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[Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

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[Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Lun 22 Fév 2016 - 9:48

Jusqu'à l'armistice de 1940, et depuis les origines de la présence d'opérateurs radios à bord des aéronefs, il fallait détenir le brevet de radiotélégraphiste Marine avant de pouvoir être admis à l'Ecole du Personnel Volant de l'Aéronautique navale. A l'issue des cours chaque élève recevait un certificat de volant et fameux insigne de poitrine connu sous le nom de macaron.

Si la connaissance des théories de base de la radio-électricité, du morse et du code Q étaient communes avec celle des opérateurs du service général, la procédure et la connaissance des matériels de bord exigeait une formation spéciale. Il en découlait cette particularité que dans les unités, bases ou formations, contrairement aux autres spécialités de l'Aéronautique navale, celle de radio non volant n'existait pas. Ce qui n'était pas le cas dans l'armée de l'Air qui formait des radio-mécaniciens "rampants" bien distincts du personnel navigant.

La première installation d'un poste de radio à bord d'un aéronef remonte à l'époque de Guerre Mondiale 1914-1918. .... la suite au prochain numéro ...







«Plus on se plaint de pertes de mémoire, moins il y a de probabilité de souffrir d’une maladie de la mémoire.»
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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par morbihannais le Lun 22 Fév 2016 - 10:06

fm JC, to JC, info Tous ! une occasion de te saluer lors de ma visite matinale sur ACB
tu nous dis quand il n'a plus été obligatoire d'être déjà breveté radio du service G, et tu vas surement nous dire quand çà l'est redevenu, au moins pour la spé de radio volant puis radio de bord. En 61 çà l'était mais depuis ?? même si çà n'est pas vraiment dans le sujet précis.
ah, ce macaron, quelle fierté lorsque nous le recevions !





Deux sous-marins, puis deux escadrilles aéro, en huit petites années de Marine Nationale !
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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Lun 22 Fév 2016 - 10:14

Bjr JC RBR

Voilà un renfort inattendu et apprécié .... j'avais justement besoin d'un stimulant ... il n'est même pas impossible que je te demande de participer ... Mais patience, on va d'abord remonter brièvement aux exploits des premiers radios navigants avant d'aborder la formation pendant les années de guerre et tout de suite après.

Question subsidiaire, à part nous deux, combien de radios volants sur le forum ? appel a CQ

La fierté du macaron est partagée




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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Lun 22 Fév 2016 - 11:52

Dès les débuts de la Grande Guerre, les premières missions des avions permettaient de communiquer avec l'infanterie durant l'offensive en survolant le champ de bataille. La technologie de l'époque ne permettait cependant pas de contact radio, les méthodes de communication étaient nécessairement primitives et incluaient le largage de messages depuis l'avion au moyen de papiers introduits dans des tubes ou parfois de pigeons. Des missions de reconnaissance permettaient à l'artillerie de tirer sur des cibles invisibles depuis la position de tir. La radio sans fil à bord des avions n'était pas encore très répandue ce qui posait évidemment des problèmes de communication. À partir de mars 1915, des appareils biplaces furent équipés de radios primitives qui permettaient d'envoyer des messages à l'aide du Morse mais ne disposaient pas de récepteur.

C’est le 18 août 1917 en Virginie aux États-Unis, que la première liaison radio entre un avion et une station au sol fut réalisée. Dans le même temps la Marine mettait en œuvre dans l’urgence militaire de nombreux dirigeables, le personnel volant était formé sur le tas et il n’était pas rare que des hommes non spécialises soient membre d’équipage, il faut attendre le printemps 1917 pour que soit mis en place un système officiel de brevets et certificats pour le personnel volant de la Marine. Les premiers radiotélégraphistes (ou TSF) furent formés à l’École annexe de dirigeables de Rochefort, et au 31 décembre 1917, dix-sept radios de dirigeable avaient reçu un brevet Marine.
La formation durait deux mois à raison de trois élèves maximum par stage, elle comprenait pour la pratique, l'usage des signaux visuels, de la TSF et l’emploi des pigeons. À l’armistice de 1918, 34 radios de dirigeables auront été formés.

A partir de 1923 les volants des dirigeables ne furent plus spécialisés et reçurent désormais un certificat de volant délivré à Hourtin, les radiotélégraphistes volants furent alors choisis parmi les radiotélégraphistes du Service général de la Marine.

Cette situation dura jusqu'en juin 1940, et après l'invasion allemande et la défaite, l'Ecole du personnel volant d'Hourtin fut fermée.

A suivre





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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Lun 22 Fév 2016 - 14:37

Chronologie des événements principaux survenus entre 1940 et 1946 et touchant à la formation des volants, et des radios en particulier
Juin 1940
L’ordre est donné de faire passer le maximum d’avions en AFN avant la fin des hostilités prévue le 25 à zéro heure (certains le feront au-delà de cette limite malgré l’interdiction de vol). Comme les autres bases l' EPV d'Hourtin est évacuée et fermée.
Octobre 1941
À Saint-Raphaël, un centre d’entraînement et de perfectionnement au pilotage (CEP) et une école du personnel volant (EPV) entrent de nouveau en activité.
Novembre 1941
En Grande-Bretagne, l’Aéronautique navale des FNFL est créée et confiée au LV Lahaye, elle comprend dans ses rangs quatre pilotes de la Marine et une cinquantaine de marins dans les équipes au sol
Avril 1942
Le général de Gaulle prend la décision de se retourner vers les États-Unis pour créer une Aéronautique navale de la France Libre après l’échec des discussions avec la Royal Navy ; l’amiral Starck accepte le principe de la création d’un Squadron d’exploration équipé, entraîné et organisé sur le modèle américain. .
Novembre 1942
Le débarquement des alliés en Afrique du Nord, a pour conséquence l’envahissement par les Allemands de la zone Sud, le sabordage de la flotte à Toulon et la dissolution de l’Armée d’armistice (en particulier, les BAN, formations aériennes, services et écoles de l’Aéronautique navale dont l'EPV de St Raphael).
Mars 1943
Un contingent de personnel de l’Aéronautique navale d’Afrique du Nord et de Dakar s’embarque à Alger pour être formé dans les écoles anglaises ; ils constituent un « groupe Wellington » et un « groupe Sunderland ».Des mécaniciens des mitrailleurs et des radios en font partie.
Avril 1943
Les FNFL créent le Groupe aéronaval d’instruction aux États-Unis. IL comprend des pilotes, des mécaniciens, des mitrailleurs et des radios, la plupart non formés et provenant d'autres spécialités.
Avril à décembre 1943
Une petite EPV locale fonctionne à Dakar et le terrain de Tafaraoui étant toujours occupé par les Américains, l’installation d'une nouvelle EPVNP à la BAN Lartigue est différée et la BAN Agadir est choisie comme lieu d’accueil provisoire.(Ecole du personnel volant non pilote)
Avril 1944
La nouvelle EPVNP, prévue pour être basée à Lartigue, est formée à Agadir.
Juillet 1944
Après avoir formé 146 élèves (62 mécaniciens, 29 mitrailleurs bombardiers et 55 radios) l’École du Personnel Volant Non Pilote quitte Agadir avec ses avions pour la base de Thiersville, située en Algérie. Elle rejoint la BAN Lartigue peu après.
Novembre 1945
Après la reddition de l'Allemagne et du Japon, des accords sont signés avec I'Air Ministry et l'Amirauté britannique (accords Nomy) afin de prolonger la formation de certains spécialistes dans les écoles anglaises, jusqu’à l'obtention des brevets .
Mars 1946
Les personnels volants non pilotes quittent définitivement les écoles britanniques pour finir leurs cours à l'EPV de Lartigue. Le statut particulier des radios fait qu'ils doivent passer un court séjour à l'Ecole TER (qui venait de quitter le Jean-Bart à Casablanca pour s'installer à Porquerolles) avant de rejoindre l'EPV, et ceci quel que soit le niveau d'avancement personnel atteint dans les écoles la RAF.


Dernière édition par J-C Laffrat le Lun 22 Fév 2016 - 23:21, édité 1 fois




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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Lun 22 Fév 2016 - 23:04

Formation des radios FNFL aux Etats Unis à partir de 1943
Arrivés successivement de Grande Bretagne en quatre détachements successifs, les personnel Aéro FNFL étaient envoyés à l’école des radios de l'US Navy. La formation comprenait un stage radio basique de 18 semaines, suivi d’un stage Squadron 15 d’encore 18 semaines suivi de 2 semaines de radar à l’Aviation Radiomen School de la NATTC de Memphis.
Une fois les cours radio-radar achevés, les élèves finissaient par un stage d’armement à la Free Gunnery School de Purcell.

Sur les 74 radios formés dans les écoles de l'US Navy, 63 seront brevetés, 48 suivront le stage de gunnery et parmi ceux-ci 34 seront entraînés comme radios volants.A l'origine seuls une dizaine avaient servi comme radio sur les bâtiments FNFL, les autres étaient gabiers, arrimeurs, fusiliers, commis ou même cuistots.

Pour JC RBR, la question de savoir quand les radio volants durent à nouveau passer par la case radio Marine est difficile. Les brevetés dans la RAF et dans l'US Navy sont des exceptions liées à la 2eme GM. Pour ceux d'AFN qui entrèrent à l'EPVNP d'Agadir en 1944 puis à Thierville et à Lartigue, rien n'avait changé, il fallait d'abord être breveté de l'Ecole TER, qui à l'époque se trouvait sur le Jean-Bart à Casablanca..

Pour ceux qui comme moi, se sont engagés en métropole entre la Libération et la mi-1945, c'était la direction AFN >Angleterre,ou pour les derniers >Angleterre direct en juillet 1945.

Les suivants étaient dirigés sur Ecole TER, ainsi que ceux qui à la même époque, se trouvaient encore en attente en AFN au CFM d'Arzew et ne maîtrisaient pas l'Anglais,l a direction était le Jean-Bart à Casablanca.

Ça parait compliqué et l'était effectivement, pour résumer on peut dire qu'à part les exceptions US et UK les radio volants ont toujours été issus des rangs du service général. Je fais donc partie de la toute petite minorité d'engagés directement dans l'Aéro comme radio volants.

A voir l'intérêt que suscite ce sujet, mon cher JC, j'ai bien l'impression que nous sommes les deux seuls survivants des radios volants de ce forum, l'avenir est sombre




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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Mar 23 Fév 2016 - 18:21

Quand je pense que Serge Bavoux se plaint de ne pas trouver assez d'interlocuteurs sur mécanique à travers les âges ...avec tous ceux qui lui ont répondu ... là pour le coup il est battu par les radio volants faut prendre ça bien




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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par morbihannais le Mar 23 Fév 2016 - 19:06

non non JC LFT il y en a d'autres, Roger56 dont j'espère qu'il va mieux, Bricard.. et ????
ok pour l'exception due à la période de conflit pour l'accès direct à la formation de radio volant,
petite anecdote perso : lors de ma première période de réserve à la 22F, j'arrive et on me dit "vous allez effectuer votre semaine au magasin"
bon !!! le patron du magasin étant un ami, çà m'allait mais je souhaitais tout de même voler ! aussi lorsque en fin de matinée je fus reçu par l'O2, je lui demandais : pourquoi le magasin ?
sa réponse : mais vous êtes "ravitailleur" non ?
eh non ! j'étais "ravol" mais rien à voir, radio-volant !! nous avons éclaté de rire, je fus affecté au bureau des vols, et je pus voler !! eux étaient passés aux "radbo" !!!



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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par takeo le Mar 23 Fév 2016 - 19:14

Non non Jean-Claude , je viens de lire tout les msg et c'est passionnant .




*De temps à autre, un retour aux sources ou à nos racines s'impose pour retrouver ce qui jadis fut familier et siège pour toujours dans notre cœur *
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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Mer 24 Fév 2016 - 8:20

Le "Ravol" une spécialité éphémère

Salut JC RBR,
Alors comme ça tu as été pris pour un Ravol, je connaissais Radvol et Radbo mais pas Ravol. Rat de magasin ou rat voleur ? autrement dit un rat de coursive ! Qui comme le lapin du même nom rôde parfois à des heures inopinées pour surprendre le marin coupable imprudent en flagrant délit ! Il se cache sous ce pseudo, car en réalité c'est un fils de bidel ... Ça rappelle le motif de punition bien connu "Surpris à rôder d'un air vorace autour des cuisines pendant ses heures de travail" en somme tu l’as échappé belle !


Dernière édition par J-C Laffrat le Mer 24 Fév 2016 - 10:00, édité 2 fois




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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Mer 24 Fév 2016 - 9:36

Suite et fin :

Formation des radio volants au Royaume Uni

Initial Training Wing-RAF Stormy Down
Stage de formation militaire et cours au sol de trois mois, tronc commun à tous éléves volants. En plus de l'apprentissage des lois de la RAF , du maniement d'armes et de l'instruction en rangs serrés, les matières enseignées étaient entre autres, les mathématiques, le Morse, l'armement, la reconnaissance des avions, et le sport. A l'ssue du stage des tests permettaient de vérifier l'acquis des connaissances. Il fallait obtenir une note minimum de 60% aux tests pour être admis aux cours suivants dans les écoles de spécialité.
Wireless Operator-RAF Madley
Une première formation au sol presque exclusivement technique de six mois qui portait sur la reconnaissance des avions,l'armement,l'étude des postes radios utilisés, l'organisation des communications aériennes,la procedure, la lecture au son et la manipulation; l'emploi de la lampe Aldis (Scott) et l'emploi du radiogoniomètre et l'étude des principes du radar.(en plus des differents petits manuels chacun recevait le célèbre bouquin Principles of the Radar)
Suivie d'une formation en vol consacrée à l'utilisation des équipements de l'avion, radiogoniométrie, changements de fréquence, tenue d'un livre de bord. Ces exercices représentaient environ dix heures sur De Havilland DH.89 Dominie, et cinq heures sur Percival ProctorIV. Là aussi il fallait obtenir une note de 60% aux tests pour recevoir le brevet.
L'Aéronautique navale ayant demandé que ses radios soient également des mitrailleurs qualifiés, les brevetés rallient ensuite une école de mitrailleurs.
Air Gunnery School-RAF Barrow in Furness
Pendant deux mois les élèves volaient environ seize heures sur Vickers Wellington et pratiquaient des tirs réels sur cible et sur avions simulés par caméra. Ces cours alternaient avec des exercices au sol, reconnaissance des avions, étude des armes utilisées, y compris démontage et remontage les yeux bandés, pyrotechnie, manipulation des tourelles. La note minimale de fin de stage exigée était toujours de 60% aux tests. Les brevetés recevaient alors l'insigne brodé WAG (Wireless Air Gunner)
Entre 1943 et 1945 un total de 89 radios volants ont été brevetés en Grande Bretagne, et au début 1946, 29 terminèrent leur cours à l'EPV de Lartigue, non sans un court passage à l'Ecole TER de Porquerolles, variable en fonction du stade d'avancement des élèves dans les cours britanniques.
Si après tout ça on était pas un bon radio volant ....




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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par cmbil22 le Mer 24 Fév 2016 - 10:13

Très intéressant sujet, bien traité et remarquablement documenté. Bravo J.C pour ce cours certainement exhaustif.
Existait-il la même formation pour les radaristes volants ?



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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par morbihannais le Mer 24 Fév 2016 - 10:37

bjr JC LFT, super tes explications

effectivement très grosse différence avec notre formation d'après guerre, et c'est ce temps de guerre qui l'imposait
on imagine facilement que dans un équipage de bombardier par exemple, il fallait être "multi-tâches" , apte aussi à remplacer le collègue d'une autre spé, blessé ou pire !

il fallait bien sûr, entre autre, rapidement reconnaître l'avion ami ou ennemi, c'est mieux pour la sécurité de celui qui est ami quand on est dans la tourelle !! la reconnaissance a aussi fait partie de notre formation mais bien après les cours de radio ou de radio volant, en escadrille ou flottille

vous n'étiez pas que des radios, même volants, votre entrainement correspondait parfaitement à la situation du moment et à vos rôles multiples, adaptabilité qui était surement un atout dans les situations qui ont suivi, entre autres en Indo, opérateur, technicien.....

je me souviens avoir lu ta relation sur le thème des surprises à votre arrivée en cours de radio en France, entre autres de par vos tenues aussi bizarres que disparates..etc...mais était ce dans nos échanges persos ou sur le forum ????? je suis certain que tu en as encore sous le coude pour nous intéresser
parmi ceux que tu as connus, qui avaient suivi les cours complets en Angleterre et qui ont ensuite continué dans la "Royale" il y a dû avoir de belles carrières je suppose



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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Mer 24 Fév 2016 - 12:06

Bonjour CMBIL22 et JC -RBR. Bonnes questions :

Existait il la même formation pour les radaristes volants :
La réponse est oui. Il y eu d'abord les radios volants des équipages des Wellington de la 2FB envoyés en formation en Angleterre en 1943. Ils s'initièrent d'abord aux matériels radio standards de la RAF, puis à celui du radar ASV monté sur le Wellington avant de rejoindre le Coastal Command à Dakar, où ils s'en servirent avec succès ; le 17 aout 1943 un Wellington de la 2FB coule le U-Boote U-403 au large de Dakar. Ils ne reçurent pas pour autant le brevet de radariste. Parmi les radios volants brevetés en GB, vingt six ont été formés au radar en 1946, ils faisaient partie de la petite élite à en connaitre suffisamment pour après servir d'instructeurs, c'est parmi eux qu'ont été choisis les premiers instructeurs de la SMETA d'Auxerre, le berceau des radaristes de l'Aéro. Les plus connus des anciens sont Fossecave et Nivaggioni. En 1946 tous ces gars en savaient souvent plus que les ingénieurs civils français sur le fonctionnement du radar en général et celui des aéroportés, en particulier ceux qui équipaient les avions de l'Aéro à l'époque, Wellington, Sunderland et Catalina.

L'entraînement pour les conditions d’état de guerre :

Oui c'était strictement le même que celui des Airmen de sa Majesté, le tout uniquement enseigné en anglais, ceux qui avaient du mal à suivre avaient des cours du soir. On apprenait aussi le maniement des appareils de survie, Dinghy,Mae West, l’émetteur de détresse sur 500Khz Gibson Girl.

Les carrières dans la royale et dans le civil :

Il faut dire tout d'abord que parmi les 29 brevetés de 1946, pas moins de quinze ont été volontaires pour l'Indochine tout de suite à la sortie du cours ou dès qu'il ont pu. Au cas ou des anciens en auraient connu voici la liste : Bayol, Coste, Ezan, Fregnac, Grand, Guidal, Hossine, Jaouen, Laffrat, Moguerou, Nedelec, Ouary, Robert, Scoazec, Stievenard. Ainsi que Mayer, breveté en 1944.

Pour les carrières civiles, je vois Bayol au CEA et aux Avions Marcel Dassault, et Guidal et moi à l'Electronique Dassault. Je n'ai pas de noms mais je crois qu'un ou deux autres sont entrés à l'IGN comme radio navigants.




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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Sam 27 Fév 2016 - 8:17

Bonjour,
En conclusion, on peut dire que la formation des radios volants aux États-Unis ou en Grande Bretagne pendant la deuxième GM était de très bon niveau pour l'époque.
Bien plus complète que celle enseignée dans les écoles de l'Aéro par la suite.
Les brevetés étaient à la fois opérateurs, techniciens dépanneurs, et mitrailleurs confirmés.
Le maître radio volant Hippolyte Le Moigne (1909-1999) qui fit partie d'un équipage de PBY-5A Catalina à la flottille de la France Libre 6FE, de janvier 1944 à décembre 1944, est le premier radio navigant de l’Aéronautique navale qualifié opérateur et dépanneur radar aux États-Unis.
Brevet de radio-volant délivré le 25.05.1943 avec qualification opérateur radar.
Certificat de dépanneur radar ASB, délivré le 23.07.1943 (2285 EMG/PM2 Aéro du 29 mars 1944).
Il faudra attendre la transformation de la spécialité en Électronicien de bord pour qu'un niveau comparable soit atteint.
Personnellement je ne suis malheureusement pas arrivé jusque là puisque en février 1946, les cours dans la RAF ont été écourtés, j'aurais bien aimé porter l'insigne brodé de WAG...





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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par morbihannais le Sam 27 Fév 2016 - 10:01

bjr JC, je crois que l'on peut aussi ajouter que, par nécessité! vous avez aussi appris et parlé anglais couramment, pas mal çà !!
on le voit sur la photo prise avec tes amis à Casa ! bon ! onéreux le pepsi


Dernière édition par morbihannais le Sam 27 Fév 2016 - 10:58, édité 1 fois



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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Sam 27 Fév 2016 - 10:24

Bonjour J-C,
Yes Sir, mais les nombreux Pepsi Cola Rhum, avaient été agrémentés par la participation d'accortes barmaids expérimentées qui avaient plusieurs cordes à leur arc, si l'on peut dire courtoisement, en parlant de la chose. ...




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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par Jean-Marie41 le Sam 2 Déc 2017 - 18:45

Reçu ce jour de Cols Bleus
La Première Guerre mondiale marque un tournant dans l’emploi de l’aéronautique navale. Si elle n’est qu’une aviation tâtonnante et expérimentale en 1914, elle devient durant le conflit une composante essentielle des opérations aériennes. L’hydravion y tient une place centrale car il a, par ses capacités, forgé les concepts d’emploi des aviations embarquées et des aviations maritimes basées à terre.
Spoiler:
À peine sept années après le premier vol motorisé des frères Wright, Henri Fabre fait décoller le premier hydravion autonome le 28 mars 1910 sur l’étang de Berre, à Châteauneuf-les-Martigues, près de Marseille. Huit mois plus tard, l’Américain Eugene Ely est le premier à décoller avec un biplan Curtiss d’un navire, le croiseur américain USS Birmingham, sur lequel a été aménagée une plate-forme.

Les marines militaires des grandes puissances s’intéressent à ces exploits et commencent à imaginer des hydravions militaires. En 1912, Raoul Pateras-Pescara construit pour la Marine italienne le premier hydravion monoplan lance-torpilles. À la même période, la construction des plates-formes de décollage sur les croiseurs et les cuirassés se généralise. Et les progrès sont rapides. Le 8 mai 1914, René Caudron réussit un premier décollage d’un hydravion depuis une plate-forme embarquée ; il parvient à décoller aux commandes d’un hydravion Caudron Type J depuis la plate-forme du croiseur La Foudre et amerrir plus loin.
Rapidement, deux visions différentes de la mise en œuvre des avions embarqués s’affrontent. D’un côté, les Anglo-Saxons se concentrent sur les possibilités de décoller depuis un navire. Du côté français, les nombreux accidents découragent de poursuivre dans cette voie. La Marine française donne la priorité à l’hydravion, mis à l’eau et remonté à bord à l’aide d’un mât de charge. Les expérimentations sont alors arrêtées et la plate-forme installée sur La Foudre est démontée.

Sur le plan organique, le début du siècle marque la naissance des aviations maritimes. Aussi, dans le but d’étudier l’emploi de dirigeables et d’aéronefs par la Marine, le vice-amiral Auguste Boué de Lapeyrère, ministre de la Marine de l’époque, constitue une commission qui rend son rapport le 1er juillet 1910. Dans ce texte, qu’on peut qualifier d’acte fondateur de l’aviation maritime, la commission affirme la primauté de l’aviation sur le dirigeable. Le Service de l’aviation maritime est créé par décret le 12 mars 1912. Trois types d’avions y cohabitent : l’hydravion côtier, le croiseur aérien et l’avion léger embarqué.

Le tournant de la Première Guerre Mondiale

Dans le prolongement des manœuvres maritimes de mai 1914, les hydravions sont d’abord affectés à des opérations de soutien. À l’instar de l’aviation terrestre, les missions de l’aéronautique militaire peinent à s’extraire des seules missions de reconnaissance et de réglage des tirs d’artillerie. Mais durant les premières années de la guerre, on s’aperçoit que ces avions peuvent avoir de réelles capacités offensives comme l’attaque à la bombe et à la torpille de navires, de sous-marins, de troupes ou d’installations à terre. Le premier sous-marin victime d’une attaque aérienne est d’ailleurs le sous-marin français Foucault, coulé le 15 septembre 1916 par un bombardement d’hydravions de la marine austro-hongroise au large de Kotor au Monténégro.

La Grande Guerre a donné ses lettres de noblesse à la troisième dimension dans le domaine des opérations militaires. En novembre 1918, le brigadier général américain Billy Mitchell déclarera que : « L’époque où les armées sur terre ou les marines sur mer pouvaient décider du destin d’une nation en guerre est révolue. La principale force de défense et la puissance de porter la guerre chez l’ennemi est passée dans les airs. »

Une aéronautique navale puissante est devenue un prérequis pour toute nation entendant jouer un rôle majeur sur la scène internationale. Le lieutenant de vaisseau Jean du Plessis de Grenédan considère l’aviation navale comme « l’auxiliaire indispensable d’une armée navale au combat ». Le capitaine de frégate Henri de l’Escaille ira plus loin en affirmant qu’« une escadre sans aviation est une escadre perdue ».
La naissance de la Patmar

Les opérations aériennes de la Première Guerre mondiale marquent le début des frappes massives à longue distance. Ces bombardements nécessitent des aéronefs de grand gabarit, de dimensions difficilement compatibles avec les contraintes de l’aviation embarquée. C’est donc durant les années 20 que débute la spécialisation des flottes. Les premiers vrais porte-avions, avec pont d’envol continu, cheminée et passerelle déportées sur tribord, brins d’arrêt sur le pont et catapulte à air comprimé (elle-même inventée en 1912), apparaissent entre 1918 et 1922. C’est à bord du Béarn, premier porte-avions français, qu’est réalisé par le LV Montrelay le premier appontage à la mer le 10 mai 1927. Le Béarn n’a pas de catapulte. Le 4 avril 1927, premier catapultage de la Marine nationale réussi par le lieutenant de vaisseau Louis Demougeot à bord du croiseur Duguay-Trouin. Parallèlement, les hydravions côtiers et les croiseurs aériens deviennent multi-moteurs et voient leur rayon d’action augmenter considérablement. Ils ouvriront d’ailleurs la voie au transport aérien commercial et aux bombardiers-torpilleurs.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la patrouille maritime utilise concurremment des hydravions et des avions basés à terre capables de réaliser aussi bien des missions de lutte anti-sous-marine que du torpillage aérien ou de la reconnaissance maritime. Ces trois domaines de lutte sont particulièrement explorés au moment de la guerre froide, durant laquelle les patrouilles maritimes occidentales ont la mission capitale de tenir les sous-marins nucléaires soviétiques à distance des côtes. Les hydravions s’effacent progressivement dans les années 50.
La Patmar en France

Longtemps pourvue de patrouilleurs de facture américaine, il faut attendre 1965 avec l’arrivée du Breguet Br 1150 Atlantic pour voir la Marine nationale être équipée d’un avion français.

Depuis lors, les missions de la Patmar n’ont cessé de se diversifier. L’Atlantique 2, qui équipe la Marine depuis 1991, est employé dans des missions offensives (lutte antinavire et antisous-marine, défense maritime du territoire, bombardement de précision) des missions de renseignement ou des missions de service public (recherche de naufragés, surveillance des nappes de pollution).

Mis au point dès le début de l’aviation, l’hydravion est resté jusqu’aux années 50 la solution technique réalisant la synthèse entre les opérations menées depuis le large et les opérations réalisées depuis la terre. Ce n’est qu’à l’issue de la Seconde Guerre mondiale qu’une nécessaire spécialisation des flottes d’appareils a entraîné son déclin. Évolution naturelle des gros hydravions d’après-guerre, l’avion de patrouille maritime s’est imposé comme un moyen indispensable à toute marine militaire au rayonnement international. C’est aujourd’hui un outil multi-missions dont l’emploi est une constante des opérations militaires et des missions de service public contemporaines.

Lieutenant-colonel (air) Vincent Declercq, stagiaire à l’École de guerre


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La solidarité et le travail de chacun au profit de tous.

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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par Serge BAVOUX le Sam 2 Déc 2017 - 19:19

Salut Jean Marie... les hydravions n'étaient pas faits que pour les radios volants...Il y a aussi d'autres pingouins pour les faure voler.
IL y a eu beaucoup d'hydravions célèbres et j’espère que d'autres ACB viendront alimenter le sujet.





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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par J-C Laffrat le Sam 2 Déc 2017 - 19:25

Salut Serge,

Tu as raison; mais ce sujet est bien celui des radios ... C'est Jean Marie qui n'a pas posté au bon endroit .... il faut qu'il mette son message dans un autre ou en ouvrir un nouveau.





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Re: [Aéronavale divers] Les radios volants formés pendant la Guerre 1939-1945

Message par Jean-Marie41 le Sam 2 Déc 2017 - 20:47

Oui je viens de voir que ce n'est pas le bon sujet
J'ai regardé dans Forum et j'ai cliqué sur un mauvais
Je vais rechercher

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