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EMILE BERTIN (Croiseur)

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devouleme
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par devouleme le Lun 9 Juil 2012 - 18:07

A Jacques COLIN.
Je crois que ta lecture a été un peu rapide, car j'ai indiqué :"PARADOT (un poitevin de COUHE)".
PARADOT était avec moi ensuite à l'école des détecteurs, et à l'époque il ne pratiquait pas la boxe (même exceptionnellement...) car c'était un garçon calme.
Il était rural et et sa famille habitait la commune de Couhé qui se situe au sud-ouest du département de la Vienne, à 25 km de Poitiers, à proximité des départements des Deux-Sèvres et de la Charente, dans le pays Civraisien, dans le seuil du Poitou.
Je suis né moi-même 25 km plus au sud, à VOULEME, dans le canton de CIVRAY.
Il y a toujours un Michel Paradot au lieu-dit la Groie - 86700 CEAUX EN COUHE.
Bien cordialement.
devouleme
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Henri BASILE
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par Henri BASILE le Mar 28 Mai 2013 - 16:39

Bonjour à tous
A la recherche de je ne sais plus quelle information sur ce croiseur qui a été mon lieu de villégiature en 1957 et 1958, (surtout sur son voisin de quai "le Suffren") pour cause de cours DSM, je viens de lire le merveilleux récit fait par DEVOULEME sur son embarquement.

Quelle mémoire, cette description de la "queue" aux poulaines a fait resurgir en moi une foule de souvenirs. Je n'ai pas connu leur utilisation à la mer et pour cause mais j'imagine facilement le spectacle par mer formée, mais là n'est pas ma question.

Sur certains dessins et même photos figurant dans le post, je crois apercevoir le poste de télémétrie dans lequel nous grimpions quelques fois le dimanche en catimini (peut-être dans celui du Suffren), orienté parallèlement aux tourelles de 152.

A la réflexion cela parait logique mais quelqu'un peut-il me dire comment était réalisée la motorisation de la cabine : manuelle ou asservie au cap du bâtiment ?.
Combien de personnes dans le poste de télémétrie ?.

A l'avance merci pour vos explications.



Mon âme à Dieu,
Mon corps à la Patrie,
Mon Honneur à moi.
L.V GUILLAUME (Le crabe-Tambour) Cdt en second à bord de l'E.R "L'agenais"
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coutil
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Age : 88
Canonnier équipage            NON

Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par coutil le Mar 28 Mai 2013 - 19:56

Emile Bertin  en 1950.
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Jean Favalessa
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Torpilleur équipage NON

Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par Jean Favalessa le Sam 22 Juin 2013 - 17:59

1947 - Vue de la passerelle du P.A. Arromanches : Les croiseurs Emile Bertin avec, à couple le C.T Tigre.
A gauche le croiseur Gloire. 
Les trois bâtiments sont amarrés au quai de l'artillerie (ou ce qu'il en reste,
deux ans après la guerre 39/45 ).




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takeo
ADMINISTRATEUR
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Age : 57
Mécanicien équipage

Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par takeo le Mar 22 Avr 2014 - 14:23

Une photo prise d'une carte postale de mon papa : le croiseur Emile Bertin :

Crédit : Marius bar.




Ne pas oublier l'origine Merci



Dernière édition par Fanch 56 le Mar 22 Avr 2014 - 17:27, édité 1 fois (Raison : Ajouté le copyright)




*De temps à autre, un retour aux sources ou à nos racines s'impose pour retrouver ce qui jadis fut familier et siège pour toujours dans notre cœur *
[Loreena McKennitt]
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coutil
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Age : 88
Canonnier équipage            NON

Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par coutil le Mar 22 Avr 2014 - 15:53

Bonjour Takéo,
Photo prise du cuirassé Lorraine en 1950.

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COLIN JACQUES
MAÎTRE PRINCIPAL
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par COLIN JACQUES le Mar 13 Oct 2015 - 15:18

Croiseur Emile Bertin

 
Spoiler:



Emile Bertin



Emile Bertin





Emile Bertin

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LE MILLOUR-WOIRHAYE
PREMIER MAÎTRE
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par LE MILLOUR-WOIRHAYE le Jeu 6 Déc 2018 - 16:53

Bonjour à tous,
auriez-vous des information à propos de M LALUNG Ste Suzanne Marcel, qui aurait rejoint les FFL en 1942 et navigué sur le BERTIN. Nous avons enterré Marcel ce matin et nous essayons de reconstituer sa carrière afin de faire un encart dans le magazine de la commune. Merci. FLMW.
site du souvenir français de ma commune.
https://www.facebook.com/Souvenirfrancaisbussysaintgeorges/?__tn__=kCH-R&eid=ARBzYjRSz_iWATI1WGKqbA8OHS23mh9dwfh7malvU5kOKuaYkVMbkou6yaL-yvTGwJneiMXLDXjBSAG_&hc_ref=ART6kgcOCn7UlwYwpnJqkhJK6BxUY30uBHAaABpj1nSl2vheRxa216gIQhtn6ZWaNDs&fref=nf&__xts__%5B0%5D=68.ARCIkXBtkc8i0VwhVx0opUG4mDplVKoF7aK8PosHtgW5Ptu7IGJYUKF8o8htCjyunjKQ5BD2UMZHe9AMMjdYoQl_QfvqDefiNmVav6evYqVpDJJ1UNntu0j8ml2qIlIpn8cq5E6iWyv699pWBysBEFgPXPanTARTep1qRAEUhvbRfVEvrRzkjUeUz8Q-HqlHOW13otXUrvBnRwWrV_9fQ9Xp8Wf8DJQHt2v94bNdOajDRh3XhGFqSy5ENWf-p-nEIgHw7PpTzAam4mNQ1DnEa8lAIugTCj7xFKVsNIIKbeb5mTZFrfG2gu8enCownxcn71uMS_ubLsoQV2O3JAJMMK2GXodPOxSqJ30lZmTWS16oJZlRdM7y2F7vYyIKYw2PGMgsx_pReuiM6p1zSIeVGb5xZ6E0l_n_nhuFlXUj-n4ashbNjysm98Mtan-5GayHXCWB26NuizS0PdrIpIIci5jMfvVoNktV



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devouleme
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par devouleme le Ven 7 Déc 2018 - 9:17

Cher "jeune ancien".
Ta question relative à MARCEL qui vient de vous quitter me fait rebondir sur mes propos antérieurs, (2012) où j'ai relaté l'expérience de mon premier embarquement sur l'Emile BERTIN.
Si je garde encore à 88 ans des souvenirs précis de ce passage initiateur (d'une vie terrienne à celle de marin de la Royale) sur ce beau vaisseau qui aurait aujourd'hui mon âge, les noms, les visages de mes camarades que j'y ai cotoyés pendant deux mois sont maintenant dissous.
Ta question, en ce qui me concerne, ne peut que rester sans réponse.
Toutefois, je te prie d'accepter mes compliments pour la démarche que tu effectues, en espérant que des réponses puissent te parvenir.
Bien cordialement à toi.
devouleme.
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par LE MILLOUR-WOIRHAYE le Sam 8 Déc 2018 - 9:16

Bonjour,

merci d'avoir pris le temps de répondre.

Pour compléter mes informations personnelles, je suis élu dans ma commune en charge du sport et des anciens combattants.
Ce qui avec ma vie professionnelle me fait de bonnes journées voire semaines.
Mais lorsqu'on a vécu la vie trépidante du Marin (et des militaires en général), comment faire des semaines de 35H00 (théorique la aussi) !

Si j'arrive à avoir des infos, je me permettrais de les faire suivre sur le site, qui est tout de même un pan de notre Histoire, la petite histoire mais la plus intéressante.

Bien cordialement.

FLMW



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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par douzef le Sam 8 Déc 2018 - 10:02

Bonjour,
Je ne trouve pas trace de cette identité dans les effectifs FNFL.
Amitiés





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coutil
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par coutil le Sam 8 Déc 2018 - 10:40

Bonjours Lemillour as tu été chercher le Kabyl aux USA en 1950



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douzef
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Électricien

Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par douzef le Sam 8 Déc 2018 - 10:43

L' Émile Bertin est arrivé en Martinique en Juin 1940. Il y restera jusqu'en 1943.
Il sera ensuite modernisé en 1943 aux USA et parti perla aux débarquements d' Italie et de Provence.
Dès 1945 il quitte la métropole pour l'Indochine.
Marcel à du s'engager fin 1942,début 1943 quand la Martinique rallie la France Libre.
Amitiés





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LE MILLOUR-WOIRHAYE
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par LE MILLOUR-WOIRHAYE le Lun 10 Déc 2018 - 18:37

Bonjour à tous,

quelques nouvelles de mes recherches concernant Marcel LALUNG et l'Emile BERTIN.

Marcel à rejoint l'Emile BERTIN le 24/05/1943 qu'il a quitté le 24/08/1943.
Il y est revenu le 24/12/1943 et débarqua le 11/05/1945.
Spécialité : BE Fourrier
Classe 43

Ci dessous un lien concernant un bouquin sur l'Emile BERTIN en accès libre :
https://fr.calameo.com/books/00448714352a20d6a3ea6

Amicalement.

FLMW



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LE MILLOUR-WOIRHAYE
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par LE MILLOUR-WOIRHAYE le Lun 10 Déc 2018 - 18:45

Bonsoir,

j'ai été un peu vite, ce n'est pas sur l'Emile Bertin, mais il est cité plusieurs fois (dans recherche taper Bertin)

FLMW



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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par devouleme le Mar 11 Déc 2018 - 9:43

Je vois, un peu tardivement, que COUTIL demande à LEMILLOUR s'il était allé chercher le KABYLE aux US en 1950, la question étant actuellement restée sans réponse, je me permets de m'en mêler en leur indiquant que j'y suis allé (joyeuse traversée sur le LST LEITA), et que l'on peut en parler avec plaisir.
COUTIL et moi avons exactement le même âge...voici une photo prise le jour J...

Salut et fraternité à tous les deux.

https://imgfast.net/users/2913/33/99/84/smiles/762739.gif
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par coutil le Mar 11 Déc 2018 - 13:43

Formidable cette photo est ce le quai de Philadelphie je pense reconaitre la grande grue te rappelle tu de la navy yard ou nous couchions et le grand restaurant self avec musiciens le midi ?



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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par coutil le Mer 12 Déc 2018 - 20:54

comme tu dit Devoulème joyeuse traversée oui jusqu'a Gibraltar après la grosse tempête qui nous as détourné par Madere et au retour une tempête au milieu de l'océan ou l'aiguille de gite touchait presque le rouge et une avarie de barre en arrivant a Gibraltar sur l'Arabe



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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par devouleme Aujourd'hui à 9:20

Cher COUTIL,
J'ai essayé de me comprimer le cerveau pour rejoindre la narration que tu avais publiée sur la traversée de la LEITA vers les US en août 1950.
Dans le contexte du Mutual Défense Act du 6 octobre 1949, signé par H.S TRUMAN, et d’un accord bilatéral avec la France du 27 janvier 1950, notre Marine Nationale bénéficiait de l’allocation de 6 destroyers d’escorte (D.E) qui, devenant Français, allaient devenir : l’Arabe, le Kabyle, le Bambara, le Sakalave, le Touareg et le Soudanais.
C’est dans le cadre de programme, loin de se limiter à ces 6 D.E, que nous avons pris, toi pour l’Arabe, moi pour le Kabyle, la mer sur le LST LEITA en direction de la base Navale de PHILADELPHIE aux U.S.
En ce qui me concerne, fin juin 1950, j’avais été débarqué du D.E Marocain sur lequel j’étais en subsistance après avoir quitté l’Émile BERTIN.
Une barcasse « nous » a transportés (mon sac et moi), jusqu’au LEITA, à l’ancre dans la rade de TOULON.
La topographie du « Landing Ship, Tank » LST LEITA, m’était alors inconnue, c’était un bâtiment de débarquement de chars, ce navire avait été construit pour les opérations amphibies et son type créé durant la Seconde Guerre mondiale pour débarquer des véhicules lourds sur des lieux non préparés, comme des plages.
Selon les sources 1 051 de ces navires furent conçus à partir de 1940, construits par les chantiers navals alliés et ils furent utilisés pour les opérations de débarquement en Europe et dans le Pacifique, 37 furent perdus par l’US Navy pendant la guerre.
Pour mieux comprendre ce que fut notre voyage voici, pour mémoire, les caractéristiques du LST La LEITA
Construit à Evansville (USA) en 1943, il fut transféré à la France en 1947.
Déplacement : 1625t
Longueur : 99,97m
Largeur : 15,24m
Tirant d’eau : 4,3m
Numéro de coque : L9001
Date admission au service actif : 22/06/1943 USA, 13/03/1947 transfert
Date retrait service actif : 31/07/1964
Date mise sur cale : 05/02/1943
Date lancement : 16/05/1943
Nombre d’officiers : 5
Nombre d’officiers mariniers : 67 OM QMM
Propulsion : 2 diesels
2 hélices
1800cv
Système de combat : 2x40mm
4x20mm
Distance franchissable : 6000 M à 9 nd
Vitesse maximale : 12 nd


Quelle etait la distance entre TOULON et PHILADELPHIE ?
A vue de nez, comme les chiens attrapent les puces, autour 5000 nautiques ?
Selon mes souvenirs (chancelants) nous avons mis 24 jours ce qui était compatible avec les conditions de temps rencontrées et le fait que de TOULON le LST n’étant pas un oiseau on sort d’abord de la Méditerranée par GIBRALTAR avant de prendre le bon cap ce qui (à vitesse constante et théorique de 216 miles par jour) représenterait un trajet d’environ 5 200 nautiques.
Voici le témoignage que notre Ami COUTIL a déposé :
« Etant au dépôt de Toulon un gars me dit va voir tu as ton nom sur une affiche,
J’y suis allé, et, à la joie, je devais embarquer sur la LaÏta LST pour les States.
Nous embarquons mais que de monde 2 équipages pour 2 destroyers plus plusieurs équipages pour San Diégo.
A bord il y avait des chaînes en travers supportant beaucoup de hamacs.
pas de changement avec le dépôt de Toulon, mais ce qui a changé c’était la nourriture dans des plateaux, finies les gamelles pleines de graisse du dépôt.
Le plus amusant c’était les poulaines le long de la coque une vingtaine de chaque côtés
ça pouvait aller mais ce qui n’allait plus quand nous avons dépassés Gibraltar grosse tempête les officiers ont annoncés nous sommes obliger de descendre le long de l’Afrique le bateau risque de se casser alors après c’était le roulis quel sport pour aller aux poulaines ça bougeait tellement que les gars montaient manger sur le pont avec leur plateau et l’on voyait plein de petits papiers voltiger je vous laisse deviner d’où cela venait (bon appétit) ensuite cela s’est apaisé.
Arrivés à l’embouchure du Delaware, accosté par un bateau américain sanitaire ils nous ont fait entrer dans une petite pièce sur le côté du LST et nous ont bombardés à la DDT.
Le LST a accosté à Philadelphie après c’était la vie de château, grosse nourriture a la cafète avec orchestre, mais plus de corvées et voilà.
je pense que plusieurs de vous y sont passés.
Amitiés à tous.
Claude Coutil «
Je raccroche, derrière lui, mes propres souvenirs :
Embarqués sur la LEITA, nous nous sommes retrouvés, à peu près à 300 hommes, dans le « second deck » qui avait été équipé de bannettes superposées par 5 en hauteur afin de nous recevoir tous.
Ce deck était un immense hangar qui occupait au moins les 8/10 de la longueur de la LEITA, les 2/10 restants à l’arrière étant occupé par le poste d’équipage.
C’était un bricolage fait d’une structure de tubes d’échafaudage ; à chacun des niveaux horizontaux, on avait enfilé sur les 2 tubes latéraux des toiles à hamacs contenant un « matelas » d’une épaisseur initiale de 2 centimètres, et basta.
En bas de cette construction on se sentait submergé par la forêt de tubes et de toile environnante masquant toute autre visibilité.
Afin de m’en extraire je suis aussitôt allé installer mon « baise-en-ville » sur la couchette la plus haute qui était à ma portée afin d’avoir une visibilité à 360° sur le plafond et les parois du deck.
Ce faisant, les choses se passaient dans l’euphorie de ce que représentait, en 1950, dans cet après-guerre, la perspective d’un voyage vers le continent Américain.
Nous avions le sentiment, à cette époque qui suivait un conflit mondial, l’occupation allemande et le confinement qui allait avec, les privations dans tous les domaines, que nous allions, enfin, découvrir un autre monde.
En haut, sur le pont dit « Main Deck », comme le dit si bien COUTIL, il y avait une série d’édicules sommaires, en bois, accrochés en saillie, et qui étaient en matière de chiottes des W.C à la turque, sans chasse d’eau évidemment, les déjections allant directement tomber au mieux dans la mer, au pire se coller à la coque si le roulis et la coïncidence du vent relatif, appliquaient la règle du fil à plomb.
Le pire, à l’usage, que l’on dit pour les optimistes ne pas être toujours certain, c’était à l’évidence la trajectoire prise par les papiers dits AQ.
Ceux-ci, dès leur sortie du rustique édifice, s’envolaient, emportés par la turbulence aérodynamique due au déplacement du navire.
Ces feuilles, qui n’avaient rien d’hygiénique, suivaient une courbe ascendante et Intéressante à observer.
Elle les amenait souvent à se plaquer sur la face du « Deck House », ou pire, d’aller survoler la passerelle ouverte, obligeant ses occupants à être vigilants et de baisser la tête au bon moment…
Bonne et saine distractions, bien sûr, pour les amateurs de plein air que nous sommes rapidement devenus.
Avant de parler de la pluie et du beau temps rencontrés, et pour en rester au confort hôtelier, il faut dire qu’arrivés à la hauteur de Gibraltar l’eau douce a été réservée à la consommation alimentaire.
Conséquence : de l’eau de mer au bout d’un tuyau souple pour une douche froide sur le pont, ou variante, aller à l’avant faire la queue le leu, arriver devant 2 infirmiers assis sur leurs chaises, enlever sa vareuse, lever un bras puis l’autre afin de recevoir sous les aisselles une giclée de DDT.
Et pour finir la désinfection et achever de perdre sa dignité, déboutonner le pont de son pantalon, le rabattre, puis baisser le slip afin de recevoir sur les bijoux de famille une dose généreuse destinée à dénicher et à exterminer les éventuels morpions qui, chaleur et humidité aidante, commençaient à proliférer dans les bannettes.
Il y eut aussi les passages à l’infirmerie afin que soient détectés les éventuels symptômes d’une MST.
Une goutte au bout du zizi entraînait un prélèvement, suivi de jours de doutes et de méditations transcendantales dans l’attente des résultats… Qu’il fallait aller humblement solliciter et qui se sont révélés le plus souvent négatifs.
Dans les conditions de navigation évoquées par l’Ami COUTIL, il faut dire que dans la fosse du « main deck », où il faisait si chaud en ce mois de juillet 1950, sur notre lit douillet, l’on ne dormait qu’en caleçon et en transpirant comme des malades.
Pendant les nuits ou la barque roulait et tanguait, agrippé à mon perchoir je voyais passer le Commandant en second, muni d’une torche, examinant les flancs de notre cuve (qui commençait sérieusement à puer le renard), à la recherche d’une fissure éventuelle.
Ces passages généraient en pleine nuit des conversations sur les rituels du naufrage, et chez nos Bretons des histoires de rongeurs domestiques à longues oreilles dont il mal séant et dangereux de citer ici, encore, le nom.
La majorité des 300 passagers que nous étions s’apprêtaient à traverser les États Unis pour se rendre sur la côte ouest y armer des bateaux qui devaient ensuite s’acheminer en Indochine, la minorité à laquelle COUTIL et moi appartenions devait constituer les équipages des 2 Destroyers d’Escortes que nous allions chercher.
Pendant les 24 jours que dura cette traversée, on a eu le temps de parler… Et de refaire le monde, nous étions impatients de voir se concrétiser cette Amérique mythique, dont à l’époque nous n’imaginions pas encore la puissance et la richesse, en la comparant avec notre pauvre FRANCE d’alors, si éprouvée par la Seconde Guerre mondiale.
Il y avait aussi la mer à contempler (sans chaise longue), de jour, de nuit, par beau et mauvais temps.
À un moment, quand nous avons traversé la mer des sargasses, par un temps fort calme, la chaleur rendant le sommeil impossible, je suis monté sur le pont, à bâbord avant, et appuyé au bastingage, là ou de jour je venais voir les dauphins nous accompagner et les exocets, ces poissons qui sortent de l’eau, faire des vols d’une quarantaine de mètres.
Cette nuit-là, sous un ciel profond, à la voûte pleine d’étoiles, la vague d’étrave était phosphorescente, c’était magique.
Et je pensais à mes lectures d’adolescent, à ces quelques livres délabrés de l’armoire de notre salle de classe, qui étaient pendant la guerre le seul moyen, mais puissant, de rêver d’un ailleurs.
À Jules VERNE en particulier, dont je propose un extrait de « 20 000 lieues sous les mers – à propos de la Mer des Sargasses.
[i]« Au milieu de cet inextricable tissu d’herbes et de fucus, je remarquai de charmants alcyons stellés aux couleurs roses, des actinies qui laissaient traîner leur longue chevelure de tentacules, des méduses vertes, rouges, bleues, et particulièrement ces grandes rhizostomes de Cuvier, dont l’ombrelle bleuâtre est bordée d’un feston violet. »
Ces quelques lignes m’avaient traumatisé, comme tous les gamins auquel on fait la démonstration de leur ignorance du français, de leur inculture et de la tragique faiblesse de leur vocabulaire.
Il m’avait fallu prendre le Larousse (qui avait perdu sa couverture) pour y aller chercher ce qu’était un fucus, ces alcyons qualifiés de charmants et qui étaient stellés, ainsi que les grandes rhizostomes de Cuvier qui portaient une ombrelle…
J’avais ainsi appris que le fucus était une algue, les alcyons des oiseaux mythiques de bon présage en mer, et les rhizostomes des grandes méduses.
J’étais passé du rêve à la réalité, mais le NAUTILUS n’était peut-être pas très loin… Il y avait bien des algues phosphorescentes et des méduses, et nous étions, dans le sillage de Jules VERNE, à faire ce voyage extraordinaire en partant à la découverte de l’Amérique.
Dans les derniers jours de notre traversée, sale et barbu comme mes petits camarades, le dos moite de transpiration collant à ma bannette, je me suis retourné sur le ventre.
Mauvaise idée, il émanait de ma couchette une telle odeur de macchabée en décomposition
que j’ai été pris d’une nausée irrépressible que je ressent encore en l’évoquant.
Quand nous sommes arrivés aux USA, un certain nombre d’autorités sont montées à bord et se sont bouché le nez, on peut les comprendre.
Sur le quai, nous avons vu arriver des semi-remorques à portes grillagées dans lesquelles nous avons embarqué, la fermeture pneumatique des portes et le départ ont été immédiats.
Transportés sans siège en direction le shipyard de PHILADELPHIE, là ou les toilettes, l’eau chaude de la douche, le savon, le rasoir, furent des préalables indispensables pour que nous puissions être propres, présentables, et admis sur le sol Americain.
Cher COUTIL, je mets en chantier de mémoire ce qui me reste de souvenir de notre séjour, aidé par des documents et des photos que j’ai retrouvées.
Bien amicalement à toi.
deVouleme.
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Noël Gauquelin
MAJOR
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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par Noël Gauquelin Aujourd'hui à 11:34

Un peu hors sujet : Par curiosité, je me suis renseigné sur M. Emile Bertin qui a donné son nom à ce magnifique vaisseau et je n'ai pas été déçu ! Quel personnage et quelle carrière !



Être humain, c'est aimer les hommes. Être sage, c'est les connaître  (Lao Tseu).
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Michel Roux
QM 1
QM 1

Age : 71
NON

Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par Michel Roux Aujourd'hui à 11:56

Merci pour le partage,super reportage.

A+
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coutil
QM 2
QM 2

Age : 88
Canonnier équipage            NON

Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

Message par coutil Aujourd'hui à 12:24

Mon chezr de Vouleme tu as une bonne mémoire Nous sommes passés de nuit a Gibraltar les anglais nous faisaient des signeaux lumineux j'avais un pote dans les transmitions qui me disait ce qu'ils nous voulaient il me dit ils demandent qui nous sommes en anglais What ship ou allez vous Whère le Laita leurs répondait A la sortie du détroit on aurait dit que l'on donnait des coups de canons a l'avent du bateau et l'on nous a prévenus que l'on virait de cap sans cela le Laita risquait de se couper en deux nous avons longés la cote marocaine jusqu'a Madèreet après remontés sur les sargasses Je tacherais de passer des photos sur Philadelphie




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Re: EMILE BERTIN (Croiseur)

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