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Message par PILON le Ven 3 Fév 2012 - 21:37

Mais qui pourra bien éclairer ma lanterne, comme on dit ?
Quel est ce genre d'écriture musicale ?
L'article ci-dessus que j'ai écrit et fait paraître ici il y trois ans nous indique donc l'arrivée du premier commis de Reao : le QM1 Joseph Adams.
il a débarqué de la baleinière à la passe devant le village, au bout de la rue principale et bien entendu ce passage n'avait pas la configuration qu'il a maintenant et que l'on voit du haut du satellite.
Précédemment sitôt que la houle de nord à ouest devenait un peu marquée, il devenait dangereux et il y eut quelques accidents.
Le jour de l'arrivée du commis, il ne faisait pas mauvais, une houle un peu marquée seulement mais quelques bagages tombèrent à la mer, parmi lesquels l'une des valises de Joseph, ce que nos Reao, en véritable otarie qu'ils sont, nous le savons, s'empressèrent de récupérer.
Arrivé à la station météo, notre commis mit sécher, sur le sable, dans la cour du poste, sous le grand soleil de la mi-journée tout le contenu de cette valise, du linge principalement, et parmi lequel je remarquai quelque chose d'insolite.
C'était une liasse de feuilles de papier assez fort et d'un format inhabituel.
Sur ces feuilles, on y voyait une forme d'écriture mais, pour la déchiffrer, il fallait probablement être initié.
A première vue, après l'avoir observée, j'optai pour une forme d'écriture musicale, mais bien loin d'être semblable à la façon dont on écrit les notes de nos jours sur des portées horizontales de cinq lignes et même à celles des temps anciens, sur les livres religieux par exemple, des notes carrées qui sont inscrites sur des portés de quatre lignes.
De plus, sur ces feuilles, les lignes qui supportaient des signes étaient tracées du haut en bas ?
Notre commis me confirma que c'était la façon d'écrire la musique dans une certaine école religieuse où il se trouvait pensionnaire avant de rentrer dans la marine.
Je ne lui en ai jamais demandé plus et je le regrette.
Ce n'est pas maintenant, alors qu'il a quitté ce monde que j'en saurai plus.
Si quelqu'un parmi vous a quelques notions de cette forme d'écriture musicale, je le prie de me donner une réponse à cette énigme et à l'avance merci.
André Pilon



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Message par PILON le Ven 3 Fév 2012 - 22:18

Transport original et illicite.
Ce transport de filles, vahinés en caisses, Marsouin, non seulement j’en ai entendu parler mais j’étais présent.
Une compagnie de travaux de la légion ayant alors terminé la construction de l’abri anti retombée Pantz à Puka rua, s’en vint alors à Reao pour y exécuter le même ouvrage, transportée par un BDC dont je ne me souviens plus du nom.
Cela a eu lieu en septembre ou octobre 1967.
A Puka Rua, trois gradés sous-officiers dont un adjudant-chef, avaient leur vahiné, et quittant cet atoll, ils demandèrent à leur capitaine - c’est au moins ce qui m’a été rapporté – de voir auprès du commandant du bateau pour embarquer les demoiselles.
Bien entendu, ce fut refusé, l’ordre ne pouvant venir que de Papeete.
Cela ne démonta pas les légionnaires qui trouvèrent facilement des caisses vides qui ne manquaient pas, impeccables pour caser les vahinés (il y aurait eu deux caisses, une à deux places et l’autre une seule).
Les filles furent transférées avec l’Alouette sur le BDC, déposées dans le hangar, et le lendemain, elles débarquaient à Reao de la même façon.
Il parait que toute la compagnie de Légion était au courant, sauf les officiers.
Il fallait que ces caisses reçoivent un traitement particulier, que l’on respectât HAUT et BAS entre autres ; pendant la nuit, dans le hangar, on leur aurait donné de l’eau et de la nourriture.
Arrivant à Reao, les filles sitôt leurs caisses ouvertes filèrent vers le village tout proche.
Personne n’y vit rien.
Le lendemain, voilà que les filles sont repérées par les gradés au village et l’un d’eux vient demander au chef de poste s’il y avait eu un autre bateau de passage dans ces dernières 24 heures.
Sur sa réponse négative, il compris ce qui s’était passé.
Moi, je n’ai jamais su qui a été puni mais l’affaire ayant fait le tour de Papeete et de Tahiti, quelqu’un doit avoir été au trou.
Il a été dit que l’adjudant-chef, un maréchal de la Légion, une figure du CEP, avait tout pris sur le dos.
Si tu sais Marsouin… ?
André Pilon


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Message par marsouin le Ven 3 Fév 2012 - 22:51

André, pour tes beaux récits des Tuamotu parmi les éditeurs qui publient des belles histoires de marins, il y a Pascal Galodé étions à Saint-Malo.

Pour l'histoire des vahinés en caisse j'ai lu deux récits.
Avec tes souvenirs qui confirment l'évènement, cela fait trois.
Si les filles ont passé la nuit à bord, le BDC n'avait donc pas appareillé sitôt le transbordement effectué ?
Parce que le transit entre Puka et Reao ne prend que quelques heures vus les 30 nautiques (?) qui séparent les deux atolls.

L'adjudant-chef aurait reçu un blâme mais le pilote hélico (Alouette 2 ou 3 ?) a eu moins de chance et a eu droit aux arrêts de rigueur.
En temps de guerre ou sur un théâtre d'opération cette histoire serait considérée comme une mission humanitaire, mais en temps de paix. REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 746231



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Message par PILON le Jeu 16 Fév 2012 - 21:45

A destination de Marsouin.
Voici l’hélicoptère en mouvement au tout début du débarquement du matériel nécessaire à la construction de l’abri Pantz, identique à celui qui vient d’être terminé à Puka Rua.
L’alouette, au milieu, dépose des caisses sur ce grand espace appelée DZ dont une petite partie est recouverte de ciment et qui a été formé en abattant de nombreux cocotiers dont on remarque encore les troncs.
Du matériel a déjà été débarqué, dont des bacs de récupération d’eau de pluie dit : bacs engerbables.
Les légionnaires vont prendre les dernières caisses déposées et vont les conduire auprès d’une dizaine d’autres caisses déjà stockées, à droite.
Les filles ont fait ce mouvement dans leur transit, peut être sont elles là à ce moment précis ?
Et de leurs caisses, une fois ouvertes, il leur était facile de filer vers le village, à droite tout proche et dont la distance est matérialisée par les cocotiers ; ce qu’elles ont fait, certains Légionnaires dans le coup, leur indiquant la « voie » libre.
En fin de journée toute la surface sera encombrée de matériel divers, bois, poutrelles, tôles, ciment, nécessaire à la construction de ce grand bâtiment, matériel de cantonnement pour loger cette compagnie.
Nous sommes à une altitude de 6 mètres, en bordure de l’océan qui se trouve en arrière plan et que l’on ne voit pas.
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Message par marsouin le Jeu 16 Fév 2012 - 22:00

Superbes document "iconographique" et récit circonstancié. REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 582735
Je connais un des deux pilotes des deux Alouette.
Il vient de conter dans la publication d'une association cette anecdote qu'il a donc vécue. REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 580511:
Les caisses ne sont pas très volumineuses, les deux vahinés ont dû avoir un peu chaud. REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 746231



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Message par jean-claude BAUD le Ven 17 Fév 2012 - 17:19

Le problème est venu des deux filles qui au lieu de se débrouiller d'aller se planquer chez l'habitant se sont promenées toutes fières dans la foulée pour croiser le lieutenant chef de détachement en lui donnant de grands bonjours narquois ...



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Message par PILON le Sam 31 Mar 2012 - 18:24

Curiosités sur un atoll.
C’est bien connu, il n’y a pas d’eau douce sur un atoll, au sens où on peut la trouver presque partout sur terre, dans des puits et à diverses profondeurs.
Et pourtant sur ces îles basses, presque sur toutes mais en quantité variable, on en trouve et nous l’avons déjà dit, c’est l’eau de pluie qui stagne sur le bloc calcaire bétonné qui forme la partie supérieure de l’atoll.
Il ne pleut pas souvent aux Tuamotu, mais c’est toujours ou presque sous forme de violentes averses, et des chutes de 100 à 150 millimètres d’eau peuvent avoir lieu en une seule journée.
L’eau de pluie rentre donc dans les cailloutis qui forme le sol, descend d’un à trois mètres vers le socle de béton sur laquelle elle stagne et où l’on peut la récupérer pour les besoins ménagers, se laver ou faire cuire les aliments.
Elle est loin d’être potable, car une fois qu’elle est rentrée dans le sol elle se trouve polluée par les rejets humains et animaux.
Elle aurait même été infectée dans le passé par les amibes apportées par les Européens, c’est ce que m’expliquait une semi-érudite de Reao qui ne connaissait pas les amibes mais qui savait que cette eau il ne fallait pas la boire car elle donnait «mal au ventre».
S’il pleut énormément, cette eau qui forme une petite nappe phréatique en forme de lentille - les météos-océanographes la nomme lentille de Ghyben-Herzberg - qui va déborder et l’on voit alors des résurgences, côté récif extérieur et aussi côté lagon.
On peut donc récupérer, à ce moment-là un peu d’eau douce sur le récif ; on peut aussi, en récupérer sur le rivage du lagon et sur le fond lorsqu’elle sort des cailloutis et pénètre dans l’eau salée, vers un mètre de profondeur par exemple et avant qu’elle ne se mélange à l’eau salée.
Avec une bouteille, de nos jours, c’est facile comme tout.
Mais jadis, il n’y avait pas de bouteille, alors cette demoiselle m’expliqua qu’il suffisait de se mettre à l’eau, s’immerger dans l’eau douce que l’on sent en y goûtant, et plaquer contre son torse la coque vide d’une demi-noix de coco, puis ressortir ainsi de l’eau.
En cas de pluie intense, cent millimètres par exemple, avec un lagon totalement calme, on peut assister à un étrange phénomène, c’est d’avoir une couche d’eau douce surmontant l’eau de mer, car plus légère ; elle stagne sur l’eau salée du lagon.
C’est assez rare et le phénomène cesse aussitôt que le vent se lève et mélange les deux liquides de poids quelque peu différents vu la salinité de l'une.

André Pilon


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Message par D.THIEBAULT le Sam 31 Mar 2012 - 20:54

Intéressantes ces informations.
Merci Mr PILON de nous instruire.
Comme disait ma Grand-mère, ce soir je me coucherai moins bête!! [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]



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Message par PILON le Dim 15 Avr 2012 - 21:24

La technique du Motoro, connaissez-vous ?
Ceux qui ont eu l’occasion de vivre sur un atoll, en Polynésie Française, principalement le personnel affecté dans les stations météos et qui ont fait « des études de mœurs locales » connaissent ce qu’est le motoro.

Le motoro, c’est le viol nocturne, plus ou moins consenti ; plus que moins, pour le vrai.
Il consiste, pour un garçon, à s'introduire de nuit en cachette, dans la pièce où dort la fille convoitée ; c'est une coutume majeure de la culture polynésienne ancienne, mais qui perdure sur ces îles basses.

Ce sont principalement les jeunes adolescents qui le pratiquent et comme c’est envers les jeunes filles bien surveillées, il faut bien préparer l’affaire et s’entourer de beaucoup de précautions.

Le garçon qui a des vues sur cette petite amie lui a donc fait part de son désir de lui faire motoro ; étant d’accord, elle lui a indiqué à quel endroit elle dort, à terre, sur son peue, sa natte, dans le faré.
On sait que les portes et les fenêtres restent ouvertes sauf par temps de pluie ou de grand vent, sur les atolls, et que les portes ne sont pas munies de serrures (nous sommes en 1967).

Depuis quelques semaines, le garçon est souvent venu, en paréo, les pieds nus, dans le quartier du village ou la belle réside, pour y repérer les lieux, l’environnement de la maison, jeter un œil à l’intérieur et préparer son opération.
Il prend surtout des tas de précautions pour se faire connaître des nombreux chiens, en passant toujours au même endroit, et toujours avec les mêmes pas et en leur apportant discrètement des arêtes de poisson dont ils sont friands, aussi, ce jour-là, ils seront ses alliés : pas de grognements, pas d’aboiements.

Alors que les rues sont noires, le soir de l’opération, un samedi bien souvent, car on a veillé et les parents ont pu boire du komo puaka, de la « bière » locale ; vers les trois heures du matin, ils dorment donc profondément.
Le garçon a mis seulement un paréo autour de son torse et il a les pieds nus, c’est ainsi que les chiens le reconnaissent, tel qu’il est toujours venu par ici, en paréo.
Son torse est enduit de monoi, cette huile de coco bien grasse ainsi, telle une anguille, il pourra glisser entre les mains d’un cerbère, gardien du logis et de la vertu des filles, qui pourrait l’agripper.
Il a, à la main, une queue de feuille de papayer, c’est une tube creux qui lui permettra de souffler la lampe à pétrole (les Polynésiens dorment avec cet éclairage nocturne qui chasse les tupapau, les fantômes).
Les chiens viennent vers lui, quémandant leurs arêtes ou os de poisson et qu’il leur distribue.
Tout peut très bien se passer.

Mais parfois aussi, l’affaire « foire » et l’opération ne se déroule pas comme elle était prévue.
Le gardien du logis ne dort pas et réagit à l’extinction de la mori tei tei, la lampe à pétrole.
Inutile d’insister et l’intrus se carapate, tout est à refaire.
Une autre fois, tout va très bien jusqu’au moment où le visiteur met le pied sur une portée de petits chiens qui se mettent à couiner à qui mieux mieux et réveillent toute la maisonnée.
A refaire.
Mais le plus souvent c’est gagné et le motoro a lieu dans les formes.

Parfois, et c’est plus délicat, il y a erreur sur la « cible » et la personne réceptrice n’était pas la bonne.
Cela peu parfois marcher… mais il peut y avoir refus, accompagné de cris et de coups.
Et il est sûr que quand c’est raté, d’une façon ou d’une autre, le quartier est alerté.
Mais on n’arrive pas à connaître le fautif, car cela se passe par une nuit sans lune et avec la lampe éteinte le tagata motoro n’a pu être reconnu.

André Pilon



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Message par PILON le Mar 8 Mai 2012 - 22:22

Le 14 novembre 1901, un bâtiment de commerce anglais, le « Savernake » se met au sec sur les recifs de Reao.
La plus grosse des deux cloches qui ornaient l’ancienne église était celle de ce bâtiment qui ne sera jamais remis à l’eau, qui deviendra une réelle épave et dont les tôles sont encore présentes dans les cocotiers, en bordure du rivage, environ à deux kilomètres à l’Est du village.
D’après les écrits des missionnaires nous savons que les marins avaient une grande peur d’être mangés, d’être mis au four, mais l’atoll était catholique depuis cinquante années et ils furent parfaitement reçus et traités par la population.

Voici donc ce que je viens de trouver sur internet et qui a paru dans un journal néo-zélandais de cette époque.

Le trois-mâts barque « Savernake » fait naufrage.
Une embarcation et des membres de l’équipage sont portés disparus.
Les nouvelles du naufrage de ce trois-mâts barque britannique sur l’île Reao dans le groupe des Paumotu ont été rapportées hier soir par la steamer-ship « Ovalau » venant de l’Est de l’Océan Pacifique.
La goélette « Maurice » un des bateaux qui pratique le commerce insulaire apporta à Papeete les premières informations au sujet de ce naufrage, après qu’elle eut récupéré trois hommes sur l’île Anaa.
Le « Savernake » quitta San Francisco le 9 octobre dernier, avec un plein chargement d’orge pour Queenstown quand il se brisa sur les récifs de l’île Reao, le 14 novembre dernier.
C’est sain et sauf que tout l’équipage mit pied à terre et, le 17, le capitaine Toole et deux marins embarquèrent sur l’un des canots du trois mâts en direction des Gambier pour y chercher de l’assistance.
Monsieur Sneller, le chief officer partirent le même jour dans un autre canot pour Tahiti.
Le « Maurice » rencontra le canot du chief officer le 6 janvier et prit ces hommes à bord, leur dispensant beaucoup de soins et d’attention.
Les hommes avaient été longtemps dans leur canot non ponté et avaient souffert de hard-ship et quand ils furent reçus à bord ils se trouvaient dans une condition déplorable et ils n’avaient plus de vivres.
Quelques jours plus tard, le « Maurice » arriva à Papeete et la perte du « Savernake » fut rapportée au consul de sa Majesté d’Angleterre qui la communiqua à son excellence le gouverneur des Établissements français d’Océanie et la canonnière française, la Zélée, fut envoyée vers Reao, vers le bateau au sec.
De l’embarcation dans laquelle avaient embarqué le capitaine et trois marins, qui étaient partis pour les Gambier, il n’y avait pas de nouvelles et la Zélée avait reçu des instructions pour exercer une veille des plus vigilantes.
Dix marins étaient restés à terre sur l’île Reao, non loin de leur bateau, quand les embarcations partirent pour chercher du secours.
Le « Savernake était un trois mâts-barque en fer, il avait les dimensions suivantes :
Longueur 218 pieds
Largeur 37’1 pieds
Profondeur 22,7 pieds
Tonnage de 1334 tonnes.
Il avait été construit à Stockton, Angleterre, en 1869 ; il était la propriété de Monsieur R. Hodgens de Liverpool.
Effectivement, sur la cloche qui est, je crois, toujours à Reao, il est écrit : Savernake Liverpool.

Nota : Il y a deux mots que je n’ai pas su traduire : chief officer et hard ship.

Voici deux vues du Savernake trouvées également sur Internet.
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Message par PILON le Mer 9 Mai 2012 - 11:30

Une affaire quI demande quelques précisions.

Voila une affaire que, bien qu’étant chef du poste militaire à Reao, je n’ai jamais élucidée et s’il y a eu un rapport, je n’ai pas été destinataire de celui-ci.
L’installation du CEP et l’implantation des postes périphériques à été l’occasion pour beaucoup de disciplines scientifiques, d’envoyer des chercheurs sur ces îles isolées qui étaient pratiquement inaccessibles pour ces gens en temps normal par manque de liaison, ou bien liaison peu nombreuses, ce qui auraient nécessité des frais par liaison spéciale et de la perte de temps.
Pour ces scientifiques : malacologistes, ornithologues, botanistes, biologistes marine, etc… ce fut une opportunité sans pareille et on sait que des recherches sérieuses ont été menées alors par ces gens-là.
C’est ainsi que, au mois de mars ou d’avril 1967, je reçus monsieur Mougin, un chercheur du département d’ornithologie, au Museum d’histoire naturelle de Paris.
Il arrivait pour prélever, à coup de fusil, pour ses travaux, quelques Kotuku, qui sont les aigrettes de récif et que nous avons tous vu, à marée basse courir sur le platier pour y choper les petits poissons dans les flaques d’eau stagnantes.
Comme il était barbu, il fut bien vite surnommé : umi umi pupuhi higa kotuku, que nous traduirons par : le barbu au fusil qui tue les aigrettes.
Les Reao adorent donner des surnoms…
Il était accompagné d’un jeune vétérinaire qui faisait son service militaire, affecté à Tahiti, je crois.
En fin de mission, qui dura, si je me souviens bien, 48 heures, ils avaient engrangé une trentaine de ces oiseaux, qu’ils avaient plumés, vidés de leurs tripailles, mis un à un dans un sac en plastique rempli plus ou moins de formol, l’oiseau baignant dans ce liquide.
Le sac fermé par un simple élastique.
Il rangèrent tout ça dans une vulgaire caisse en bois récupérée à la météo et fermée par un couvercle en planche également.
Je participai avec eux deux à la confection et à la fermeture de cet étrange colis.
Ce n’était pas très appétissant.
Le lendemain, le Catalina arrivait à Reao, pour y quérir ce colis et nos deux missionnaires.
La suite m’a été rapportée, mais pas officiellement.
Il parait que, une fois arrivé au niveau de vol de l’appareil, vers les 3 000 mètres, niveau 90 ou 100, le formol s’évaporait largement et remplissait la cabine.
Il fallut descendre aux bas niveaux afin de ne pas risquer le malaise et l’accident.
On aurait frôlé, l’accident, la catastrophe.
La perte d’un quatrième Catalina peut-être ?
Parmi les gens de l’aéronavale qui sont sur ce forum, peut-être y en a-t-il qui ont connaissance de cette aventure ? Ils pourraient nous en dire plus.
Mais enfin, pour envoyer ces oiseaux à Paris, ils doivent bien avoir été conditionnés dans des containers spéciaux, ils auraient pu apporter ces récipients sur l’atoll avec eux.
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Message par marsouin le Mer 9 Mai 2012 - 14:04

Piquante "affaire" en effet André REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 580511:
J'ai relevé le nom du biologiste J.-L. Mougin, co-auteur de l'article "étude géomorphologique et bionomique de l'atoll de Mururoa" dans "Mururoa" (SMCB-DirCEN) publié à partir d'extraits des "Cahiers du Pacifique".
Reste à trouver chez nos amis pingouins ceux qui ont vécu le vol retour de cette expédition "malodorante" REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 746231



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Message par D.THIEBAULT le Mer 9 Mai 2012 - 18:56

Merci de nous instruire de tout cela, André.
Au plaisir de te lire.
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Message par jean-claude BAUD le Mer 9 Mai 2012 - 19:41

J'ai dans mon gros dico d'anglais :hardship en un seul mot : traduction : " épreuve"



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Message par audierne le Mer 9 Mai 2012 - 21:49

Chief Officer , de nos jours Chief Mate.Second Capitaine.
Marine Nationale : osd ou csd.
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Message par PILON le Mer 9 Mai 2012 - 23:12

Ok les gars, un grand merci à vous deux, Audierne et Jean-Claude.
Pour hardship je ne pouvais pas le trouver car je partais avec ce handicap du trait d’union qu’il y avait dans le texte en anglais.
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Message par GYURISS le Mer 23 Mai 2012 - 16:50

Pour PILON message n°42

Bonjour,
Nostalgie, nostalgie voici la pochette du 33 tr "l'écho d'un lointain lagon".
Je possède environ 60 disques, que j'ai numérisé, un sacré boulot.
Quand j'ai le moral dans les chaussettes je mets la musique polynésienne en action ,idem en voiture...

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Message par marsouin le Mer 23 Mai 2012 - 20:21

Superbe photo Gyuriss. REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 580511:
Ce doit être un cliché de Adolphe Sylvain. REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 595882
On attend que tu nous mettes un peu de musique de ces îles lointaines pour nous donner un peu de nostalgie. REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 580511:



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Message par PILON le Mer 23 Mai 2012 - 21:43

Quand j'ai envoyé le message 42, je n'ai pas scanné la pochette, j'aurais du ; eh bien, merci de l'avoir fait, ça complète mon texte.
Tu as compris que c'est le titre de cette pochette qui a servi à donner celui de ce post que j'ai ouvert sur Reao.
Maintenant c'est un peu évaporé, mais ces chants, je les savais presque par cœur, et m'ont servi à bien me débrouiller dans le langage paumotu de l'Est.
Merci
André Pilon


Dernière édition par PILON le Jeu 24 Mai 2012 - 15:17, édité 1 fois



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Message par GYURISS le Jeu 24 Mai 2012 - 15:02

Suite des messages n°628 et 629 à Marsouin et PILLON

Bonjour les amis,

La photo est bien de SYLVAIN, le disque porte la référence "EL 1006".
Si je savais comment mettre de la musique sur le forum je le ferai, mais après autorisation...

Au verso de la pochette:
"Lécho d'un Lointain Lagon"
C'est le fracas des houles qui s'abattent sans trêve sur les récifs de corail émergeant de l'immense étendue du Pacifique Sud...
C'est encore le rythme accéléré des guitares scandant une mélodie nostalgique, issue du cœur de ce peuple Pomotou qui vit sur leurs atolls épars...

C'est pour le souvenir, bonne journée.
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Message par PILON le Mar 12 Juin 2012 - 21:31

Voici une vue actuelle de la magnifique église saint Augustin de Reao qui a été construite en 1969/1971 par les habitants du village.
Reao comptait à cette époque 270 à 300 habitants.
Nous nous souvenons qu’une partie des vitraux ont été payés par le champion coureur cycliste belge, Eddy Mercks, qui est le neveu du défunt curé, le père Victor.

La paroisse de Reao.
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Message par PILON le Jeu 14 Juin 2012 - 23:26

Voici une scène de la vie courante des habitants de Reao, datant de 1967 et qui doit encore exister de nos jours.
Ces gens-là ont terminé leur journée de travail à la récolte du coprah et ils se reposent.
Ils ont quitté le village lundi matin pour passer la semaine dans le secteur autorisé pour la récolte par le chef du village, le Tavana.
On passe ainsi d’un secteur à l’autre chaque semaine tant que les noix de cocos sont mûres.
Et l’on rentre le vendredi en fin d’après-midi, afin d’être de retour pour les prières du soir.
On voit que les trois petits enfants ont un peu peur du photographe.
Ne nous étonnons pas, les blancs sont des croquemitaines : « Si tu n’es pas sage, je te ferai manger par le popaa (le blanc), » leur a-t-on pour les faire obéir.
Ce qui est étonnant sur cette photo, c’est qu’il n’y a qu’un chien.
Un espace vie a été aménagé au beau milieu de la cocoteraie avec le sol recouvert de gravier.
Ces farés son typiquement des farés niau, construits au secteur et pour les besoins de ces travailleurs.
Devant ces personnages, bien visible, c’est le stock de coprah qui a été sorti des noix et qui est en train de finir de sécher avant d’être ensaché.
Le 4X4 de la météo, sur leur demande, sera mis à contribution pour ce transport vers le village.
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Message par Gérard Duffond le Ven 15 Juin 2012 - 22:35

Ah le père Victor toute une histoire !!!...
Tu peux nous en parler plus en détails André de ce curé belge tyrannique et craint des populations comme de la peste.
Il visitait les atolls des Tuamotu et dés qu'il débarquait sur l'un d'eux, tous les habitants jeunes et vieux, s’aplatissaient comme des crêpe devant ce curé autoritaire.
Les filles qui nous fréquentaient au poste, restaient sages comme des images sous peine d'excommunication.
Le plus fort dans l'histoire, c'est qu'il était reçu au poste comme un roi avec tous les honneurs dus à son rang.
Nous avions hâte qu'il foute le camp afin que les filles reviennent ce qui se faisait effectivement dés que le curé avait quitté les lieux.
Tout le reste du village refaisait la fête comme libéré d'un despote.
Il y a pas mal d'anecdotes à ce sujet mais je ne m'en souviens plus.
A toi Dédé...



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Message par PILON le Sam 16 Juin 2012 - 21:44

Le père Victor.
Je ne sais pas combien comptait d’atolls, la paroisse du père Guillaume Vallons, le père Victor en religion, mais il ne venait à Reao que deux fois l’an, c’est du moins le nombre de fois qu’il est venu en 1967, mais sur certains atolls il ne venait qu’une fois.
Il était chargé de tout le secteur des Tuamotu Est.
Une paroisse immense, qui comptait plus d’eau que de terre, nous le savons.
Il se déplaçait à bord des goélettes à coprah et parfois m’a-t-on dit avec les moyens du CEP.
Il est vrai que, à Reao tout au moins, le comportement et la tenue de la population changeaient radicalement lorsqu’il était présent.
On ne voyait plus personne au poste sauf parfois le Tavana, de façon officielle si besoin était.
Inutile d’organiser un tamaaraa avec invitation de la population locale, il n’y aurait eu personne à table.
Plus personne ne venait à l’heure du casse-croûte pour glaner une tartine de pâté et un coup de rouge.
Au village, il y avait aussi quelques changements ; régulièrement et principalement pour le samedi, on y fabriquait du Komo puaka, un affreux alcool composé d’eau de sucre et de levure fermentée permettant de se mettre dans l’ambiance le samedi soir en picolant un peu : plus rien de tout ça.
Quand le prêtre arrivait, bien entendu, les trois katekita, par la voix du katekita numéro un, lui faisait leur rapport sur le comportement de leurs ouailles depuis sa dernière venue.
Il prenait les décisions qui s’imposaient envers les fautifs, mais la principale décision c’était d’interdire l’entrée dans l’église.
Cette punition s’appliquait principalement aux fillettes qui avaient perdu leur innocence, le chef katekita avait délégation d’autorité pour leur interdire de rentrer dans l’église, au-delà du seuil et là, à gauche en entrant, elles resteraient à chaque réunion, les genoux sur les pavés et jusqu’à leur mariage.
Nous avons tous connu Mathias, l’instituteur mangarévien, et bien lui, très croyant, restait pendant la messe, à la porte de l’église, au-dehors, assis sur une chaise, ses deux ou trois chiens à ses pieds ; vivant à Reao dans le pêché, il était ainsi puni.
A ce moment-là, plus personne ne venait au cinéma qui avait lieu en plein air, juste en bordure du poste.
Les catéchistes auraient bien voulu, selon ses directives, que plus personne ne vienne au cinéma mais quand le metua Victor n’était pas là, ils n’y pouvaient rien.
Dans les films, quand il y avait une séquence de baisers, assises à terre, les filles avaient pour consigne de baisser les yeux pudiquement, le pareo remonté jusqu’aux yeux .
Je ne sais pas si le père Victor est souvent venu au poste de ton temps Gérard, mais moi, en 1967, en tant que chef de poste, je l’ai invité une fois à déjeuner ; je me suis fendu de la prière avant le repas, bien sûr, et ensuite, après le repas, nous sommes allés au cimetière des lépreux qui est sur le poste, nous le savons.
En fin d’année, il revint, mais je n’étais plus le responsable militaire, je ne le vis pas.
Au village, le problème de la nourriture ne se posait pas pour lui, tout à tour une famille sans péchés, lui préparait et lui portait à sa résidence, ses repas.
Pas une seule famille dont la fille restait à genoux sur le carreau pendant les réunions religieuses ne pouvait le servir, c’était de la nourriture impure.
Né en 1911, il est mort le 20 décembre 1986.
André Pilon


Dernière édition par PILON le Dim 17 Juin 2012 - 21:14, édité 3 fois



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Message par jean-claude BAUD le Dim 17 Juin 2012 - 20:12

André ; "les filles avaient pour consigne de baisser les yeux pudiquement, le pareo remonté jusqu’aux yeux ."
J'espère que pour la bienséance elles portaient un piripou !! REAO,  l'écho d'un lointain lagon. - Page 25 580511:



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"Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles".
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