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Anciens Cols Bleus et Pompons Rouges

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DANTON

Message par douzef le Jeu 19 Fév 2009 - 20:27



Bonsoir,
Je viens d'entendre sur France 3 que l'epave du Cuirrassé DANTON aurait été retrouvé.
Ce cuirrassé avait été coulé par un sous marin allemand en 1917.
Amitiés
Douzef





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Re: DANTON

Message par pioupiou le Jeu 19 Fév 2009 - 21:06

Oui,le 19 Mars 1917 par U64.
A priori : les tourelles sont presque intactes.
( à suivre)...



 
La minute qui précède l'assaut, est peut-être la dernière à vivre.
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thoer
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Re: DANTON

Message par thoer le Jeu 19 Fév 2009 - 21:11

J'ai entendu cette nouvelle aussi,j'espère que nous aurons son épopée par des membres assidues.
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douzef
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Re: DANTON

Message par douzef le Jeu 19 Fév 2009 - 21:14

Bonsoir,
Oui,j'espere que des copains du forum,specialistes de la grande guerre vont pouvoir nous en dire plus sur cette decouverte.
Douzef





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Re: DANTON

Message par pioupiou le Jeu 19 Fév 2009 - 21:26

19 Mars 1917

" Le Commandant DELAGE qui, après avoir donné des ordres avec calme jusqu’à la fin, dit adieu à ses hommes et, accroché à la rambarde de la passerelle, resta avec son navire...

Le 19 mars, tous ses officiers, à son exemple,
ont fait leur devoir pour assurer le salut du navire d’abord,
de l’équipage ensuite.

Presque tous sont morts."

L'équipage fut sauvé en parti par les secours ...sauf 296
pioupiou



 
La minute qui précède l'assaut, est peut-être la dernière à vivre.
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pioupiou
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Re: DANTON

Message par pioupiou le Jeu 19 Fév 2009 - 21:36

dernière photo* prise avant de disparaitre, ce 19 Mars 1917



pour l'histoire du Danton*

Ci-dessous, les extraits des rapports officiels relatant les deux derniers jours du cuirassé DANTON, tels qu'ils ont été inscrits, à l'époque, sur le Livre d'Or de la Marine - guerre 14/18.


Spoiler:
DANTON
Cuirassé

1 citation à l’Ordre de l’Armée.
Le cuirassé DANTON, commandé par le capitaine de Vaisseau DELAGE, appartenait à la 2ème Escadre de la 1ère Armée navale. Il a été torpillé le 19 mars 1917 sur la côte de Sardaigne.

Texte de la Citation à l’Ordre de l’Armée
(Journal Officiel du 15 octobre 1919)

« Le cuirassé DANTON, atteint de deux torpilles le 19 mars 1917, au large du cap San-Pietro, a chaviré et coulé aux cris de : « Vive la France », engloutissant 296 officiers, officiers-mariniers et matelots ».

Extraits des rapports officiels

Le DANTON avait quitté Toulon le 18 mars 1917 à 17h30 à destination de Corfou. Il était escorté par le torpilleur d’escadre MASSUE.
Il y avait à bord 946 officiers et hommes composant l’équipage, plus 155 marins passagers rejoignant leurs bâtiments.
Le poste de veille avait été pris dès la sortie de la rade.
Le 19 mars à 13h15, le DANTON se trouvait à 28 milles dans sud-ouest de San-Pietro faisant route à 14,5 n au S.40 E. avec crochets sur la gauche de la route. Le MASSUE faisait une route rectiligne à 1500 mètres sur son avant ; il côtoyait, par la suite, le bord droit de la zone où se trouvait le DANTON.
Petite brise d’O.N.O., mer clapoteuse, lames de un mètre, conditions favorables à une attaque de sous-marin. Le DANTON a été attaqué sans avoir vu de périscope. C’est la hune qui donna l’alarme au vu d’un sillage dont l’origine était proche, 300 à 600 mètres, au dire des témoins.
L’alerte fut ordonnée de la passerelle, le canon de 47 bâbord de la tourelle avant tira un coup de canon dans la direction du sillage et ne continua pas le feu, ne voyant pas de périscope à indiquer aux pièces. Celles-ci ne purent ouvrir le feu faute d’objectif.
Le bâtiment fut frappé coup sur coup de 2 torpilles, à l’avant et au centre. Il s’inclina de 5 à 7° sur bâbord en plongeant de l’avant et resta dans cette position.
Tout le monde eut alors l’impression que le bâtiment tiendrait ainsi : le Commandant vint sur la droite pour essayer d’atteindre Bizerte mais, au bout de dix minutes, la bande commença à s’accentuer, lentement d’abord, puis rapidement, et le bâtiment chavira au bout de 30 à 35 minutes.
Au premier moment, on ne sut qu’une chose : les torpilles avaient explosé sur l’avant de la tourelle de 30 avant et par le travers des chaufferies avant, soulevant des gerbes d’eau qui retombaient sur la passerelle et vers la cheminée 3. On n’a vu qu’un seul sillage : c’est donc que les 2 torpilles se suivaient sur une même trajectoire. Il faut en conclure que l’intervalle entre les deux explosions a été de 4 à 5 secondes, l’écartement des points d’impact étant d’environ 30 mètres et la vitesse du bâtiment de 7 mètres par seconde.
Il y eut à la seconde explosion extinction presque générale de la lumière dans la partie avant du bâtiment et dans les machines, due au bris du conducteur et à des courts-circuits car les dynamos continuaient à tourner. Dans les machines, la pression baissa au registre, mais au bout de quelques instants seulement. La chaufferie 2 fut rapidement envahie par l’eau qui se déversait par la porte de la soute à charbon. On put l’évacuer en hâte. Partout ailleurs, le personnel de service resta à son poste, les armements des pièces prêts à ouvrir le feu, les chauffeurs activant la chauffe, les mécaniciens surveillant les appareils. On doit une mention spéciale aux équipes de chauffe et de machines qui, sous la direction des officiers et des officiers-mariniers uniquement préoccupés de faire leur devoir, restèrent à leur poste, ou reçurent l’ordre d’évacuer, ne quittant leur poste qu’après avoir effectué les manœuvres nécessaires.
Comme le MASSUE qui avait rebroussé chemin tirait du canon et lançait des grenades, quelques-uns crurent que le sous-marin était coulé. On cria « Hourrah ! », on était vengé. Un ordre parfait régna jusqu’à la fin.
L’équipage fut envoyé aux postes de combat. Cet ordre ne fut que partiellement exécuté. On ne pouvait arriver dans les fonds dans la partie avant, les officiers renvoyèrent les hommes sur le pont.
Les témoignages recueillis sont trop peu précis pour suivre les progrès de la bande aves quelque certitude. Ils permettent seulement de dire que son accroissement a été lent au début pendant une dizaine de minutes, qu’il y avait 20 à 25° au bout de 15 à 20 minutes et qu’un peu plus tard le mouvement de rotation s’est continué d’une façon lente et continue jusqu’aux environs de 90°, pour se terminer par le retournement brusque.
S’il a été possible de faire cette reconstitution approximative, on ne put se rendre compte au moment du torpillage de l’importance des avaries. Tout d’abord, ainsi que nous l’avons dit, l’immobilisation du navire sous une inclinaison qui ne paraissait pas compromettante donna l’illusion que les blessures du bâtiment n’étaient pas mortelles.
Le Commandant DELAGE avait demandé si tout allait bien dans les machines et il lui avait été répondu affirmativement. Au Commandant en second qui lui rendait compte d’une première visite, il dit qu’il ne pensait pas qu’il y eut danger immédiat. Après une seconde inspection au centre et à l’avant, le Capitaine de Frégate JURAMY fit un nouveau rapport dans lequel il manifesta ses craintes. A ce moment, les hommes remontaient du poste central, les communications étaient interrompues avec la machine. La commande électrique de la barre ne fonctionnait plus. Le Commandant donna l’ordre de mettre les embarcations à la mer. Cependant, il n’avait pas perdu tout espoir. Il avait donné l’ordre de fermer les sabords de la batterie de 75. Le maître de timonerie se rendit au compartiment de la barre pour faire actionner la roue à bras.
Des efforts avaient été faits pour combattre les effets des voies d’eau.
Le maître mécanicien LE VERGOZ (disparu) attaché au service de sécurité s’occupa des portes étanches et des soupapes de drain. Il se multiplia.
Le maître GOURIOU de service dans les chaufferies se multiplia également aux plateformes et aux chaufferies avant.
Le mécanicien en chef MIGNOT donna avec calme les ordres nécessaires aux machines et aux chaufferies. Dans les machines, l’officier de quart essaya de redresser le bâtiment en remplissant les doubles fonds tribord.
Il fut impossible de débarquer les embarcations, les convertisseurs des grues étant hors de service comme la plupart des appareils électriques.
Il en fut de même de ceux des radeaux qui étaient au centre du bâtiment. Ceux qui se trouvaient sur les tourelles et sur les plages furent jetés à la mer. Les officiers chargés de faire mettre à l’eau embarcations et radeaux firent jeter ensuite à la mer le bois qui se trouvait sur le pont, buts de tirs, planches à charbon, avirons, etc. La bande était alors très forte, on marchait difficilement sur le pont. Le Commandant donna l’ordre de faire évacuer le bâtiment.


Dernière édition par pioupiou le Jeu 19 Fév 2009 - 21:37, édité 1 fois



 
La minute qui précède l'assaut, est peut-être la dernière à vivre.
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Re: DANTON

Message par pioupiou le Jeu 19 Fév 2009 - 21:37

Spoiler:
Entre temps, les fonds avaient été évacués, tout le personnel monta avant le chavirement. On se massait à tribord arrière, les hommes franchissant les rambardes pour passer sur la coque au fur et à mesure que l’inclinaison du navire s’accentuait. Le dernier ordre du Commandant qui se tenait cramponné sur la passerelle fut de faire presser l’évacuation. Puis, se découvrant, il poussa le cri de « Vive la France ». A son imitation, mille poitrines poussèrent par trois fois ce même cri et chacun quitta le bord en se mettant à l’eau, soit par l’arrière, soit par les flancs, en se laissant glisser le long du bord. Les derniers franchirent la quille à roulis et marchèrent sur le fond du navire pour se mettre à la mer de l’autre bord.
Il ne restait plus qu’à recueillir les naufragés qui se trouvaient sur une douzaine de radeaux, une baleinière (l’autre avait chaviré), une vedette (projetée à la mer), et surtout accrochés aux nombreuses épaves. Le MASSUE s’y employa circulant au milieu des épaves pour recueillir d’abord de préférence les isolés. Il prit ainsi près de 500 hommes eu deux heures. Ace moment, le chalutier LOUISE MARGUERITE qui avait perçu les appels d’alarme, arrivait sur les lieux. Le MASSUE surchargé, lui laissa ses embarcations pour concourir au sauvetage et fit route sur le port le plus proche.
Rencontrant à quelques milles le chalutier CHAUVEAU qui lui n’avait pas recueilli les appels, le Commandant du MASSUE l’envoya aussi sur les lieux du naufrage. Il y arriva vers 17 heures. Le LOUISE MARGUERITE s’éloigna avec 315 naufragés recueillis en majeure partie sur les radeaux et laissa au CHAUVEAU le soin d’achever le sauvetage. Parcourant jusqu’à la nuit et faisant explorer par les embarcations le champ d’épaves, ce chalutier recueillit environ 15 hommes dont deux ne purent être rappelés à la vie.
Le MASSUE fit route sur Cagliari où il arriva à 23 heures. Le LOUISE MARGUERITE se dirigea sur Ajaccio qu’il atteignit le 20 à 19 heures. Le CHAUVEAU passa ses naufragés sur le LAHIRE qui les porta à Toulon et continua sa croisière. L’EPIEU et le CATAPULTE arrivèrent plus tard sur les lieux du sinistre.
Le nombre des disparus s’élève à 296. Le Commandant DELAGE, resté cramponné à sa passerelle jusqu’au bout et la plupart des officiers et officiers-mariniers ont péri. Sauf 2 soutiers qui ‘ont pu évacuer leur chaufferie, tout le monde est monté sur le pont avant le chavirement et le plus grand nombre a succombé à la congestion ou bien à la fatigue en attendant l’arrivée des secours. Un certain nombre de naufragés n’ont pu être rappelés à la vie qu’avec des soins énergiques ; plusieurs ont succombé après avoir été recueillis.
Le médecin principal LE MARC’HADOUR raconte ainsi la fin du DANTON :
« La bande était si forte qu’il fallait marcher à 4 pattes dans la batterie.
Soutenu par les trois infirmiers, les 2 blessés graves furent sortis par l’embrasure du canon de 75 avant. Je suivis la même voie. Nous nous trouvions debout sur la cuirasse, juste sous la passerelle.
Je vis le Commandant qui était à l’extrémité de la passerelle, accroché à la rambarde. Près de lui étaient les capitaines DELORD et LAMBERT : « Avez-vous évacué tout votre monde ? – Oui, Commandant. – Avez-vous des blessés ? – Six, Commandant dont un grave qui est ici avec moi. – Faites évacuer tout votre monde, mon petit, il est grand temps. – C’est votre ordre Commandant ? – C’est mon ordre, mon petit. »
Le Commandant et ses deux compagnons étaient admirables de calme. Le Commandant m’a donné ses ordres avec une douceur dans la voix où je reconnus avec émotion l’intention d’un adieu. Je fis un geste de la main à mes camarades LELORD et LAMBERT et regardai autour de moi.
Le bateau était presque couché sur bâbord, la quille à roulis était hors de l’eau. Dans le lointain, j’aperçus quelques radeaux couverts de monde : je ne puis en dire le nombre. Il y avait déjà beaucoup d’hommes à la mer. A ma droite, le Lieutenant de Vaisseau COLLIN, plein d’ardeur communicative et d’héroïque bonne humeur, encourageait les hommes et jetait des espars à la mer. Les hommes debout sur la cuirasse étaient admirables de calme.
A ma gauche, mon personnel infirmier et les blessés étaient rassemblés. La bande augmentait toujours, le bateau allait chavirer.
Le Lieutenant de Vaisseau COLLIN levant sa casquette jette un cri sonore de « Vive la France », « Vive le DANTON ». Nous le reprenons tous, et nous nous laissons glisser à la mer d’une hauteur de 10 mètres environs. Beaucoup d’hommes ont dû se blesser sur la quille à roulis comme je l’ai fait moi-même. A peine à l’eau, nous fûmes pris par les remous du navire qui chavirait, et séparés.
Je nageais depuis un temps indéterminé, rencontrant déjà beaucoup de cadavres, mes forces s’épuisaient. Je n’avais qu’un collet de caoutchouc dont le coefficient de flottabilité est bien faible quand, avec une touchante et héroïque abnégation, des hommes accrochés à une poutre m’appelèrent pour me faire partager leur précaire moyen de salut. Ce fait souligne bien la belle valeur de nos hommes et leur dévouement. »

Il est impossible de noter les nombreux actes d’héroïsme accomplis au cours de ce tragique évènement. Il faudra se borner à citer quelques noms.
Ont doit s’incliner devant la noble figure du Commandant DELAGE qui, après avoir donné des ordres avec calme jusqu’à la fin, dit adieu à ses hommes et, accroché à la rambarde de la passerelle, resta avec son navire.
DELAGE ne faisait qu’un avec le DANTON dont il était l’âme. Homme d’une énergie extrême, d’une vigueur peu commune, il alliait à ces solides qualités du corps celle d’une brillante intelligence et d’un zèle toujours en éveil vers le devoir.
Ardent patriote, grand cœur, il avait le mépris le plus absolu du danger et craignait seulement de ne pas être présent au jour de la bataille.
Dur pour les autres, mais surtout dur pour lui-même, son équipage avait en lui une confiance absolue et était fier de servir sous les ordres d’un tel chef.
Sa crânerie au feu était légendaire. Le Vice-amiral FAVEREAU, après une inspection du bâtiment, avait prononcé un jour ces paroles : « Un DANTON commandé par un DELAGE, c’est une force dans une escadre ! », et on aimait dire que le cuirassé ennemi qui aurait à soutenir le feu du DANTON ne résisterait pas longtemps. Sous la direction du Commandant DELAGE, tous les marins du DANTON n’eussent pas manqué de devenir au combat des héros.
Le 19 mars, tous ses officiers, à son exemple, ont fait leur devoir pour assurer le salut du navire d’abord, de l’équipage ensuite. Presque tous sont morts.
Le premier-maître mécanicien PINEAU, les maîtres mécaniciens LE VERGOZ (disparu), GOURIOU, CASTILLON ont pris des initiatives intelligentes, se sont multipliés, ont donné avec calme les ordres nécessaires.
Parmi le personnel des chaufferies et des machines, il faut citer les seconds-maîtres JOURDEN, MAGUERES, GUILLOU, CHAIM, GUILLERM, FLOCH, des chaufferies, les premiers disparus, le second-maître MARSHALL, le matelot MONTANARD, qui ont aidé aux manœuvres avec intelligence et dévouement, le quartier-maître chauffeur MILBEO, les chauffeurs LE MEUR et KERMAIDIC, le matelot CAPGRAS, auxquels il fallut intimer l’ordre d’évacuer la chaufferie arrière qu’ils ne voulaient pas quitter, le second-maître LE GUILLIDIC, le quartier-maître LE LOUET, les matelots ROMAN, MONTTE, BOUCHERON, SOUBIRAN, occupés jusqu’au dernier moment aux manœuvres de redressement.
Le premier-maître de timonerie LE CHEVERT (disparu), le quartier-maître électricien GUILLAS, ont fait tout le possible pour remédier à la paralysie de l’appareil à gouverner.
Le second-maître canonnier MALLEJAN, le matelot électricien REZE, ont fait avec sang-froid les manœuvres nécessaires au poste central, qu’ils n’ont quitté que chassés par l’eau. MALLEJAN est mort victime de son dévouement s’étant mis à l’eau pour alléger un radeau trop chargé.
Le premier-maître canonnier PETTON s’est multiplié pour assurer l’exécution des ordres, a grandement contribué au sauvetage d’un radeau.
Le second-maître infirmier MINIER, le quartier-maître LE DUOT (disparu), ont assisté le médecin-major avec calme et dévouement.
Ce sont quelques noms qui émergent. Combien d’autres dévouements restent inconnus !
Le MASSUE arriva à Cagliari vers 23 heures, le 19 mars. Le Consul de France était sur le quai avec toutes les autorités italiennes. Les tramways, les autos, des civières, attendaient les naufragés pour les transporter à la caserne ou dans les hôpitaux. Dès l’arrivée, tous sont habillés avec des vêtements de soldats italiens, réconfortés et couchés. Le 21, toute la population, archevêque et autorités en tête, accompagnaient au cimetière les corps de quatre marins décédés. Ces obsèques furent l’occasion d’une imposante manifestation d’amitié franco-italienne.


*Sources "pages 14/18" d'un forum ami .



 
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Alain29
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Cuirassé DANTON

Message par Alain29 le Ven 20 Fév 2009 - 7:53

Article du Télégramme du 20-02-09:

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pioupiou
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Re: DANTON

Message par pioupiou le Ven 20 Fév 2009 - 8:15

Le Danton, cuirassé français torpillé en 1917, découvert en Méditerranée
LA HAYE - L'épave du Danton, un cuirassé français coulé par un sous-marin allemand en 1917 en Méditerranée, a été découverte en très bon état de conservation par une société néerlandaise de géotechnique, a-t-on appris jeudi auprès de celle-ci.

"Nous découvrons souvent des épaves, mais cette découverte est spectaculaire, notamment en raison du très bon état de conservation" du navire, a déclaré à l'AFP Rob Luijnenburg, directeur régional de la firme Fugro, joint au téléphone.

"C'est une découverte entièrement due au hasard", a-t-il ajouté.

Le Danton a été découvert début 2008 au large du sud de la Sardaigne par la société qui effectuait une étude en vue de la construction d'un gazoduc entre l'Italie et l'Algérie.

La découverte n'a été rendue publique que jeudi, après l'identification officielle du navire, a expliqué M. Luijnenburg.

Le Danton repose à plus de 1.000 mètres de profondeur, ses canons de tourelle intacts. Le cuirassé renferme encore les dépouilles de 296 des quelque 1.000 marins qui se trouvaient à son bord au moment de son torpillage, le 19 mars 1917, pendant la Première Guerre mondiale, par le sous-marin allemand U-64, selon la même source.

Selon M. Luijnenburg, "il est fort peu probable que l'épave soit remontée à la surface, car elle se trouve à une très grande profondeur". "Aucun plongeur ne peut l'atteindre, seulement des robots. Ce n'est pas réaliste", a-t-il souligné.

"Je ne pense pas que les dépouilles puissent être extraites mais il revient aux autorités françaises de décider" de leur sort, a-t-il ajouté.

Le reste de l'équipage avait pu être sauvé par des bâtiments qui escortaient ce navire de guerre.

En raison de la présence de l'épave, le tracé du futur gazoduc, qui devrait devenir le plus profond du monde, à plus de 2.800 mètres sous le niveau de la mer, a été dévié d'une centaine de mètres, a indiqué Rob Luijnenburg.

Le Danton, qui mesure près de 150 mètres de long pour 19.000 tonnes, était parti de Toulon et devait rejoindre d'autres navires français à l'île grecque de Corfou.

Construit à l'arsenal de Brest (Bretagne) et mis à l'eau en 1910, il faisait partie de la 1ère flotte de la Méditerranée pendant la Première guerre mondiale.

Le Danton était le premier d'une série de six cuirassés d'escadre du même type construits en 1909 et 1910.

(©️AFP / 19 février 2009 18h16)



 
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Re: DANTON

Message par Invité le Ven 20 Fév 2009 - 8:23

Le DANTON . La France avait de Magnifiques Navires
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pioupiou
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Re: DANTON

Message par pioupiou le Ven 20 Fév 2009 - 8:26




 
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pioupiou
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Re: DANTON

Message par pioupiou le Ven 20 Fév 2009 - 8:31




 
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Re: DANTON

Message par † kéké29 le Ven 20 Fév 2009 - 10:43

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Re: DANTON

Message par pioupiou le Sam 21 Fév 2009 - 11:41




 
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nochot
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Re: DANTON

Message par nochot le Sam 21 Fév 2009 - 13:17

Voici un lien montrant l'épave du Danton en vidéo :
http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/7898890.stm
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douzef
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Re: DANTON

Message par douzef le Sam 21 Fév 2009 - 13:21

Bonjour,
Merci pour ces liens et articles.
J'en sais plus sur ce batiment aujourd'hui.Il faut avouer que la Periode Grande Guerre de notre Marine n'est pas trés connue.
A+
Douzef





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jym
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Résident à l'étranger : Belgique
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Re: DANTON

Message par jym le Sam 21 Fév 2009 - 17:36

Merci pour la vidéo, c'est en effet tellement émouvant surtout que l'épave n'a pas l'air d'être très mal en point (tout est relatif quand même).
Je pense que la série des "Danton", si ce n'étaient pas à proprement parler des dreadnoughts, mais ils représentaient quand même un réel progrès par rapport aux cuirassés français précédents.





Jean-yves Mages dans la Royale de 1972 à 1980.
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rebouh
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Re: DANTON

Message par rebouh le Sam 21 Fév 2009 - 18:30

Impressionnant. Emouvant.

Et quel Courage!




  A barque désespérée Dieu fait trouver le port.
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COLLEMANT Dominique
MAÎTRE PRINCIPAL
MAÎTRE PRINCIPAL

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Mécanicien NON

Re: DANTON

Message par COLLEMANT Dominique le Sam 21 Fév 2009 - 22:46

Merci pour les documents et la vidéo.
Bien cordialement.
Bill



   
Maître Principal mécanicien Collemant , dit "Bill" dans la sous-marinade / Membre de la section A.G.A.S.M. "Espadon" du Havre / Membre du M.E.S.M.A.T. de Lorient .
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Michede
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Re: DANTON

Message par Michede le Sam 11 Avr 2009 - 17:24

Mon grand père a navigué sur ce bâtiment. Il a changé d'affectation quelques mois avant le naufrage pour embarquer sur le VERGNIAUD





Les cons, çà ose tout, c'est même à çà qu'on les reconnait.
[Michel Audiard]
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pierrot13
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LE DANTON

Message par pierrot13 le Ven 14 Mai 2010 - 10:03

Bonjour à tous,
Le DANTON premier batiment de la marine nationale à utiliser des turbines.
4 groupes de turbines PARSON
26 chaudieres NICLAUSSE timbrées à 18 bars
vitesse aux essais 20.18 noeuds
En 1913 le DANTON croise au large de HYERES ,subit une explosion d'une tourelle de canons ,tuant trois hommes.
Pour couler le DANTON il fallait un sous marin.
le commandant ROBERT MORATH ,avait appareillé de CATTARO.
apres avoir torpillé le DANTON, repassait sur les lieux du torpillage
Le 21 mars à 01h du matin,quelques épaves repéchées lui permettaient d'identifier le navire comme étant le DANTON
Le commandant du U64 (type MITTEL U )ROBERT MORATH sur la route retour le 23 mars coule les vapeurs anglais "EPTALOFOS" et "BERBERIA" ainsi que le voilier italien IMMACOLATA



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† Fanch 56
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Re: DANTON

Message par † Fanch 56 le Ven 14 Mai 2010 - 10:23

Pierrot 13

Prière de donner l'origine de ces documents.

Merci





LINUX MINT
On ne dit jamais assez à ceux qu'on aime...........qu'on les aime. (Louis Chédid)
Merci de respecter les règles pour le bon fonctionnement du forum
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pierrot13
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le danton

Message par pierrot13 le Ven 14 Mai 2010 - 10:46

Bonjour FANCH
source des documents
Navires 14-18 .com fichier DANTON,pour la partie historique
Dictionnaire et encyclopedies sur academic,pour la partie
technique

pour la partie historique :
Auteurs des recherches:DUFEIL yves,LEBEL franck,TERRAILLON marc.
Cordialement



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Patrice Biron
SECOND MAÎTRE 2ème CLASSE
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Age : 68
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Re: DANTON

Message par Patrice Biron le Ven 29 Déc 2017 - 17:10

Bonjour,

J'ai le plaisir de vous joindre ci-dessous une photo d'une maquette originale du cuirassé Danton, que j'ai prise au musée de Marineland à Antibes.
Amicalement,
Patrice Biron

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douzef
PREMIER MAÎTRE
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Age : 45
Électricien

Re: DANTON

Message par douzef le Ven 29 Déc 2017 - 17:21

Bonjour,
Merci de faire remonter ce sujet.
Belle maquette.
Cordialement
Douzef






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