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Anciens Cols Bleus et Pompons Rouges

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CHEVEUX BLANCS

Message par maldemer le Mar 26 Juil 2011 - 19:54

Bonjour les amis
Qui n'est pas passé par l'hopital militaire? Visite de routine, accident parfois. Et aussi des blagues douteuses comme celle que j'ai vécu à St Anne l'hôpital militaire de Toulon. S'ils vous ai arrivé des aventures similaires, vous pouvez m'écrire.
Bonne journée
Maldemer


CHEVEUX BLANCS
Spoiler:

— Salut mes cocos, fait l’infirmier en entrant dans la chambre. Il pousse devant lui un chariot sur lequel on devine, immobile, la forme d’un corps recouvert d’un drap blanc. Ne vous en faites pas, il vous dérangera pas, il est déjà froid, il précise en rangeant, le long du mur, son macabre chargement. Il n’y a plus de place à la morgue alors, pour cette nuit, je le laisse à votre garde. Bonne nuit mes chéris !
Sans attendre nos protestations, il referme la porte derrière lui.
Nous sommes trois estomaqués dans la chambre. Marcel, accident de moto, fracture de la jambe, Philippe, chute d’une échelle de coupé, fracture du bras et contusions multiples, et moi, chute dans la salle des machines, tendons de la main droite coupés. Je me réveille à peine de l’anesthésie générale qu’a nécessité l’opération pour me recoudre et je meurs de soif. J’ai l’impression qu’un paquet de coton m’est resté en travers de la gorge.
— C’EST QUOI CE b****l ! Gueule Philippe qui hésite, en regardant le linceul, entre la fureur et la peur. On ne va pas passer la nuit avec un macchabée, tout de même !
Marcel s’agite aussi dans son lit et le poids qui maintient sa jambe en extension se balance, dangereusement. Il voudrait, lui aussi, protester mais il suffoque, indigné.
De mon coté je suis encore un peu dans les vapes et la soif, taraudante, est ma première préoccupation. Je tourne la tête, d’un coté et de l’autre. Miracle, un pichet d’eau, un verre sont posés sur ma table de nuit. Je me dresse, tend le bras mais aussitôt je pousse un cri.
— Attend ! Je vais t’aider, me dit aussitôt Philipe, content de cette diversion, Il se lève pour me servir à boire. J’avale l’eau goulûment en louchant vers le drap blanc.
Marcel qui retrouve la parole m’interpelle.
— C’est tout l’effet que ça te fait un cadavre !
— Un cadavre ! Quel cadavre ? Je demande croyant que je suis encore en train de rêver.
Marcel me montre du menton le drap.
— Lui ! Là ! Il va passer la nuit avec nous. Selon l’infirmier, il est déjà froid.
— Un peu de respect, supplie Philippe qui, en me tendant un deuxième verre, fait un signe de croix. Sa main tremble mais j’ai encore trop soif pour penser clairement. Ce n’est qu’une fois désaltéré que je peux voir un Philippe livide et un Marcel agité.
— Pas question de rester une seconde de plus, râle ce dernier mais le poids qui maintient sa jambe l’empêche de bouger.
— Calme, chevrote Philippe, blafard.
Je ne sais pas si c’est parce que je suis encore dans les vapes mais d’avoir pour voisin de nuitée un cadavre pour le moment me fait, c’est l’occasion de le dire, ni chaud ni froid.
— Il ne va pas nous emmerder, je dis faiblement. T’as peur que dans la nuit, il vienne te chatouiller les pieds.
Philippe, à la seule évocation du linceul qui se lève, de plus en plus exsangue, pousse un petit couinement.
— HAAAA ! Il gémit en retournant s’allonger pour se cacher sous le drap.
Je l’entends qui souffle comme un vieux phoque asthmatique. J’ai bien peur que les derniers rayons de soleil rasants qui éclaire encore la chambre n’annoncent une nuit plutôt agitée.
Je somnole à nouveau pour vraiment me reveiller vers huit heures. Dès que j’ouvre les yeux, je perçois la tension dans la chambre. Philippe tient le livre devant lui comme un preux chevalier, son bouclier.
— Qu’est ce que tu lis ? Je demande pour faire diversion. Au son de ma voix, il sursaute.
— Hein ! Quoi ! Il fait en roulant des yeux. Il baisse son livre tout en se livrant à l’exercice tout à fait remarquable consistant à ne pas regarder dans le coin ou gît le cadavre. Je ne lisais pas, il avoue enfin. Je n’arrive pas à me concentrer. C’est l’autre qui me gêne. Il pointe le linceul du menton. Je ne peux pas supporter. Tu crois qu’ils vont vraiment nous le laisser toute la nuit ? Il ajoute en se tournant vers moi.
— Si personne ne vient le chercher et à moins qu’il se tire tout seul…Reste calme ! Pense que ce n’est qu’un morceau de barbaque ! T’en a déjà vu chez le boucher.
— Très drôle, s’exclame Marcel lugubre. Un morceau de barbaque ! Ce n’est pas le respect qui t’étouffe. Ce pourrait être ton père…
— Peut-être, mais ce n’est pas lui. Et puis, ce n’est pas les morts qu’il faut respecter mais les idées que certains nous ont laissées. Le reste, ce n’est que de la matière organique en décomposition. Et mon père va très bien, merci pour lui !
— Hum ! Il ronchonne, pas très convaincu, dans son coin.
— Comment c’est arrivé, ton accident ? Je demande pour changer de sujet.
— Hein ! Ha ! Mon accident ! Un tocard qui m’a refusé la priorité. Ma bécane est foutue et ma jambe aussi. J’en ai pour des mois avant de pouvoir marcher. Et toi ?
— La mer était plus forte que prévue en sortant des passes. J’ai glissé sur une plaque de parquet pleine d’huile et j’ai valdingué. En voulant me retenir, ma main est passé sur un collier cassé aussi affûté qu’un couteau. J’ai eu le tendon du pouce coupé et comme on est resté cinq jours en patrouille avant de revenir à quai, le tendon est remonté dans mon bras comme un vulgaire élastique coupé…
— Moi, dit Philipe, je suis rentré bourré. J’ai raté l’échelle de coupé. En plus, je suis tombé à la baille. C’est le factionnaire de nuit qui m’a repêché.
Malgré notre triste voisin, on rigole. L’heure avance. L’obscurité prend peu à peu possession de la chambre.
— Qui va allumer ? Je demande.
Question idiote. Il n’y a que Philippe qui est pour l’instant en état de bouger. Mais rien ne le fera sortir du refuge précaire de son lit. Je lève la tête, allume mon plafonnier aussitôt imité par mes deux compagnons.
A part les trois lits, le reste de la chambre est désormais plongée dans la pénombre ce qui rend encore plus lugubre la tache blanche qu’on devine dans le noir.
— J’ai l’impression que le drap bouge, chevrote Marcel qui fixe le mur du fond.
— Ferme-la ! Y bouge pas ! Ce n’est qu’une illusion d’optique, c’est tout, j’affirme, pas très rassuré. Bon ! Maintenant, faut roupiller.
J’éteins ma veilleuse. Marcel en fait autant.
— PHILIPPE !
— J’aime pas dormir dans le noir, il pleurniche.
Effets secondaires de l’opération, je somnole à nouveau. Quand je me réveille un peu plus tard, la chambre est plongée dans le noir. Seul, un lampadaire sur le parking de l’hôpital militaire nous envoie une faible lueur orangée. Je tourne, me retourne. A-force- de contorsions, j’arrive à saisir le pichet. Je réalise qu’au moins un de mes compagnons roupille car un ronflement trépidant anime le silence de la chambre.
— T’arrive pas à dormir, fait mon voisin de lit.
— Nan, je meurs de soif.
— C’est les séquelles de l’anesthésie. C’est normal.
— Quelle heure est-il ? Je demande entre deux ronflements.
— Un peu plus de minuit, fait aussitôt Philippe content d’avoir de la compagnie.
— Tu comptes les secondes ?
— C’est un peu ça, oui. Et puis ce n’est pas facile. J’ai l’impression d’être à- coté d’une chaudière.
C’est vrai. Marcel, il en met une couche au niveau sonore. Philippe parle de chaudière, je vois plutôt un marteau piqueur qui bégaye.
— MARCEL, ARRETE CE BOUCAN ! Je gueule, excédé, après un ronflement particulièrement fort. ARRETE…
— Haaaaaaaaa, il bêle, terrorisé, JE DORS PAS. JE NE SUIS PAS EN TRAIN DE RONFLER…
Mon sang reflux dans mes veines alors que mes cheveux, dans un bel ensemble, se dressent sur ma tête.
A-coté de moi, Philippe gémit, claque des dents. D’une main tremblante, au milieu d’un bruit sourd, je cherche l’interrupteur de la veilleuse. La maigre lueur qu’elle dispense me permet de voir Marcel qui s’est cassé la gueule. Un exploit quand on sait qu’il avait la jambe amarrée.
— Je me tire, il sanglote en rampant vers la porte. Il a à-peine fini de parler que le ronflement redouble, emplit la pièce comme un coup de tonnerre. Au vacarme d’outre-tombe, s’en ajoute un autre presque aussi fort. C’est Philippe qui claque des dents.
Lui aussi il a glissé du lit. Il rampe vers la porte en passant sous le mien.
Pris de panique, je gueule à mon tour.
— HE ! ME LAISSEZ PAS ! Je fais en essayant de débrancher le goutte à goutte. Mais le tuyau disparaît sous la gaze autour de mon bras. Désespéré, je prends le flacon de sérum en m’éjectant des draps. A cette course rampante, j’arrive le premier à la porte suivi par Philippe qui, les yeux exorbités, s’expulse, tel un noyau d’olive, dans le couloir.
— HAAAAAA ! Halète Marcel allongé sur le sol. Je l’aide en le tirant par le bras. Et quand tout le monde est dehors, je claque la porte.
— Mon dieu, fait Philippe la voix décomposée. Mais qui…qui…
S’en est trop. Son petit cerveau surchauffé déconnecte et il trouve plus sage de tomber dans les paumes dans la lueur spectrale du sinistre couloir.
Marcel, suang sang et eau, finit quand même par s’adosser au mur. Je m’adosse à mon tour, tire vers moi Philippe qui gît, inanimé, à nos pieds.
— J’ai mal à la mâchoire à force de claquer des dents, arrive enfin à dire Marcel qui se passe nerveusement la main sur le crane.
— J’ai du me pisser dessus, je fais pour ne pas être en reste.
Je souffle, transpire. Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. J’essaye de réfléchir mais rien à faire. Mes neurones n’arrivent pas à aligner deux idées cohérentes.
— Ecoute ! Fait tout à coup Marcel qui recommence à claquer des dents.
Je ne suis plus que deux énormes oreilles. Et là, dans la lueur blafarde de ce maudit couloir, on entend distinctement, à travers la porte fermée, le bruit indiscutable d’un ronflement.
Philippe qui était en train de se réveiller n’a que le temps de murmurer « c’était pas un cauchemar… » Aussi sec, il disjoncte à nouveau.
— Allez ! On se bouge, fait Marcel qui recommence à ramper. Je le suis, à genoux, en tenant ma bouteille de sérum d’une main, en tirant de l’autre, comme je peux, le bras de Philipe, toujours inconscient.
— Je remettrais plus jamais les pieds dans cette taule, souffle Marcel quand enfin il s’arrête, une dizaine de mètres plus loin. Il s’appuie sur le mur, respire bruyamment. Je me cale contre lui, essoufflé, en état de collapse.
— Ou je suis ? Balbutie Philippe qui a la bonne idée de revenir à lui. J’en ai mal au bras de l’avoir traîné derrière moi.
— C’est un cauchemar, il gémit lamentable devant nos mines décomposées. C’est un cauchemar, il répète. J’arrive pas à me réveiller.
— J’essayerais bien de le rassurer mais je suis encore sous le choc. J’attends, vidé, que mon palpitant reprenne un rythme normal, sans courage, même pour parler.
Marcel, à-coté de moi, gémit.
— J’ai du me déplacer quelque chose dans la jambe quand je suis tombé, il se plaint, livide, le visage creusé.
Philippe, qui reprend peu a peu ses esprits, viens s’asseoir contre moi.
J’imagine sans mal le groupe pitoyable que nous formons dans le couloir. Trois éclopés, terrorisés, assis dans la lumière blafarde de ce maudit couloir d’hôpital dans cette fin de nuit de cauchemar.
— Je ne jouerai jamais dans un film d’épouvante, murmure Marcel. Je suis vacciné pour l’éternité.
Et malgré la frousse carabinée qui me coule encore dans les veines, j’ai la force d’ajouter.
— Mouais, Si tu veux mon avis, on fait de bien tristes figurants. On s’est tous barrés à la première prise…

*
C’est dans cette position pitoyable que le médecin de garde nous trouve au petit matin. Tassés tous les trois près des portes battantes, somnolents, grelottants, incapable de bouger.
— Mais qu’es ce que c’est que ce b****l, il fulmine en nous voyant allongés. Il n’a a jamais vu un truc pareil, le toubib. Il nous regarde aussi étonné que si nous étions en train de poser pour une toile de naufragés. Vous jouez à quoi ? Il demande, estomaqué. Dans les yeux de l’infirmière qui se tient à ses cotés, je vois qu’elle nous juge bon pour un séjour prolongé à l’asile d’aliéné.
— Alors ! Quoi ! Vous allez m’expliquer ? Fait le toubib impatient.
— Y a le macchabée qui ronfle, gémit Marcel laconique en montrant vaguement le bout du couloir. Mon voisin de nuit aurait passé la nuit dans le tambour d’une machine à laver qu’il n’aurait pas l’air plus chiffonné.
— QUOI ! Fait le toubib, pris de court.
— Y A LE MACCHABE QUI RONFLE, je confirme, excédé. Là, dans notre chambre.
Le toubib, l’infirmière nous regardent, sans comprendre.
— VOTRE MACCHABE, IL RONFLE. C’EST POURTANT PAS DUR A COMPRENDRE, fait à son tour Philipe qui entre dans la danse. Votre mec, sur le chariot…il précise en agitant la main, faiblement.
Le toubib se gratte la tête visiblement dépassé.
— Vous vous foutez de moi, il demande, indécis car notre piteux état le tracasse. Qui ronfle ?
« LE MORT! » Nous disons tous les trois dans un bel ensemble.
— Celui que l’infirmier a amené hier soir parce qu’il n’y avait plus de place à la morgue, je continue, en solo. Dans la nuit, il s’est mis à ronfler…
Le toubib nous regarde toujours aussi incrédule.
— Montrez-moi votre chambre, il fait sur la défensive. Mais attention, si vous me racontez des bobards ! Ca va chauffer pour vos matricules…
Je me lève prudemment alors que l’infirmière passe un bras sous l’aisselle de Marcel.
— J’Y RETOURNE PAS ! Gueule Philippe qui préfère rester allongé. Mais le toubib l’ignore.
Notre petite troupe clopine lamentable et au seul fait d’avoir à retourner dans la chambre diabolique, j’en ai de nouveau les cheveux tous dressés.
— C’est là, je fais dans un râle alors que Marcel toujours aidé de l’infirmière, souffle.
Le toubib tend l’oreille. Ne constatant aucun bruit anormal, il entre résolument dans la chambre alors que sur place on attend prudemment.
« MAIS NOM D’UNE PIPE ! QU’EST CE QUE C’EST QUE CE b****l » on l’entend aussitôt hurler.
Mes jambes tricotent. J’ai une irrésistible envie de filer. I’infirmière hésite. En petit soldat vaillant, elle se décide, entre résolument au secours de son boss qui continue gueuler.
Le toubib ressort aussitôt, furibond.
— JOSETTE ! QUI ETAIT L’INFIRMIER DE GARDE, HIER SOIR ? Il fulmine dans le couloir.
— Mais, je ne sais pas docteur, elle répond, toujours sur ces traces.
— Foncez au bureau de service, trouvez son nom et ramenez-le-moi ici en vitesse, il éructe alors qu’elle s’éloigne déjà.
« Elle a un beau cul » J’arrive à penser, preuve que je retrouve un peu de mes facultés.
On attend. Le toubib frappe du pied, fait les cent pas. « L’a pas l’air content la blouse blanche, de ce qu’il a vu dans la chambre »
Enfin, la jeune femme revient suivi de près par l’infirmier.
— ALORS ! VOUS ALLEZ M’EXPLIQUER ! Demande le toubib ennervé.
— Je ne comprends pas, bafouille le malheureux..
— HA ! VOUS NE COMPRENEZ PAS ! SUIVEZ-MOI !
Ils disparaissent tous les deux. Deux minutes plus tard, ils ressortent avec le chariot, son macabre chargement.
— C’EST QUOI CA ? Demande l’interne en tirant d’un coup sec sur le drap.
— HAAAAAAA ! C’est plus fort que moi, j’ai crié. Le souvenir de la nuit est encore trop frais. Marcel, à mes cotés, dans un mouvement inconscient, tente de traverser la cloison.
Sur le chariot gît, un matelot, mal rasé. Des traces de dégueulis maculent sa vareuse. ET, INDISCUTABLEMENT, LE MACCHABE EST EN TRAIN DE SE REVEILLER.
J’en ai les yeux sortis de la tête.
Le défunt s’assoit, se masse le cou en se passant plusieurs fois la langue sur ces lèvres.
— Y a personne pour me payer un coup ? Il demande hilare, en regardant autour de lui. J’ai une de ces soifs, il fait pour se justifier en découvrant, surpris, notre petite assemblée. Bonjour m’sieur dame, il ajoute encore pour se donner contenance.
Il n’ a pas fini de parler qu’une odeur infecte de mauvaise haleine, de vinasse avariée nous enveloppe de la tête aux pieds. Je ne suis pas depuis longtemps dans la marine mais une chose est sûre. Notre ‘cadavre’ se tient encore, malgré la nuit de repos qu’il vient de passer, une cuite carabinée. Pour confirmer mes pensées, quand il essaye de se lever, il calcule mal la hauteur qui le sépare du plancher, s’étale lourdement sur le sol. Quand il tente de se relever, il balance un énorme pet.
C’est intenable. Il a du avaler du rat crevé. Le docteur s’écarte en se ventilant le nez.
— J’EXIGE UNE EXPLICATION ! Il demande, à moitié suffoqué en se tournant vers l’infirmier qui rougit, bafouille, lache le morceau devant son superieur sur le point d’exploser.
— C’est Henri, il explique, tout piteux. Hier, il a fêté la quille. Il a picolé toute la journée et au soir il était tellement pété qu’il s’était mis en tête de vouloir faire des choses avec l’infirmière-major. Alors, pour éviter un drame on a du…un peu l’assommer. Et comme je ne savais pas quoi en faire, je l’ai mis dans cette chambre pour qu’il puisse cuver.
Un ange passe dans le couloir et se tire aussitôt effrayé par l’odeur pourrie de vin avarié.
*
Dix minutes plus tard, on est à nouveau tous les trois allongés dans nos lits respectifs. La jolie infirmière a remis un peu d’ordre dans nos bandages, raccroché mon sérum et la jambe de Marcel. Philippe, la tête bien calé sur son oreiller, résume le sentiment général.
— Si je l’attrape ce fumier, je l’écrase...
Le train-train d’une journée d’hôpital nous rattrape. Marcel part à la radio, en revient, juste avant le déjeuner. Après, je somnole doucement en rêvant aux tortures que j’aimerais infliger au petit plaisantin qui nous a offert cette nuit de galère. Alors que j’en suis à lui arracher les doigts, un par un, la porte grince. J’ouvre un œil. L’infirmier se tient gauchement contre le battant en nous regardant, ennuyé.
— Excusez-moi les gars, je n’aurais jamais pensé que…
Il n’a pas le temps de finir. Un godillot vient s’écraser, à quelques centimètres au-dessus de sa tête alors que fuse vers lui une gerbe d’insultes. Devant cette manifestation de ‘bonne humeur’ générale il s’esquive, disparaît prudemment.
— Gonflé le mec, râle Marcel qui regrette de l’avoir raté.
On rigole.
Puis, je me lève pour aller pisser. En poussant devant moi la potence qui soutient la bouteille de sérum qu’on m’a enfin installée, j’ai tout à coup, dans la minuscule salle de bain, un éblouissement. Devant la glace, je m’avance, incrédule. Parfois, je me demande à quel age j’aurai mon premier cheveu blanc. Désormais, je n’ai plus aucun doute. Dans la nuit, c’est une mèche entière qui est apparue, barrant le coté de mon crane d’un éclair argenté.
A ma question, j’ai maintenant une réponse.
Dix huit ans !




Dernière édition par Fanch 56 le Mar 26 Juil 2011 - 20:39, édité 1 fois (Raison : MISE EN PLACE DU SPOILER)




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Re: CHEVEUX BLANCS

Message par GILOU971 le Mar 26 Juil 2011 - 23:03

Excellente ton histoire, Maldemer, elle m'a fait rire et sourire !

Mais à ta place, je n'aurai peut être pas eu seulement une mèche blanche ..... quand à l'infirmier

je l'aurai "tondu" !

Si sur le coup tu n'as pas du trop apprécier cette blague, cela doit être maintenant un "bon" souvenir, non ?

Merci pour ce bon moment, mais après ça, je vais hésiter à raconter une petite histoire !

A+



"Quand vraiment on a une confiance, when you start to believe the belief, on devient confiant."
Jean-Claude Van Damme

"Il vaut mieux se taire et passer pour un con, plutôt que de l'ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet !"
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Re: CHEVEUX BLANCS

Message par maldemer le Mer 27 Juil 2011 - 0:07

Salut Gil
content que tu aies aimé/
j'en ai tout un stock du même genre sous le coude et l'une a même été sélectionnée par l'éditeur Jacques Laurent, disponible sur son site. Tu peux regarder l'entame de l'histoire sur mon site. Son nom Embrouilles. Déjà le titre est tout un programme.
Je prépare un livre sur tout ce qui m'est arrivé pendant mes cinq ans.
Voila
Bonne journée
Maldemer
Ps Evidemment c'est un bon souvenir...




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Re: CHEVEUX BLANCS

Message par GILOU971 le Mer 27 Juil 2011 - 14:53

Bonjour Maldemer,

Tu peux me donner tes sites par MP, je ne les ai pas trouvé ...!!!

Et si tu as tout un stock d'histoires du même genre, ne te gênes pas ..... ça fait du bien !

Tu as du courage de te lancer dans l'écriture d'un bouquin ! Chapeau ! J'ai souvent penser à écrire sur les souvenirs de mon passage dans la Marine, pour moi seulement, et eventuellement mes enfants ou mes proches. Ou au moins des tranches de vie ou des annecdotes ! Mais je n'en ai pas le courage, ou simplement la volonté. Peut être que la lecture de tes récits me donneront ça.

Bien amicalement et au plaisir de te lire !



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Re: CHEVEUX BLANCS

Message par jean-claude BAUD le Mer 27 Juil 2011 - 15:45

Je pense que l'infirmier inconscient a dû passer au tourniquet, car si le quillard avait avalé sa langue en même temps que son dégueulis, il se serait retrouvé à"la villa des roses" avec un vrai macchabée sur les bras !!!




"Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles".
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Re: CHEVEUX BLANCS

Message par GILOU971 le Mer 27 Juil 2011 - 17:30

Bon, Maldemer, j'ai trouvé ton site .... merci TUR2, et j'ai également lu tes aventures cycloniques sur ton message d'embarquement .... Re merci TUR2 !!! Excellent ! Il me tarde de lire ton livre "Embrouilles" !

Tu racontes magnifiquement et avec beaucoup d'humour, tes souvenirs, que nous avons tous plus ou moins connu, à des degrés divers !

Cela va passionner tout les marins, mais je pense aussi tout les "terriens" qui ne connaissent rien de notre vie embarquée et qui sont loin de s'imaginer, voir de croire, ce qu'est cette vie !

La description de ta danse du scalp au sortir de l'infirmerie de Diégo .... du vécu .... j'en pleure encore (de rire) ! Avec une petite tétanisation de ma fesse droite, souvenir Tahitien ....!!!! Tu as peut être loupé une carrière de danseur, non pas mondain, mais quand même ....!

Dis moi, Paul, heureusement que tu n'as fait "que" cinq ans dans la Royale, avec tous les "stages" que tu as fait en infirmerie ou à l'hopital, sans être infirmier, si tu avais fait une carrière longue, tu aurais fini comment ????? Les gosses te jetteraient des cailloux dans la rue maintenant !!!!

Et de plus, nous avons la Guadeloupe et l'immobilier (en année sabbatique) en commun.

Merci, merci, merci ... trois fois merci !

Bien amicalement.



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Re: CHEVEUX BLANCS

Message par maldemer le Mer 27 Juil 2011 - 22:35

Salut Gilles
T'as raison.J'ai connue l'hôpital de la Réunion, le civil puis le militaire. ( du civil j'en ai un souvenir admirable. Une jeune infirmière un peu timide mais avec une paire de seins superbes qui était obligée de me soulever en me prenant à bras le corps deux fois par jour. ( devine alors où venait s'insérer mon nez... Pour le coup malgré la douleur, je me faisais le plus lourd possible. )
j'ai connue St Anne ( L'histoire que j'ai raconté) et Brest. ( L'hôpital encore une fois...)
Mais tout cela bien sûr reste de très bons souvenirs.(avec le temps comme l'a dit un chanteur célèbre)
Je vais bientôt mettre en ligne une histoire qui se passe à chicag... Trois arpètes en vadrouille sans beaucoup d'argent.
En tout cas merci pour tes encouragements.
Amitiés
Maldemer

Ps N'aurais-tu jamais travaillé aux Saintes à tous hasard...




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Re: CHEVEUX BLANCS

Message par GILOU971 le Jeu 28 Juil 2011 - 17:50

Bonjour Maldemer !

Hé non, je n'ai jamais travaillé aux Saintes.

J'y ai fait escales en 83 et 84 avec la Jeanne, et depuis bien sur, j'y retourne de temps en temps. Cette année peut être pour les fêtes du 15 aout .... même s'il y a beaucoup trop de monde à mon gout ! Je suis en Guadeloupe depuis 2006, avec un intermède Saint Martinois d'un an et demi .... et je reprendrai le boulot en septembre certainement .... si je trouve un cabinet immobilier intéressant !!!!

Dis moi, tu ne veux pas mettre en avatar ta mêche blanche ..... qui ne se voit pas tant que ça !

Amitiés.

Gilles



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