de nuit et Léon m'accompagnait, sa présence était bien rassurante quand on est un jeune marin de 17 ans !
Léon dormait près de la guérite, dans laquelle, serré dans la capote verte et fusil au pied, en plein mistral, il m'arrivait de m'endormir !
L'officier de garde (ou le maître de service) avait l'habitude de venir inopinément pour voir si sa sentinelle veillait bien, à son approche, le chien grognait pour me prévenir: jamais eu de punitions, sauf pour mauvaises notes, mais ça c'est une autre histoire !
Merci Léon !



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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par VENDEEN69 le Lun 24 Sep 2018 - 7:41

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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par GYURISS le Lun 24 Sep 2018 - 16:46

Bonjour "Skagerrac",

Il y a quelque temps je t'ai envoyé par MP les photos du "Mousse" récupéré par un gars de HAO; ne sachant si tu les as réceptionné... je les mets sur le forum.
_________________________________________
Le L.C.T. "L9098"

24 ou 25/7/1967 HAO: Débarquement de l'équipage au quai LOUARN, le Cdt et Moi restons à bord. Le chien "mousse" est adopté par un O.M. de la base.




26/7/67 HAO, le matin appareillage pour la FRANCE ;le L.C.T. "L 9098" enradié sur le T.C.D. OURAGAN
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par loulou06000 le Lun 24 Sep 2018 - 17:47

Voici une photo de notre Jojo nationale, mascotte sur l'EV Henry, à Papeete.
Il lui etait arrivé plein de mauvaises choses, petite elle s'etait faite ecrasé le bassin , ayant survecu ça eut tout de meme des repercussions.
S'etant fait prendre par un chien à l'UM, mascotte d'un autre batiment ,lorsqu'elle mit bas en plein transit vers Hawai ses petits etaient tous morts-nés et avaient du mal à sortir.
Arrivés à Pearl Harbor, apres s'etre cotisé, on fit venir une ambulance pour la conduire à l'hopital veterinaire de la base marine americaine.(sacrée organisation)
Tout se passa bien et elle nous revint fraiche comme un gardon, plus tard, lors du retour du batiment à Lorient elle fut adoptée, d'apres ce qu'on m'a dit par un OM du bord.






Maintenant j'ai moi-meme une petite chienne bichon maltais qui a maintenant presque 14 ans et je redoute le jour ou elle partira !
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par Marquis le Ven 19 Oct 2018 - 23:11

Bonsoir,
Le travail de Skagerrac est vraiment impressionnant, je rédige actuellement l'historique de notre certificat cyno. Pour info les chiens de la FORFUSCO ne sont pas des mascottes. Ceux sont des chiens militaires. Ils sont sélectionnés, possèdent un livret militaire un carnet de santé et une spécialité. Nurphy et Chip étaient mes chiens ils m'ont accompagnés en Afghanistan et son mort à la maison après une retraite bien méritée au sein de ma famille.
Je dois bientôt monter sur Lorient j'espère que l'on pourra se voir.
Cordialement
Marquis
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par skagerrac le Mer 31 Oct 2018 - 18:05

Et voici, les amis, deux mascottes...au cas où vous les auriez ratées.


Spoiler:
HIPPOLYTE, le fayot.

Hippolyte était la mascotte officielle de l’école des mousses dans les années soixante dix. Eminemment sympathique et attachant, ce chien bâtard au beau pelage noir et blanc faisait l’admiration de tous ceux qui l’approchaient. Il avait élevé l’arrivisme à un degré tel qu’on le soupçonna vite de fayotage. On s’aperçut, un brin amusé aux entournures, que le chien se tenait toujours au plus près du militaire le plus gradé et le plus galonné. Celui dont le grade était le plus élevé dans la hiérarchie était certain que tôt ou tard, la mascotte viendrait lui coller aux basques. Comment faisait ce chien pour reconnaître insignes, galons et autres sardines ? Nul ne le savait. Reste qu’en matière de galon, son flair était aiguisé à un tel point qu’il ne fut jamais pris en défaut. Lorsque le commandant était à bord, qui le marquait à la culotte ? Hippolyte ! Qu’un amiral voulût bien montrer le bout de sa casquette, le chien abandonnait illico les galons dorés pour s’approcher au plus près des étoiles. Le sens de la hiérarchie et l’opportunisme teinté d’un brin d’obséquiosité de la mascotte n’était pas sans rappeler l’excès de zèle des jeunes sous fifres à peine sortis de navale et en mal d’avancement. Contrairement à ces petits lieutenants, la servilité du chien n’était, ni calculée, ni méprisante à l’endroit des officiers, encore moins des hommes d’équipage. Pour être drôle et caricaturale, rien d’étonnant que la présence d’Hippolyte dans le carré des officiers était non seulement appréciée mais recherchée. Contrairement à d’autres à qui il aurait pu donner des leçons, il savait parfaitement se tenir en société. Martial et impassible, les oreilles impeccablement dressées, les pattes bien alignées, on aurait dit que le brave toutou était comme imprégné de la solennité du lieu. Les autorités militaires, les galons et les étoiles, c’était le truc d’Hippolyte ! Crâne comme nul autre, il se tenait toujours au centre de la guerrière assemblée. Il observait tout le monde, en particulier et comme à son habitude, celui dont le grade était le plus élevé. Comme s’il semblait se dire : voyons, voyons, où donc est l’amiral ? Utilisant à dessein sa vision périphérique, dès qu’Hyppolite posait les yeux dessus, il allait prestement se baliser à ses pieds. Le chien en étonna plus d’un. Il avait tout compris de la mission qui était la sienne et du sens que l’on donne généralement au mot hiérarchie qu’impose, parfois bêtement, la discipline militaire. Reste que lui ne fut jamais pris en défaut.

JEAN.
Mascotte embarquée sur le dragueur côtier M675 Eglantine. Au cours d’un exercice de réception du courrier à l’aide d’un cartahu dans la rade de Brest, courrier destiné aux élèves de l’Ecole Navale, le quartier-maître de 1è classe Jean, car c’était son grade, crut que les navires voulaient se mettre à couple. Ne faisant ni une ni deux, il sauta. Grave d’appréciation ! Et un chien à la mer, un ! Heureusement tout se termina bien pour le petite mascotte.

Merci Marquis pour tes messages.

Effectivement, les chiens de la Forfusco sont des animaus opérationnels à part entière qui ne sauraient être considérées comme des mascottes. Voici à suivre ce que j'ai écrit à leur/ce sujet. Au cas où des correctifs seraient nécessaires, je me fie à votre professionalisme.
Mes maritimes salutations.

Unités cynophiles et cynotechniques

Impossible dans cet ouvrage de passer sous silence les chiens affectés dans les groupements cynophiles et cynotechniques terrestres et maritimes, unités embarquées ou implantées sur bases. Ces chiens ne peuvent pas être considérés comme des mascottes car là n’est pas leur vocation première. Complémentaires des groupements opérationnels, ils y sont intégrés pour des raisons qui tiennent à leurs facultés et leurs performances, pas exclusivement olfactives. Ainsi, qu’ils soient anti-intrusion, de traque en milieux hostiles, de lutte contre les trafics de drogue, de recherche de matières explosives comme par exemple au sein de la Forfusco, auxiliaires de sécurité des brigades fluviales de la gendarmerie, chiens d’attelage, de traction, de halage, parachutistes, plongeurs, sauveteurs terrestres ou aquatiques chez les pompiers et marins pompiers, guides d’aveugle ou factionnaires sur sites sensibles, plus récemment, de recherche de billets de banque, ce sont là autant de qualités qui justifient l’hommage qu’il convient de rendre à ces chiens. Tel est par exemple le cas de Duk, jeune chien qui fut affecté dans une unité de la gendarmerie maritime agissant au sein du peloton de sûreté maritime et portuaire de Port-De-Bouc. Pour être immédiatement opérationnel et s’adapter rapidement à son nouvel environnement, il suivit un entraînement spécifique pour, par exemple, pallier la peur du vide lors des hélitreuillages. De son côté, une unité de fusiliers marins basée à Toulon c’était associée les aptitudes d’un parson jack russel. Quoique de plus petite taille que les traditionnels bergers allemands et malinois, l’animal fut testé sur ces aptitudes à participer à des missions de recherche d’explosifs et de stupéfiants. Peu probante, l’expérience avec cette race de chien fut abandonnée au profit d’une autre, l’english springer spaniel. L’une de ces recrues avait été baptisée Chip. Marins à part entière, quoique à quatre pattes, l’emploi de ces spécialistes canins consiste à détecter la présence de matières illicites à bord des navires de commerces que sont les pétroliers et vraquiers, mais aussi les cargos voire parfois, les navires embarquant les passagers des ferries. Dans le port du Havre, un de ces chiens participe à la surveillance des plans d’eau intérieurs. A Marseille, un autre a été affecté à la surveillance et la protection du golfe de Fos. Pérennisant la tradition comme le firent, avant eux, les mascottes de la sous-marinade et des bâtiments de surface, les unités de la marine basées à terre associent toujours à leurs activités un nombre considérable de chiens. C’est encore le cas sur les bases d’aéronautique navale et les infrastructures accueillant les sous-mains nucléaires d’attaque et lanceurs d’engins de l’Ile Longue. A bord des navires d’aujourd’hui, la disparition supposée des parasites rampants ou rongeurs, ne justifie plus la présence d’un chien.

Les chiens dans les forces spéciales de la marine nationale

Les équipes cynotechniques du groupement des fusiliers marins de Brest (GFMB), sont regroupées dans un chenil face à la rade sur la pointe de Portzic. Un total d’une vingtaine de maîtres de chiens agit avec leurs compagnons à quatre pattes pour assurer la protection des sites sensibles dans et autour de la base navale. Le groupement totalise 45 conducteurs de chiens, tous aux petits soins pour une cinquantaine de canidés. Dans la marine nationale mais pas seulement, cette fonction est devenue très attractive pour beaucoup de jeunes passionnés, civils et militaires qui voudraient l’exercer. Comment devient-on maître de chien ?
Nous ne répondrons ici qu’en interne c'est-à-dire de ceux qui font déjà partie des effectifs de la marine nationale. Les possibilités de promotion interne sont grandes car les certificats de maître de chiens sont accessibles à l’ensemble des spécialités. La Forfusco assure la formation et l’obtention du certificat de conducteur de chiens. Il y a aujourd’hui un effectif de 250 maîtres pour un total de 260 chiens. Les formations assurées s’étagent sur quatre niveaux et sont dispensées au 17è groupement d’artillerie dont la vocation est interarmes. Les formations sont intitulées comme suit :
FSI (MMAITCHIEN). Cette formation initiale est organisée en partie au sein de l’école des fusiliers marins basée à Lorient ainsi qu’au sein de la compagnie de fusiliers marins de la base aéronavale de Lann Bihoué, également à Lorient.
FSE (CMAITCHIEN). Pour la formation d’aide dresseur.
FS1 (CCONDYCYN). Formation de conducteur de groupes cynotechniques ouvrant au poste de chef responsable ou adjoint de chenil.
FS2 (CCYNSUP). Certificat supérieur cynotechnique permettant de devenir chef d’un chenil mobilisant 12 équipes ou de devenir adjoint cynotechnie à l’ALCYNO, de l’état major Forfusco. Plus récemment, ce certificat permet également de devenir responsable cynotechnique au sein du Commando Kieffer.

Binômes maîtres et chiens dans les unités cynophiles de la marine nationale.

Le peloton cynotechnique du groupement des fusiliers marins de Brest avait accueilli un chien de race english springer spaniel dans la cellule d’aide et de recherche à la détection de stupéfiants (ARDS). Comme tous ces congénères, ce chien baptisé Buggy était surnommé le magnifique. Il n’avait cependant pas été immédiatement opérationnel. Avec son maître, il dû en effet être entraîné avant d’être officiellement qualifié et intégré dans une équipe agissante. C’est donc d’un vrai binôme opérationnel qu’il s’agit. A Sainte Assise, le Centre de Transmissions Marine (CTM) Cifusil dispose d’une équipe cynotechnique regroupant une quinzaine de binômes maîtres et chiens. Appelée créancement, les entraînements de ces chiens les préparent aux missions d’intrusion en zones de défense hautement sensibles (ZDHS). D’autres équipes assurent des missions de reconnaissance, de mémorisation de produits stupéfiants et diverses autres méthodes de fouilles et d’investigations. Comme Buggy, les chiens des unités cynotechniques, outre les qualités intrinsèques qui leur valent de travailler avec l’homme, doivent faire preuve d’une très grande capacité d’apprentissage en acceptant toutes sortes de contraintes. Les principales qualités de ces chiens sont effectivement liées à leurs aptitudes d’être en immédiate harmonie avec leurs maîtres. Ils en sont les indéfectibles alliés. Polyvalents, leurs performances conjuguent tant leur endurance que leur pugnacité au cours d’opérations qui nécessitent souvent une surcharge de travail. En termes de moyens, tous sont amenés à utiliser les vecteurs de déploiements et d’intrusion intégrés à la marine nationale, embarquant indifféremment sur des véhicules tactiques terrestres ou maritimes telles les embarcations de transport rapide pour commandos (ETRACO) et embarcations de la drôme opérationnelle de protection (EDOP). Ils sont également amenés à utiliser des moyens aériens comme des hélicoptères et, pour certains, être aéroportés. Au cours de longues et pénibles recherches, ces chiens doivent être aptes à supporter d’être projetés et infiltrés dans des environnements confinés qui leur sont naturellement étrangers. Il est du domaine de compétences de ces patrouilles dynamiques de dissuasion et de protection d’être déployées avec leurs chiens sur des sites sensibles pour des pistages, recherches d’explosifs, de matières illicites, d’argent, de présence ennemie et de colis piégés. Nous sommes loin ici des mascottes chasseresses des bâtiments de surface de petit ou moyen tonnage. Reste que les prédécesseurs des chiens d’aujourd’hui ont tous été dignes de la confiance que les marins leurs firent en leur temps. Tous surent fidèlement exécuter les tâches qui leur étaient assignées, souvent au-delà de ce que l’on attendait d’eux. Aucun chien n’a jamais failli. On ne peut pas en dire autant des hommes ! Ce sont précisément ces chiens d’exception avec lesquels nous allons faire connaissance dans cet ouvrage. Qu’ils aient été embarqués à bord des sous-marins, sur des bâtiments de surface où basés à terre, le souci constant n’est autre dans ces lignes que de rendre à ces fidèles compagnons, un hommage appuyé. Voici par exemple, Nurphy, chien identifié sous la matricule WJS582, affecté dans le groupement des fusiliers marins de Toulon, récipiendaire de plusieurs titres honorifiques parmi lesquels la médaille commémorative française par décret 95-1098 du 9 octobre 1995 avec agrafe Afghanistan. La médaille de bronze de la Défense nationale avec agrafe Mission d’assistance extérieure du 17 mars 2005. La médaille article 5 de l’Otan pour services rendu au titre de l’opération ISAF pour la période d’août à décembre 2006. Excusez du peu !

Ce qui a été rédigé en préambule de l'ouvrage :

Il est temps de partir à la rencontre de ces attendrissantes mascottes. A la lecture de cet ouvrage, il se trouvera peut-être quelqu’un pour douter de la véracité de ces histoires. Pour étonnantes que soit beaucoup d’entre elles, elles sont pourtant toutes vraies, rapportées par ceux là même qui les vécurent, côtoyant chaque jour leurs chiens mascottes à bord de leurs navires ou à terre. Nous allons faire connaissance avec celles dont les histoires nous sont parvenues. Il est en effet des mascottes dont les noms sont connus mais dont le parcours ne nous a pas été révélé. Enfin, il est des chiens dont nous n’avons pas eu connaissance. Ils voudront bien excuser que leurs noms n’apparaissent pas dans cet ouvrage. Il faut dire qu’un nombre considérable de canidés se sont succédés à bord d’un même navire ou sur base. Il y a d’ailleurs de quoi y perdre parfois sont latin tant les noms dont les chiens étaient baptisés étaient si récursifs que l’on est en droit de douter de l’étendue des capacités créatrices de ce qui les ont appelés. Reste que, marins exemplaires et d’une fidélité à toute épreuve, les chiens embarqués furent tous dignes de l’affection que leurs maîtres leur portaient. Les noms de ces mascottes sont à jamais gravés dans la mémoire de ceux qui les ont connus. Une chose est sûre ! Ces chiens ont su rendre au centuple à tous les officiers, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots qui, officiellement ou pas, clandestinement ou non, les ont sauvés, accueillis à bord de leurs navires, intégrés dans leurs équipages, aimés et entretenus. S’il est vrai que les histoires de certaines de ces mascottes sont parfois difficiles, la majorité d’entre elles connût heureusement, une fin heureuse, finissant leurs jours avec des marins qui les emmenaient chez eux pour une retraite bien méritée. Qui sait ! Peut-être ces marins, tous grades confondus, reconnaîtront-ils dans ces pages leurs compagnons de fortune de mer ? C’est là notre seul souhait en faisant revivre les chiens mascottes de la marine nationale.


NOTA BENE

Un ami pilote va se mettre à ma disposition pour mettre en ligne cet ouvrage. Evidemment, vous serez tous, et en priorité, avertis de cette publication.
D'autre part, pouvez-vous m'aider pour savoir comment mettre mes récits sous spoiler. deux raisons à cela !
1/ J'ai oublié la procédure
2/ je ne veux pas prendre le risque d'être sur la peau de bouc lol.

JOJO

Mascotte embarquée sur l’Enseigne de vaisseau Henry dans les années 70. Alors que la petite chienne attendait une portée de chiots, elle eût, à Hawaï un bien regrettable accident de voiture. Lors, la mise bas de sa progéniture était compromise. L’aviso alors en escale à Pearl Harbor, l’équipage se mobilisa et se cotisa pour envoyer la mascotte du bord se faire soigner à la clinique vétérinaire de la Navy. Une ambulance vint chercher l’animal sur le bord. Une césarienne fut pratiquée mais force fut de constater que tous les chiots étaient, hélas, morts nés. On s’occupa donc de Jojo qui fut soignée, choyée et se rétablit à une vitesse qui en étonna alors plus d’un. Un officier marinier (le maître missilier ?) s’y attacha et l’adopta. Une fois le bâtiment rentré à Lorient, il emmena la petite mascotte chez lui où elle vécut heureuse une retraite bien méritée.

JUPITER
Mascotte embarquée à bord du sous-marin S647 Minerve dans les années soixante. Pour des raisons tragiquement évidentes, aucune anecdote ne nous est parvenue concernant Jupiter. Ce chien était-il à bord du sous-marin le 27 janvier 1968 ? Le submersible et son équipage disparurent en effet tragiquement à cette date au large du Cap Sicié.

KIKI alias TIKI
De son véritable nom Tiki mais surnommée Kiki, ce beau chien roux était mascotte embarquée sur le dragueur de mines océaniques M612 Alençon dans les années soixante dix. Presque le pelage d’un renard, ce chien avait une classe incroyable. Honoré du grade de second maître, il avait bien du mal à garder son collier dont le manchon était un peu trop large. Si, faute de trop nombreuses marches à monter, on ne voyait que rarement la mascotte sur la passerelle, elle était à contrario un précieux suppléant des matelots et quartiers maîtres pendant les gardes à la coupée lors des fraîches heures de la nuit.
Merci à tous. Skag.
Copyright Skagerrac Octobre 2018


Salutations maritimes.


Dernière édition par VENDEEN69 le Mer 31 Oct 2018 - 19:42, édité 1 fois (Raison : Fusion de NEUF messages)
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par larcher le Mer 31 Oct 2018 - 18:39

Aujourd'hui, on a pris un gros paquet sur le guindeau, comme disait un patron 'fusible' que j'ai connu.
Tu nous gâtes, l'ami.




Pour s'endormir, un mouton ne peut compter que sur lui-même.
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par Marquis le Mer 31 Oct 2018 - 18:55

Bonsoir Skagerrac
Oui bien sur je peux simplifier ton paragraphe au sujet de nos chiens. A bientôt
Marquis
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par L.P.(Pedro)Rodriguez le Mer 31 Oct 2018 - 19:09

Un pilote de ligne donc skagerrac.

Bouton a cliquer pour le spoiler et tu mets ton texte entre les deux ] [.



Un bon souvenir, c'est comme une bonne bouteille, il ne faut pas le boire seul.
-Jean-Louis FOURNIER-
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par PAUGAM herve le Mer 31 Oct 2018 - 22:38

Voilà un peu (beaucoup) d'une lecture sympathique
Je souhaite que ton livre , après tant de recherches et de témoignages, ait le succès qu'il mérite !
Pour qui aime les compagnons à quatre pattes, c'est un régal !
Juste bravo pour ton boulot , Skagerrac





Etre dur de la feuille n'empêche pas pour autant d'être mou de la branche ... et réciproquement
(Pierre Dac)
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par Marquis le Mer 31 Oct 2018 - 23:08

Comme promis j'ai simplifié la partie chien militaire Marine.
Impossible dans cet ouvrage de passer sous silence les chiens affectés dans les compagnies et groupements de fusiliers marins et au sein des commando marine.
Ces chiens militaires ont différentes spécialité patrouille/ intervention et pistage afin de détecter ou rechercher des malfaiteurs, recherche de stupéfiants en métropole ou lors des missions narco-trafiquant, recherche d'explosifs lors des missions de sécurisations de zone, recherche d'IED en France comme à l'étranger.
Spoiler:
La Marine dispose de trois entités cynotechnique la Forfusco avec les missions décrite ci dessus, les Marins pompiers de Marseille avec ces équipes de chien de décombres, la gendarmerie maritime avec ces chiens de recherche d'explosifs.
Le GFM Toulon a essayé de dresser un jack russel en recherche de stupéfiant et se fut un échec en parallèle un Spinger spaniel english dénommé CHIP a été breveté en appui à la recherche et la détection d'explosifs (ARDE).
Il a aussi été déployé en Afghanistan.
La Forfusco assure la formation de ces maîtres de chiens sur le site de la BAN Lann Bihoué.
Cette formation n'est ouverte qu'à la spécialité de fusiliers marins, elle est constituée de 3 niveau :
BE = C.OPECYN (CTE)
BAT = CEQUIPCYN(CT1)
BS = CEGROUPCYN (CT2)
Il y a aujourd’hui un effectif de 250 maîtres pour un total de 260 chiens.
Ils sont tous répartis dans des unités à terre, mais sont déployable à bord des unités embarquées.
Le peloton cynotechnique du groupement des fusiliers marins de Brest avait accueilli un chien de race english springer spaniel dans la cellule d’aide et de recherche à la détection de stupéfiants (ARDS).
Comme tous ces congénères, ce chien baptisé Buggy était surnommé le magnifique.
Il n’avait cependant pas été immédiatement opérationnel.
Avec son maître, il dû en effet être entraîné avant d’être officiellement qualifié et intégré dans une cellule spécialisée.
A Sainte Assise, la Cifusil du Centre de Transmissions Marine (CTM) dispose d’une groupe cynophile regroupant une quinzaine d'équipes cynotechniques constituées d'un maître et de son chien.
La plus grosses partie de l'effectif est spécialisé dans la protection de la zones de défense hautement sensibles (ZDHS).
Les chiens sont formés à détecter et à neutraliser les individus suspects.
1 équipe est spécialisée en recherche de stupéfiants.
Appelée créancement, les entraînements de ces chiens les préparent aux missions d’intrusion en .
D’autres équipes assurent des missions de reconnaissance, de mémorisation de produits stupéfiants et diverses autres méthodes de fouilles et d’investigations.
Les équipes cynos sont amenés à utiliser différents vecteurs de déploiements, pour se faire ils sont entraînes à être mis en place par moyens nautique, aériens et certains à être parachutés.
En 2017 lors du trophée des chiens héros organisé par la SCC Nurphy, chien identifié sous la matricule WJS582, affecté dans le groupement des fusiliers marins de Toulon, a été récompensé à titre posthume en remportant la catégorie recherche de produits illicites.
Durant sa carrière il a été décoré de la médaille commémorative française par décret 95-1098 du 9 octobre 1995 avec agrafe Afghanistan.
La médaille de bronze de la Défense nationale avec agrafe Mission d’assistance extérieure du 17 mars 2005.
La médaille article 5 de l’Otan pour services rendu au titre de l’opération ISAF pour la période d’août à décembre 2006.
Ces médailles lui ont été attribué pour les deux séjours qu'il a effectué en Afghanistan, au sein des forces spéciales.
De nombreux autres ont aussi été décorés.

La gendarmerie maritime n'est pas en reste le cas de Duk, jeune chien qui fut affecté dans une unité de agissant au sein du peloton de sûreté maritime et portuaire de Port-De-Bouc. Afin d'être opérationnel à l'issu de sa formation à GRAMAT, il suivit un entraînement spécifique pour, par exemple, pallier la peur du vide lors des hélitreuillages.
Dans le port du Havre, un de ces chiens participe à la surveillance des plans d’eau intérieurs.
A Marseille, un autre a été affecté à la surveillance et la protection du golfe de Fos.
Marins à part entière, quoique à quatre pattes, l’emploi de ces spécialistes canins consiste à détecter la présence de matières illicites à bord des navires de commerces, mais aussi les cargos voire parfois, les navires embarquant les passagers des ferries.
Cordialement.
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Re: [ Les traditions dans la Marine ] LES MASCOTTES DANS LES UNITÉS DE LA MARINE

Message par L.P.(Pedro)Rodriguez le Mer 31 Oct 2018 - 23:39

C'est bien Marquis de nous parler de ces marins à quatre pattes.



Un bon souvenir, c'est comme une bonne bouteille, il ne faut pas le boire seul.
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